UNE FAUSSE CONCEPTION DE LA SANCTIFICATION

CELUI QUI PERSÉVÉRERA JUSQU’À LA FIN
01/07/2018
COLUI CHE PERSEVERA SINO ALLA FINE
01/07/2018

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

Dieu s’est révélé aux hommes par les vérités de sa Parole ; quiconque les accepte est à l’abri des séductions de Satan. C’est le fait de les avoir négligées qui a ouvert la porte à tous les maux dont souffre le monde religieux. On a, dans une large mesure, perdu de vue la nature et l’importance de la loi de Dieu. Une fausse conception du caractère et de la perpétuelle obligation de la loi divine a ouvert la voie à des erreurs sur la conversion et la sanctification, et a eu pour conséquence un abaissement du niveau de la piété dans les églises. – La tragédie des siècles, p. 505.

Réconcilier l’homme avec Dieu et avec les principes de la loi divine, telle est l’œuvre de la conversion et de la sanctification. L’homme créé à l’image de Dieu était en parfaite harmonie avec la nature et la loi du Créateur. Les principes de la justice étaient écrits dans son cœur. Mais le péché l’a séparé de Dieu. Il ne réfléchit plus l’image divine. Il est en guerre avec les saints principes de sa loi. “L’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.” Romains 8 : 7. Mais “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique”, afin de “réconcilier l’homme avec lui-même”. Par les mérites de Jésus, l’accord a été rétabli entre le Créateur et sa créature ; celle-ci, renouvelée par la grâce divine, mise en possession d’une vie nouvelle, est transformée par une “nouvelle naissance” sans laquelle, a dit Jésus, nul “ne peut voir le royaume de Dieu”. – La tragédie des siècles, pp. 507, 508.

Des théories erronées touchant la sanctification jouent un grand rôle dans les mouvements religieux de notre époque. Ces théories, non seulement fausses mais dangereuses, trouvent un accueil empressé, ce qui nous impose le devoir de faire comprendre à tous l’enseignement des Ecritures à ce sujet.

La véritable sanctification est une doctrine biblique. L’apôtre Paul écrit aux Thessaloniciens : “Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification.” Il ajoutait : “Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers.” 1 Thessaloniciens 4 : 3 ; 5 : 23. La Bible enseigne clairement en quoi consiste la sanctification, et comment on y parvient. Priant en faveur de ses disciples, le Sauveur disait : “Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité.” Jean 17 : 17. D’autre part, l’apôtre déclarait qu’on est “sanctifié par l’Esprit-Saint.” Romains 15 : 16. Jésus fit à ses disciples, touchant la mission du Saint-Esprit, la déclaration suivante : “Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité.” Jean 16 : 13. Cela concordait avec cette affirmation du psalmiste : “Ta loi est la vérité.” Ce sont donc à la fois l’Esprit et la Parole de Dieu qui nous révèlent les grands principes de justice contenus dans sa loi. Etant donné que la loi est sainte, juste et bonne, qu’elle est une expression écrite des perfections divines, un caractère formé à l’obéissance à cette loi sera saint. Or, Jésus-Christ a été un exemple parfait de ce caractère. “J’ai gardé les commandements de mon Père”, dit-il ; “je fais toujours ce qui lui est agréable.” Jean 15 : 10 ; 8 : 29. Ses disciples doivent donc devenir semblables à lui, c’est-à-dire, former, par la grâce de Dieu, des caractères conformes aux principes de sa sainte loi. Telle est la sanctification selon les Ecritures. – La tragédie des siècles, pp. 509, 510.

La sanctification actuellement en vogue dans le monde religieux est imbue d’un esprit d’infatuation et d’un oubli de la loi de Dieu qui la rendent étrangère à la religion des Ecritures. Les propagateurs de cette sanctification enseignent qu’elle est instantanée, qu’elle amène immédiatement, par la foi seule, à la sainteté parfaite. “Croyez seulement, disent-ils, et cette grâce est à vous.” Ils donnent à entendre qu’il n’y a pas lieu de faire d’autres efforts. En même temps, ils nient l’autorité de la loi de Dieu, et prétendent que nous sommes dégagés de l’obligation d’observer les commandements. Comme s’il était possible d’être saint, en plein accord avec la volonté et le caractère de Dieu, sans être soumis aux principes qui sont l’expression de sa volonté, et qui révèlent ce qui lui est agréable !

Ce qui a fait la fortune de la doctrine de la foi et de la foi seule, c’est le désir d’une religion qui n’exige ni luttes, ni renoncements, ni séparation d’avec le monde et ses frivolités. Mais que dit la Parole de Dieu ? Ecoutons l’apôtre Jacques : “Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?… Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. … Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement.” Jacques 2 : 14-24. – La tragédie des siècles, pp. 512, 513.

Dieu éprouve aujourd’hui ses enfants afin de former leur caractère. Les anges établissent quelle est la valeur morale de chacun d’eux et enregistrent toutes les actions des enfants des hommes. Parmi ceux qui prétendent faire partie du peuple de Dieu, il en est dont le cœur est souillé ; mais ils seront mis à l’épreuve. Le Dieu qui lit dans les cœurs mettra en lumière les choses cachées, celles que l’on soupçonne le moins, afin que les obstacles qui empêchent la vérité de progresser soient renversés et que Dieu ait un peuple saint et purifié pour proclamer ses lois et ses jugements.

Le divin capitaine conduit son peuple pas à pas, le purifiant et le préparant pour être transmué, laissant de côté ceux qui ont décidé de battre en retraite, qui ne veulent pas obéir aux ordres et se satisfont de leur propre justice. “Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres !” Matthieu 6 : 23. Il n’y a pas d’illusion plus grave que celle qui pousse l’homme à se satisfaire de son état, à croire qu’il est juste et éclairé, alors qu’il s’éloigne de Dieu, et que ce qu’il chérit comme la lumière est ténèbres…  – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, pp. 123, 124.

Il n’y a pas de sanctification – celle de la Bible – pour qui rejette une partie de la vérité. La lumière qui brille dans la Parole de Dieu est suffisante pour que personne ne s’égare. La vérité est si élevée qu’elle peut faire l’admiration des esprits les plus éminents, mais elle est aussi à la portée des plus humbles et des plus faibles. Ceux qui n’en voient pas la beauté, qui n’attachent aucune importance au message du troisième ange, seront sans excuse car la vérité est évidente. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, p. 127.

Distinguons la sanctification authentique de celle qui est fausse. La sanctification ne consiste pas simplement à professer et à enseigner la parole de Dieu, mais à vivre en conformité à sa volonté. Ceux qui disent être sans péché, prétendent à la sanctification, et qui placent leur confiance en eux-mêmes, ne réalisent pas le péril de la situation. Ils prennent comme ancre pour leurs âmes la supposition qu’après avoir expérimenté une fois la puissance sanctifiante de Dieu, ils ne courent plus le danger de tomber. Alors qu’ils déclarent être riches et opulents, n’ayant besoin de rien, ils ne savent pas qu’ils sont misérables, pauvres, aveugles et nus.

Mais ceux qui sont réellement sanctifiés connaissent leur propre faiblesse. Sentant leur besoin, ils chercheront la lumière, la grâce et la force en Jésus, en qui réside toute plénitude, et qui seul peut pourvoir à tous leurs besoins. Conscients de leurs propres imperfections, ils essaieront de ressembler davantage au Christ, et de vivre en accord avec les principes de sa sainte loi. Ce sentiment continuel d’impuissance les conduira à une dépendance totale de Dieu, de sorte que l’action de l’Esprit en eux serve d’exemple. Les trésors du ciel s’ouvriront pour pourvoir aux besoins de toute âme affamée et assoiffée. Tous ceux qui agissent ainsi sont assurés de contempler un jour la gloire de ce royaume dont l’imagination ne peut aujourd’hui se faire qu’une faible représentation.

Ceux qui ont ressenti la puissance sanctifiante et transformatrice de Dieu ne doivent pas commettre la dangereuse erreur de penser qu’ils sont sans péché, qu’ils ont atteint le niveau de perfection le plus élevé, et sont au-delà de la tentation. L’idéal que le chrétien gardera devant les yeux reste la pureté et le charme du caractère du Christ. Jour après jour, il peut embellir son caractère d’une nouvelle beauté, et refléter vers le monde toujours plus de l’image divine. – Vous recevrez une puissance, p. 66.