UN TISON

DISPREZZANDO LE BENEDIZIONI
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UNE VIE DE SERVICE
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C’est un meurtrier dès le commencement

Depuis que Satan s’est révolté dans le ciel, son œuvre s’est manifestée à travers le temps. Au commencement, il semblait être un ange sincère et soucieux du bien-être des autres anges, mais peu à peu, il a manifesté ses mauvaises intentions et son seul intérêt était d’occuper la place de Dieu. C’était une ambition terrible. Nombreux sont les qualificatifs qui ont été donnés à cet ange déchu, tels que : Meurtrier, menteur et père du mensonge (Jean 8 : 44) ; accusateur de nos frères (Apocalypse 12 : 10) ; adversaire (1 Pierre 5 : 8) ; serpent ancien (Apocalypse 12 : 9) ; prince des démons (Matthieu 12 : 24), etc.

Nous avons dit que le diable est un meurtrier dès le commencement, c’est lui qui a incité Caïn à tuer son frère Abel, lui insufflant l’envie et la jalousie. Depuis lors jusqu’à aujourd’hui, Satan n’a pas cessé de tuer ; il se réjouit dans le crime, il se passionne de voir ses victimes souffrir ; il n’a pas la moindre pitié. Ceux qui le servent finissent toujours mal. Il déteste ceux qui servent Dieu et tente également de leur nuire et de les détruire. Les persécutions massives et les massacres qu’il a commis contre le peuple de Dieu de tous les temps témoignent de sa passion pour le sang versé.

Rappelons-nous des persécutions de la Rome païenne et plus tard de la Rome papale, qui, sous l’apparence de la ‘Sainte Inquisition’, essaya d’effacer toute trace des serviteurs de Dieu de la face de la terre. Le crime le plus exécrable du diable fut de pendre à la croix le Fils de Dieu, en utilisant le peuple juif. Son œuvre meurtrière continuera jusqu’à la fin. Au temps de la fin, il lancera une offensive sans précédent contre le peuple de Dieu, dans le but de l’anéantir, d’effacer sa mémoire de la face de la terre, et il le fera avec l’imposition du jour du dimanche comme jour de repos obligatoire dans le monde entier. Quiconque n’acceptera pas cette loi sera persécuté.

« Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués.Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. » Apocalypse 13 : 15-18.

Si le diable pouvait, il nous ôterait la vie en ce moment même. Mais Dieu ne le lui permet pas, comme il ne le lui a pas permis pendant l’angoisse de Jacob. En ces temps-là, notre pain et notre eau seront assurés et les anges puissants nous défendront (Ésaïe 33 : 16).

Il est le père du mensonge

Un autre des attributs sataniques est le mensonge. Le début du péché et la chute de l’être humain ont leur origine dans un mensonge. Le mensonge a causé beaucoup de souffrances dans ce monde : guerres déchaînées, couples séparés, familles divisées, etc. Jacques nous dit que la langue est un petit membre du corps, mais qu’elle peut causer de terribles catastrophes (Jacques 3 : 5-10).

En tant qu’enfants de Dieu, nous devons nous placer strictement sur la plate-forme de la vérité éternelle, en disant la vérité et en laissant de côté l’hypocrisie. Notre parole doit toujours s’harmoniser avec la vérité (Matthieu 5 : 37). Rappelons-nous que seule la vérité peut nous rendre libres, même si cela parfois va à l’encontre de nos intérêts. Dès mon plus jeune âge, j’ai entendu dire qu’un ‘mensonge pieux’ n’était pas un péché, mais plutôt une bénédiction. Comment une transgression peut-elle être une bénédiction ? La loi de Dieu nous interdit de nous écarter de la vérité même si c’est pour faire le bien. Ce que nous disons doit s’harmoniser avec ce que nous pensons. S’il n’en est pas ainsi, alors nous transgressons la loi de Dieu car mentir est mal en soi. Quelque chose de mal ne peut rien produire de bon, même si nous recherchons le bien avec sincérité.

L’accusateur de nos frères

Une des autres spécialités du diable est l’accusation. Nous allons illustrer cela avec le  chapitre trois du livre de Zacharie. Nous avons ici une image merveilleuse et très encourageante de l’amour et du pardon de Dieu. Le grand prêtre Josué demande une bénédiction pour son peuple qui est dans une grande détresse, mais alors qu’il intercède, Satan est à sa droite et l’accuse (Zacharie 3 : 1). Nous voyons ici le caractère du pire ennemi de l’être humain. Il se consacre à faire tomber les gens dans le péché, puis les accuse devant Dieu en présentant leurs mauvaises actions et leurs défauts. La plume inspirée nous dit que Satan espère « … les montrer sous un jour tel que le Christ soit amené à leur refuser l’assistance dont ils ont un si pressant besoin. » – Les paraboles de Jésus, p. 139.

Josué représente le peuple de Dieu qui est condamné, revêtu de vêtements sales : « Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. » Zacharie 3 : 3. « Satan fait peser sur lui un tel sentiment de culpabilité qu’il en est presque réduit au désespoir. … Il s’efforce de les terrifier en présentant leur cas comme désespéré, en leur faisant croire que rien ne pourra jamais ôter leurs souillures. » – Les paraboles de Jésus, p. 140.

La chose extraordinaire à propos de ce récit c’est que Josué continue à avoir confiance en la miséricorde de Dieu, il ne se laisse pas aller au désespoir. Jacob aussi s’accrocha à l’ange et déclara qu’il ne le laisserait pas aller tant qu’il ne le bénirait pas. David demanda à Dieu de le purifier avec de l’hysope et de le laver de tous ses péchés (Psaume 51 : 7). Voilà la solution, chers frères et sœurs : Insister, assiéger le trône de Dieu avec nos supplications sincères et ferventes. Que pouvons-nous faire d’autre ? Rien, seulement avoir confiance en la miséricorde incommensurable de Dieu.

La justification de Christ

Face à cette situation désespérée pour Josué, quelle est la réponse divine ? : « Que l’Éternel te réprime, Satan ! que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? » Zacharie 3 : 2. « Un tison arraché du feu », c’est-à-dire un morceau de bois à moitié brûlé.

C’est vrai, Josué et chacun de nous sommes un morceau de bois qui brûle à cause du feu du péché. … Mais gloire à Dieu ! Le Seigneur intervient et réprimande le diable, l’assurant qu’il a arraché chaque âme repentante du feu destructeur, qu’il y a un espoir pour ceux qui ont confiance dans les mérites de Christ ; qu’il ne détruira pas éternellement ceux qui placent leur confiance en l’Éternel ; que ceux qui ont placé leur espoir en Dieu et font du Très Haut leur retraite (Psaume 91 : 9), ne seront pas transformés en cendres.

Nous avons tous péché, mais Jésus a pris notre culpabilité sur lui, afin que nous puissions recevoir sa pureté : « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. » Ésaïe  53 : 5, 6.

Conclusion

Vous et moi sommes un tison, oui. Le diable nous a tentés et nous sommes tombés dans le péché. Seule une condamnation terrible et amère pèse sur nous et le diable se charge de nous accuser devant Dieu pour qu’il nous con­damne. Mais il ne faut pas désespérer ; nous pouvons être un tison arraché du feu et espérer naître de nouveau et porter des fruits. C’est la promesse de Dieu.

Aujourd’hui, nous pouvons nous libérer des liens du mal grâce à la justice de Christ. Peu importe dans quel pays éloigné de Dieu nous nous trouvons. Maintenant, nous pouvons mettre de l’ordre dans nos vies. Nous remarquons que le récit biblique nous montre clairement la culpabilité de Josué parce qu’il était vêtu de vêtements sales, qui sont un symbole du péché. Nous sommes tous des pécheurs, nos vêtements sont souillés par le mal (Romains 3 : 23). Cependant, il y a quelqu’un de supérieur à Satan, quelqu’un qui peut tout faire et qui a envoyé son Fils pour nous libérer de cette condamnation atroce. Par conséquent, dans la séquence qui suit, le Seigneur ordonne : « Ôtez-lui les vêtements sales ! … je te revêts d’habits de fête. » Zacharie 3 : 4. Les habits de fête représentent la justice du Seigneur Jésus-Christ, dont la vie fut pure et parfaite. Ses mérites, en vertu de la foi exprimée par le pénitent, sont imputés en faveur du pécheur. Accepterons-nous que le Seigneur nous purifie et nous revête de son vêtement de justice ? Répondons affirmativement. Que Dieu vous bénisse. Amen.

Pasteur José V. Giner
Octobre 2018