PÉDAGOGUES DE NOS ENFANTS

L’EXEMPLE DE DANIEL DANS LE COMBAT POUR LA VICTOIRE
01/07/2017
LE CORPS DU CHRIST : L’ÉGLISE
01/08/2017

“Plutôt que de bons conseils, donnez un bon exemple à vos enfants.” Anonyme

Notre source d’inspiration

Beaucoup a déjà été dit au sujet de l’éducation et cela depuis la création du monde ; il semblerait qu’il n’y aurait plus rien à dire. En réalité tout ce que nous devons savoir pour orienter correctement nos enfants se trouve dans la Parole de Dieu. Les Témoignages sont aussi une source d’inspiration pour tous les parents chrétiens qui cherchent à faire les choses selon le conseil divin.

Parfois, nous voyons les enfants comme s’ils étaient notre propriété ; oui, il est vrai que ce sont nos enfants, mais ils ne nous appartiennent pas, ils appartiennent à Dieu. Notre Père nous donne le don merveilleux de la procréation afin que les enfants qui viennent au monde puissent être éduqués selon la révélation de Dieu. Ce sera donc la lumière que nous avons reçue qui devra guider toute action éducative.

Une mission divine

A partir des premières pages de la Genèse, nous lisons que Dieu donne un ordre clair au premier couple : Soyez féconds et multipliez (Genèse 1 : 28). Après le déluge, Dieu a répété cette directive aux survivants (Genèse 9 : 1). Il est clair que l’objectif du Créateur était de remplir la terre d’êtres humains qui l’aimeraient et qui s’aimeraient les uns les autres, qui seraient tout à fait heureux et cela ne pouvait être possible que s’ils décidaient de se soumettre aux lois divines.

Le péché a toujours été présent dans la nature humaine et est un obstacle majeur pour mener à bien le dessein de Dieu. Cependant, le plan de la rédemption a redonné espoir à des millions d’êtres humains de tous les temps et nous pouvons être certains qu’en Jésus-Christ, il est possible d’atteindre le noble idéal de connaître notre Créateur, le glorifier et avoir sa paix dans le cœur (Jean 1 : 8). Cela implique transmettre à nos enfants les principes que Dieu a établis dans sa Parole.

Adam enseigna ses descendants à être fidèles à Dieu et à être en communion avec Lui à travers le sacrifice des animaux (Genèse 4 : 4). Ces sacrifices étaient un symbole de la mort expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ (1 Pierre 1 : 18-20). Donc, chaque fois qu’un des enfants d’Adam péchait, il pouvait à nouveau être en harmonie avec Dieu au moyen d’un holocauste. Par ce système éducatif, il apprenait à voir le péché et ses résultats avec déplaisir, puisqu’un jour le péché élèverait le Fils de Dieu sur la croix du Calvaire. Caïn refusa d’accepter les conditions divines et il fut à l’origine d’une race perverse.

Au fil des temps, il y a toujours eu des hommes et des femmes de foi, fidèles aux exigences de Dieu, qui ont montré la voie du salut à leurs enfants clairement et avec intégrité, comme ce fut le cas d’Abraham. Dieu dit de lui : « Car je le connais, et je sais qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Eternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit. » Genèse 18 : 19. Version Darby. Nous notons que ce qui est remarquable chez le patriarche c’est que ses enfants et toute sa famille, y compris les serviteurs, suivaient le chemin de Dieu. Comment ? Par son exemple fidèle, pour son dévouement et son zèle ardent pour les choses sacrées. Est-ce notre cas ? Je pense que nous, en tant que parents, nous avons pu constater à de nombreuses occasions que ce que nous disons à nos enfants n’est d’aucune valeur si cela n’est pas accompagné par un exemple cohérent ; c’était le cas d’Abraham. Ce que nous sommes est notre famille, notre famille est ce que nous sommes, à part de rares exceptions : « Un homme est aux yeux de Dieu ce qu’il est dans sa famille. La vie d’Abraham, l’ami de Dieu, fut marquée par le strict accomplissement de la parole de l’Eternel. Il cultivait la religion à la maison. La crainte de Dieu remplissait sa maison. Il était le prêtre de sa maison. Il considérait sa famille comme un dépôt sacré. Sa maison se composait de plus d’un millier de membres, et il les dirigeait tous, parents et  enfants, vers le divin Souverain. Il ne supportait aucune oppression parentale d’une part ni la désobéissance filiale d’autre part. Par l’influence combinée de l’amour et de la justice, il gouverna sa maison dans la crainte de Dieu et le Seigneur donna un témoignage de sa fidélité. » – Lettre 144, 1902.

« Il commandera … à sa maison … » Il n’y aurait pas de négligence pécheresse pour mettre un frein aux mauvais penchants de ses enfants, ni d’indulgence stupide et faible de favoritisme, et il ne renoncerait pas à la conviction du devoir en raison d’une affection mal comprise. Abraham, non seulement donnait l’instruction appropriée, mais il maintenait l’autorité des lois justes et correctes. « En vérité, ils sont peu nombreux, aujourd’hui, ceux qui suivent cet exemple. Chez un trop grand nombre de parents, on constate un sentimentalisme égoïste et aveugle, faussement nommé affection, qui consent à abandonner les enfants à la merci de leurs caprices, à leur jugement rudimentaire et à leurs volontés indisciplinées. C’est commettre une véritable cruauté envers la jeunesse et une criante injustice envers la société. La faiblesse chez les parents engendre le désordre dans les familles et dans le monde. Au lieu d’inculquer aux jeunes la soumission aux commandements de Dieu, on les confirme dans leur résolution d’en faire à leur guise. » – Patriarches et Prophètes, p. 122.

« Les parents aussi bien que les enfants appartiennent à Dieu et doivent se soumettre à Lui. Abraham dirigeait sa maison avec affection et autorité combinées. La Parole de Dieu nous a donné des règles pour nous guider. Ces règles constituent la norme de laquelle nous ne devrions pas nous écarter pour continuer sur le chemin du Seigneur. La volonté de Dieu doit être suprême. La question que nous devons poser n’est pas : Qu’est-ce que d’autres ont fait ? Que pensera ma famille ? ou, Que diront-ils si je suis ce chemin ? mais, Qu’est-ce que Dieu a dit ? Ni parents ni enfants ne peuvent vraiment prospérer d’une façon ou d’une autre excepté dans la voie du Seigneur. » – Testimonies for the Church, vol. 5, p. 548.

La véritable éducation

Cela est la vraie sagesse, cela est l’éducation véritable, c’est investir efficacement dans l’avenir de nos enfants. Au lieu de travailler afin de faire tout ce qui est possible pour donner aux enfants ce que leurs parents n’ont pas eu, pour les intégrer dans une société toujours plus corrompue et sans valeurs chrétiennes, il serait préférable de concentrer l’effort afin qu’ils connaissent le Dieu du ciel et apprennent à le servir et à l’aimer ; cela les aiderait bien plus dans la vie ; cela  leur apprendrait à être responsables, à être fidèles à Dieu, à devenir de bons époux, bons parents, bons professionnels, travailleurs, fidèles à leurs amis, collaborateurs dans l’église et solidaires dans une société froide et dépourvue de l’amour Dieu. Ceci est l’enseignement supérieur et il ne peut être obtenu qu’à partir de la source de la vie : Notre Seigneur Jésus-Christ révélé dans les Saintes Ecritures : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » Jean 4 : 13, 14.

Le résultat ne sera donc pas “je prépare mes enfants professionnellement pour qu’ils puissent se défendre dans la vie”, mais “je présente mes enfants au Christ de l’Evangile pour qu’ils l’aiment et qu’ils permettent que leur vie soit modelée par ses enseignements”. Cela ne veut pas dire que les parents ne doivent pas se soucier de subvenir aux besoins temporels de leurs enfants et qu’ils ne doivent  pas se soucier de guider leurs pas professionnellement, non, au contraire ; nous devons assumer la responsabilité de leur éducation, mais sans oublier que leur formation spirituelle est essentielle et que tout le reste dépendra de cela. A quoi sert un bon professionnel s’il n’aime pas Dieu et s’il n’a pas le Christ dans son cœur ? En inversant l’ordre nous pouvons dire : “Que de bien peut faire un bon professionnel qui aime Christ de tout son cœur !”. Salomon enseigna ceci : « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Eternel. » Proverbes 9 : 10. « Voici le commencement de la sagesse : Acquiers la sagesse, et avec tout ce que tu possèdes acquiers l’intelligence. » Proverbes 4 : 7. « Car le gain qu’elle procure est préférable à celui de l’argent, Et le profit qu’on en tire vaut mieux que l’or ; elle est plus précieuse que les perles, elle a plus de valeur que tous les objets de prix. » Proverbes 3 : 14, 15.

Notre petit troupeau

Chaque père et mère a reçu la commission sacrée d’éduquer ses enfants pour l’éternité, ils sont leur petit troupeau. Ce n’est pas compliqué de mettre un enfant au monde, mais il faut encore le porter au pied de la croix. Seulement avec la puissance du Saint-Esprit nous pouvons accomplir avec succès notre mission. L’effort est sans valeur si la grâce du Christ ne s’ajoute pas à chaque action éducative. Christ à la maison, Christ dans la famille, Christ dans l’église, Christ à l’école, Christ au travail, Christ dans le cœur est la clé de la victoire dans la formation de nos enfants (Philippiens 4 : 13).

Cette grande œuvre doit premièrement transformer les parents, parce que les enfants les prennent comme exemples dans leur vie. Les modèles de comportements que les parents observent dans leurs enfants ont un grand poids dans la nature de ces êtres, parce que nous savons tous que l’exemple parle plus fort que le précepte. Voilà la raison pour laquelle ces lignes invitent à la réflexion personnelle, au sujet du genre de foi que chacun d’entre nous qui sommes parents professons et vivons. Si nous ne sommes pas convertis nous ne pouvons guère encourager nos enfants pour qu’ils le soient.

Deuxièmement, si nous désirons inculquer à nos enfants la vraie foi, sondons les Saintes Ecritures, car ce sont elles qui rendent témoignage du Christ (Jean 5 : 39). Nos opinions, nos goûts et préférences, nos sentiments ou nos émotions, nos traditions et cultures n’ont rien à faire avec cela … Il faut baser l’éducation de nos enfants sur un « Il est écrit », voilà pourquoi il est essentiel de connaître notre foi particulière ; la mission de l’église est de préserver la doctrine pure et celle des parents est de faire en sorte que leurs enfants la connaisse. Le peuple hébreu avait cette référence et l’avait reçue de Dieu : « Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.» Deutéronome 6 : 6-9. Dans un monde où les doctrines erronées prolifèrent, nos enfants seront assaillis constamment par celles-ci et ils doivent être prêts à y faire face avec l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu (Ephésiens 6 : 17).

Un autre aspect que nous tenons à souligner pour terminer, c’est l’amour. Si dans l’espace où nous avons construit notre nid familial, les enfants sont heureux parce qu’ils reçoivent l’amour du Christ par l’intermédiaire de leurs parents, ils ne voudront pas « s’envoler » de la maison. Beaucoup de foyers sont de réels enfers, bien que beaucoup se disent chrétiens et n’y a-t-il rien d’extraordinaire si ces enfants finissent par haïr la foi ? « Si la divine communion de l’amour et de la vérité règne en nous, elle se traduira dans nos paroles et dans nos actes. … L’esprit de la charité authentique doit habiter le cœur. L’amour transmet à celui qui le possède grâce, charme et bienséance dans le comportement. Il éclaire le visage et adoucit la voix, il raffine et ennoblit l’être humain tout entier. Il le met en harmonie avec Dieu, car c’est un don du ciel. » – Le foyer chrétien, p. 411.

Un tel foyer sera comme le parfum de Galaad pour l’église et pour le monde. Si cela n’a pas été notre cas jusqu’à présent, si nous avons échoué dans cette commission divine, demandons pardon à Dieu et faisons tout notre possible  pour réparer les dégâts infligés à nos enfants et à nous-mêmes. Ce qui est fait est fait, mais nous pouvons mieux construire à partir de maintenant. Dieu voit tous les efforts sincères et les récompense. Que le Seigneur bénisse chaque père et mère. Avec nos salutations fraternelles. Amen.

José V. Giner