PARABOLE DU FIGUIER

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Sermon d’Ellen G. White

« Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas. » Luc 13 : 6-9.

La nation juive était représentée comme le figuier que Dieu avait planté dans sa vigne. Il avait choisi ce peuple pour lui-même. Ils avaient été grandement favorisés avec des bénédictions temporelles et spirituelles, et il s’attendait qu’ils produisent les fruits de la justice. Année après année, il était venu vers eux espérant trouver du fruit, mais n’en avait pas trouvé. Ιl a eu longtemps de la patience. La justice insistait : « Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? » Mais la miséricorde plaidait pour encore un autre essai. Le vigneron fera encore un effort pour sauver l’arbre stérile. Le Fils de Dieu viendra en personne plaider avec le peuple élu. Il revêtira l’humanité et mettra devant eux l’exemple de sa propre vie. Si cela ne les amène pas à la repentance, ce sera leur dernière épreuve. « Sinon, tu le couperas. » Dans la terrible destruction qui s’abattit sur la nation juive, nous lisons le sort de l’arbre infructueux.

Sous le symbole du figuier, le Christ représente, non seulement les Juifs, mais tous ceux qui ont négligé d’améliorer les dons du Ciel. Il nous a accordé des bénédictions plus grandes que celles accordées à son ancien peuple, et il réclame de nous des fruits correspondant aux dons accordés. Quel est ce fruit ? C’est un caractère pur et saint ; la piété, le renoncement pour le bien des autres, la douceur et l’humilité de cœur. Jésus réclame le repentir, la foi et l’obéissance. Il est venu pour laisser aux hommes un modèle parfait de caractère. Il était obéissant à toutes les exigences de son Père. Si nous le suivons, nous accomplirons dans notre vie les préceptes de la sainte loi de Dieu.

Chers frères, Celui qui vous a donné des talents, vous a rendu par ces dépôts sacrés, capables de porter du fruit précieux à sa gloire. Par l’intermédiaire du Christ, Dieu a ouvert le ciel devant vous, et toute la grâce nécessaire est à votre portée. Le Sauveur est mort pour que par sa grâce vous deveniez participants de la nature divine. Il s’attend à ce que vous portiez du fruit. Avec quel intérêt a-t-il guetté et attendu quelque chose en retour pour son grand sacrifice ?

Considérez, je vous prie, la leçon solennelle de cette parabole. Le vigneron plaide pour un répit pour le figuier condamné ; mais s’il ne porte toujours pas de fruit, le vigneron lui-même déclare : « Sinon, tu le couperas. » Ne serait-ce pas la position de quelques-uns maintenant devant moi ? Ne sont-ils pas maintenant en train de recevoir la dernière épreuve ? L’illumination divine, l’exemple de la bonté parfaite, nous sont accordés. De temps en temps, de nouvelles opportunités, de nouvelles leçons sont données. Et quel sera le résultat ? Si nous sommes insouciants et négligents, nous ne savons pas dans combien de temps seront prononcées contre nous les paroles : « Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? »

Combien d’années avons-nous séjourné dans le jardin du Seigneur ? De quelle utilité avons-nous été pour le Maître ? Dans quel état nous trouve l’œil investigateur de Dieu ? Croissons-nous en révérence, en amour, en humilité et en confiance en Dieu ? Eprouvons-nous une profonde reconnaissance pour toutes ses miséricordes ? Cherchons-nous à transmettre les bénédictions divines autour de nous ? Manifestons-nous l’esprit de Jésus dans nos familles ? Enseignons-nous sa parole à nos enfants, en leur faisant connaître les œuvres magnifiques de Dieu ? Le chrétien doit représenter Jésus par l’être et par le faire. Sa vie aura alors un parfum et son caractère une noblesse qui révéleront sa qualité d’enfant de Dieu et d’héritier céleste.

Frères, ne soyez plus des serviteurs indolents. Toute âme doit lutter contre ses mauvaises tendances. Le Christ n’est pas venu pour sauver les hommes dans le péché, mais du péché. Il nous donne la possibilité d’acquérir un caractère saint. Alors, ne soyez pas satisfaits avec vos défauts et vos infirmités. Cependant, tout en recherchant avec honnêteté à perfectionner notre caractère, n’oublions pas que la sanctification est l’œuvre, non d’un moment, mais d’une vie. Paul a dit qu’il mourait chaque jour. Jour après jour, la conquête progresse. Tous les jours, il faut résister à des tentations et remporter des victoires sur l’égoïsme dans ses différents aspects. Cultivons chaque jour l’amour, l’humilité et tous ces excellents aspects du caractère qui sont appréciés de Dieu et qui nous qualifient pour la société bénie des cieux. Il existe une promesse magnifique pour ceux qui cherchent à y parvenir : “Ainsi le vainqueur se vêtira de vêtements blancs, je n’effacerai pas son nom du livre de vie et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.”

Tout chrétien devrait avoir l’esprit missionnaire. Porter du fruit, c’est travailler comme Christ a travaillé, aimer les âmes comme il nous a aimés. Le premier mouvement de l’âme régénérée est d’amener aussi les autres au Sauveur ; dès qu’une personne se convertit à la vérité, son plus grand désir est d’apporter à ceux qui sont dans les ténèbres la précieuse lumière qui jaillit de la Parole de Dieu.

[…] Si vous marchez dans la lumière, chacun de vous peut être un porte-flambeau pour le monde. Ne cherchez pas à accomplir quelque œuvre extraordinaire alors que vous négligez les petites occasions qui sont à votre portée. Nous pouvons faire beaucoup en donnant en exemple la vérité qui se dégage de notre vie quotidienne. On ne peut pas facilement résister à l’influence qui s’exerce de cette manière. Les hommes peuvent combattre et narguer notre logique ; ils peuvent résister à nos appels, mais une vie consacrée, faite d’amour désintéressé à l’égard de l’humanité est, pour la vérité, un argument qui ne peut pas être réfuté. Une vie humble, consacrée, vertueuse peut accomplir bien plus qu’une prédication sans exemple pieux. Vous pouvez vous efforcer d’édifier l’église, d’encourager vos frères, de rendre les réunions publiques intéressantes ; et vous pouvez faire monter vers Dieu des prières qui seront comme les faucilles tranchantes des moissonneurs dans les champs de blé. Que chacun d’entre vous ait un intérêt personnel, qu’il se charge du fardeau d’une âme pour veiller et prier afin que l’œuvre soit couronnée de succès.

Vous pouvez aussi, en usant de douceur, appeler l’attention de vos semblables sur les précieuses vérités de la Parole de Dieu. Il est possible que les jeunes gens […] ne soient pas capables de présenter ces vérités du haut de la chaire, mais ils peuvent aller de maison en maison et attirer l’attention des gens sur l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. La poussière et la gangue de l’erreur ont recouvert les précieux joyaux de la vérité ; mais les serviteurs de l’Eternel peuvent découvrir ces trésors et les considérer avec délices et respect.

Une grande variété d’activités adaptées aux différents esprits et aux diverses aptitudes s’offre à nous. Au jour du jugement, nul ne pourra s’excuser de s’être borné à ses intérêts égoïstes. Et c’est en travaillant pour les autres que nous maintiendrons nos âmes vivantes. Reculez-vous devant ce travail parce qu’une croix y est connectée ? Rappelez-vous qu’il faut renoncer à notre moi si nous voulons gagner le Christ. Un travail désintéressé et zélé produira des gerbes pour le grenier de Jésus. L’ouvrier humble qui répond docilement à l’appel de Dieu, peut être certain de recevoir l’assistance divine. L’Eternel est un puissant secours. Si les ouvriers s’appuient entièrement sur lui, il accomplira une grande œuvre à travers eux. – Historical Sketches of the Foreign Missions of the Seventh Day Adventists, pp. 180-183.