PAIX EN CHRIST

LES TALENTS
01/06/2018
CELUI QUI PERSÉVÉRERA JUSQU’À LA FIN
01/07/2018

Review and Herald, 29 novembre 1887

Notre Sauveur représente ses exigences comme un joug, et la vie du chrétien comme le fait de porter un fardeau. Néanmoins il déclare : “Mon joug est aisé, et mon fardeau est léger” ce qui contraste avec la puissance cruelle de Satan et les fardeaux imposés par le péché.

Quand nous essayons de mener la vie d’un chrétien, d’en assumer les responsabilités et d’en accomplir les devoirs, sans l’aide de Christ, le joug est pesant, le fardeau insupportablement lourd. Ce n’est pas ce que Jésus veut pour nous. Il dit à ceux qui sont fatigués et chargés : “Venez à moi, …et je vous donnerai du repos.” “Soyez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.” Voici le secret de ce repos que le Christ promet de nous donner. Nous devons posséder sa douceur d’esprit, et nous trouverons la paix en lui.

Beaucoup prétendent venir au Christ, tandis qu’ils s’attachent à leurs propres voies, qui sont comme un joug douloureux. L’égoïsme, l’amour du monde, et d’autres péchés chéris, détruisent leur paix et leur joie. Cher chrétien, quel que soit votre sort dans la vie, souvenez-vous que vous êtes au service du Christ. Quel que soit votre fardeau ou votre croix, portez-les au nom de Jésus ; portez-les dans sa force. Il déclare le joug aisé et le fardeau léger, et je le crois. J’ai fait l’expérience de ses paroles.

Ceux qui sont agités, impatients, insatisfaits, sous le poids des soucis et des responsabilités, cherchent à porter leur fardeau sans l’aide de Jésus. S’il était à leurs côtés, la lumière de sa présence dissiperait chaque nuage, le soutien de son bras fort allégerait chaque fardeau. L’église s’affaiblit par manque de membres consacrés, qui ressentent qu’ils ne s’appartiennent pas à eux-mêmes ; que leur temps, leurs talents, leurs énergies appartiennent à Christ ; qu’il les a rachetés avec son sang, et il plaide pour eux dans le sanctuaire céleste.

Nous nous embarrassons de soucis et d’anxiétés inutiles, et nous chargeons de lourds fardeaux, parce que nous n’apprenons pas de Christ. Plusieurs redoutent tellement des critiques malveillantes ou des commérages malicieux qu’ils n’ont pas le courage de se conformer à leurs principes. Ils craignent de s’assimiler à ceux qui veulent suivre le Christ jusqu’au bout. Ils désirent se conformer aux coutumes du monde et s’assurer l’approbation des mondains. Le Christ s’est donné lui-même pour nous, “afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres”. Les vrais disciples de Christ sont différents du monde par leurs paroles, leurs œuvres, et leur comportement. Oh, pourquoi tous ceux qui professent être ses enfants ne le suivent-ils pas jusqu’au bout ? Pourquoi porter des fardeaux qu’il ne nous a pas imposés ?

Nous serions beaucoup plus heureux et beaucoup plus utiles si, dans notre vie familiale et sociale, nous nous inspirions de la bonté et de la simplicité du Christ. Au lieu de nous épuiser à vouloir paraître pour susciter l’admiration ou l’envie des visiteurs, nous devrions nous efforcer de procurer du bonheur à tout notre entourage par notre gaieté, notre sympathie et notre amour. Que les visiteurs voient que nous nous efforçons d’accomplir la volonté du Christ. Ils doivent observer chez nous, aussi modeste que puisse être notre condition, un esprit de sérénité et de reconnaissance. L’atmosphère du vrai foyer chrétien doit être empreinte de paix et de quiétude. Un tel exemple ne peut manquer d’avoir une influence. De bonnes pensées et de nouveaux désirs seront suscités dans le cœur des plus négligents.

Dans notre préoccupation d’assurer le confort et le bonheur de nos hôtes, n’oublions pas nos devoirs envers Dieu. L’heure de la prière ne doit être négligée sous aucun prétexte. Ne continuez pas les conversations et les amusements jusqu’à ce que tout le monde soit trop fatigué pour jouir du moment du culte. Ce serait présenter à Dieu une offrande boiteuse. A un moment de la soirée où nous pouvons prier sans précipitation et d’une manière intelligente, offrons à Dieu nos supplications, avec des chants de louange reconnaissants.

Les personnes qui visitent un foyer chrétien devraient constater que l’heure de la prière est la plus précieuse, la plus heureuse de la journée. Ces moments d’adoration exercent une influence sanctifiante et ennoblissante sur tous ceux qui y participent, apportant à l’esprit une paix et un repos agréables.

Dans toutes les circonstances de la vie, le chrétien devrait s’efforcer de représenter le Christ et de donner l’impression qu’il est doux de le servir. Que personne ne rende la religion rebutante par des plaintes et des soupirs, par la description de ses épreuves, de ses renoncements, et de ses sacrifices. Ne déshonorez pas votre profession de foi par de l’impatience, de la susceptibilité ou des murmures. Au contraire, que les grâces de l’Esprit se manifestent par de la bonté, de la douceur, de la patience et de la joie. Si l’amour du Christ et sa puissance agissent en vous, votre religion ne sera pas un vêtement que l’on revêt ou que l’on ôte selon les circonstances, mais un ensemble de principes inébranlables. Hélas ! comme un cancer, l’orgueil, l’incrédulité, l’égoïsme, rongent la piété de plus d’un soi-disant chrétien ! Quand ils seront jugés d’après leurs œuvres, ces chrétiens verront leur religion de parade rejetée par le Seigneur.

L’amour pour le Christ se voit et se sent. On ne peut le celer. Sa puissance merveilleuse rend le timide assuré, le négligent actif, l’ignorant sage ; grâce à lui, la langue du muet devient éloquente, l’intelligence endormie s’éveille à une vie et à une vigueur nouvelles. Il communique au découragé et au mélancolique la joie de l’espoir. Celui qui aime le Christ porte ses responsabilités avec une force divine. Il ne s’effraie pas des difficultés, et ne se laisse à aucun prix détourné de son devoir. L’âme qui n’est pas imbue de cet amour pour Jésus ne lui appartient pas.

La paix en Christ a plus de valeur que tous les trésors de la terre. Cherchons le Seigneur de tout notre cœur, apprenons de Christ à être doux et humbles, pour pouvoir trouver le repos de l’âme. Stimulons nos énergies endormies, et devenons actifs, sérieux, fervents. L’exemple et le comportement du chrétien aussi bien que ses paroles, devraient tendre à faire naître, chez le pécheur, le désir de s’approcher de la Source de vie.

Ouvrons nos cœurs aux brillants rayons du Soleil de Justice. Travaillons avec entrain, joyeusement au service de notre Maître. L’entrée ne sera jamais largement accordée au croyant paresseux et languissant. De la croix à la couronne, il y a un travail sérieux à faire. Il y a une lutte avec le péché inné ; il y a une guerre contre le mal extérieur.

La vie chrétienne est à la fois une marche et un combat. Allons de l’avant, car nous luttons pour une couronne immortelle. Appliquons-nous à affermir notre vocation et notre élection. Nous triompherons enfin, si nous ne nous lassons pas de faire le bien.