MES EXPÉRIENCES CULINAIRES

LES BONNES ŒUVRES, FRUITS DE LA FOI
01/12/2018
IL SIGILLO DI DIO
01/12/2018

Chers frères et sœurs en Christ, je vous salue tous au nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Je suis sœur Dorcas Luboya, la femme d’un missionnaire étranger travaillant actuellement au Sénégal, en Afrique de l’Ouest. Je veux partager avec vous mes expériences culinaires, la façon dont elles ont atteint de nombreuses personnes et changé leurs tables. Ma première pensée est de partager avec vous la façon dont le Seigneur m’a encouragée à essayer d’atteindre les gens à travers le ministère de la cuisine.

Lorsque je suis devenue végétarienne, je ne trouvais pas très savoureuse la nourriture que je mangeais chez les membres de notre église. Étant une mangeuse de viande, manger une telle nourriture n’était pas facile. Je me souviens d’un jour où j’ai eu tant de mal à finir une assiette de nourriture que je me suis dit : Si c’est ça d’être végétarien, ce sera une vie difficile pour moi. J’ai trouvé que la nourriture avait un goût très fade et qu’elle n’était pas appétissante.

Cependant, quand je me suis mariée, mon mari a commencé à me donner quelques idées sur ce qu’il fallait cuisiner et comment cuisiner. C’est lui qui m’a vraiment appris à cuisiner des aliments tels que des légumes de manière saine, car je les faisais bouillir pendant des heures jusqu’à ce qu’ils soient bruns. Il m’a aussi appris à cuisiner différents plats et à faire du pain. J’ai ensuite commencé à essayer moi-même. J’ai aussi appris à cuisiner avec une sœur au Kenya et une autre en Afrique du Sud avec qui nous partagions la maison de la mission. Chaque fois que j’apprenais quelque chose de nouveau, je rentrais immédiatement chez moi et j’essayais de le faire. J’avais pour objectif de cuisiner ce mets et d’obtenir une saveur encore meilleure.

Ensuite, j’ai rencontré sœur Chileshe de Zambie. Elle était en Afrique du Sud avec son mari, le pasteur Chileshe, qui y travaillait à l’époque. Elle m’a prêté un livre de cuisine écrit par sœur Wendy Eaton, intitulé VEGETARIAN COOKING [LA CUISINE VÉGÉTARIENNE]. J’ai essayé différentes recettes du livre et j’ai été très encouragée. Plus tard, j’ai rendu le livre et le Seigneur m’a aidée à améliorer ma cuisine afin que les membres de l’église qui goûteraient ma nourriture le jour du Sabbat ou pendant les conférences apprécient ma cuisine. Plus tard, sœur Leila McTavish m’a envoyé le livre de cuisine au Sénégal. Je m’en sers pour m’inspirer.

Ma fille aimait beaucoup les viandes végétaliennes quand nous étions en Afrique du Sud, mais lorsque mon mari a été transféré au Sénégal, nous ne pouvions pas les trouver. J’ai commencé à faire des recherches sur Internet pour trouver des recettes de saucisses et de hamburgers végétaliens. Au début, les résultats n’étaient pas très satisfaisants, mais je n’ai pas abandonné. J’essayais de les rendre aussi simples, sains et délicieux que possible pour ma famille.

Une autre chose m’a encouragée à persévérer à cuisiner : essayer d’aider les personnes qui venaient à la clinique de l’église demander de l’aide pour leur santé. Mon mari les met toujours au régime végétalien ou végétarien, en fonction de leur maladie. La plupart d’entre eux demandaient : « Mais qu’allons-nous manger maintenant ? Pas même du poisson ? Qu’en est-il de la viande sèche ? » Ils essayaient de négocier avec lui et il répondait simplement en disant que ce n’était pas bon pour leur santé, et d’essayer le régime pendant quelques mois. Certains étaient têtus et refusaient. Je me suis sentie désolée pour ces personnes. Je sais ce que c’est que d’être végétarien pour la première fois, j’ai donc décidé d’aider ceux qui voulaient essayer. Je voulais qu’ils sachent qu’il y a beaucoup d’autres aliments à manger que la viande. La cuisine végétarienne n’est pas difficile.

Alors maintenant, chaque fois qu’il y a des patients à qui il est dit de devenir végétariens, je me porte volontaire pour aller faire les courses à l’épicerie avec eux pour leur montrer quels aliments sains acheter. Je leur montre comment lire les étiquettes sur les aliments, savoir quoi acheter et quoi ne pas acheter. Je leur parle du danger que représentent la viande, le poisson et de nombreux autres aliments nocifs pour la santé. Après les courses, je vais avec les patients chez eux et je cuisine environ trois à quatre plats différents tandis qu’ils regardent. Cela a été un très grand sacrifice pour moi : quitter mon foyer et aller cuisiner pour une autre femme, puis rentrer à la maison et cuisiner à nouveau pour ma propre famille. C’était dur mais je voulais vraiment aider.

Ceux qui n’ont pas le temps en raison de leur emploi du temps chargé me demandent de leur faire des vidéos, et c’est alors que j’ai décidé d’ouvrir ma chaîne YouTube. Nous avons également ajouté des cours de cuisine à nos séances de formation gratuites sur la santé que nous organisons deux fois par semaine. Pour ceux qui sont incapables de suivre les cours et qui n’ont pas les moyens de regarder des vidéos sur YouTube, des sœurs  m’ont aidée à compiler des recettes en français à leur intention.

Cela nous apporte beaucoup de joie de voir à quel point les gens sont heureux grâce au travail que le Seigneur nous a permis de faire. Sur ma page Facebook, “Dorcas’ Vegan Kitchen ”et sur mon WhatsApp, je partage des photos des différents plats que je prépare.

La demande de recettes a augmenté. Chaque fois que je répondais au téléphone, une ou deux personnes demandaient une recette. Le fardeau devenait trop lourd pour moi et j’ai dit à mon mari que je ne pensais plus pouvoir faire cela. Écrire des recettes n’est pas facile lorsque vous essayez de remplacer des choses nuisibles à la santé. Il m’a encouragée à continuer car c’est un bon travail qui était fait. Il m’a ensuite proposé d’ouvrir un groupe WhatsApp pour y mettre toutes les femmes afin que tout le monde reçoive la même recette. C’était une bonne idée et ça marche très bien jusqu’à aujourd’hui. Les sœurs étaient si heureuses d’apprendre à préparer des aliments végétaliens simples de manière facile, délicieuse et nutritive. Nous avons plus de 160 femmes dans le groupe. En plus des femmes réformées, nous avons aussi des femmes adventistes qui se joignent à nous. Le groupe va bien jusqu’à présent par la grâce de Dieu. Il y avait une forte demande des frères pour que j’ouvre un groupe pour les hommes. Je l’ai fait. Mon prochain projet est d’ouvrir un groupe francophone, car il y a aussi une demande de la part des francophones. Je sais que cela demandera encore beaucoup de travail, mais j’espère que Dieu me donnera la force.

J’ai maintenant ouvert un site Web sur lequel je partage toutes mes recettes. Le site Web propose des recettes en anglais et en français. Voici le site Web : www.dorcasvegankitchen.com

Je remercie Dieu pour ce ministère de la cuisine. Je ne savais pas que cela se développerait autant. J’ai commencé par aider des personnes qui n’étaient pas membres, mais cela a également aidé nos propres membres. Il y a des gens qui sont dans l’église depuis longtemps mais qui luttent encore pour cuisiner des plats délicieux et sains. Je crois qu’il y a encore beaucoup de gens comme ça dans notre église, surtout dans les villages. Nous avons besoin d’organiser des séminaires de cuisine dans les églises où hommes et femmes, jeunes et vieux, viennent apprendre à cuisiner ; à la fois les membres et les âmes intéressées.

Manger sainement ne signifie pas manger des aliments qui ne sont ni attrayants ni appétissants, en particulier pour les enfants. Lorsque les gens changent de régime et de mode de vie, non seulement ils libèrent leurs artères, mais ils libèrent aussi leur esprit. Notre santé spirituelle dépend de notre bien-être physique.

Je fais ce travail sur une base volontaire pour aider les autres. Je souhaite rencontrer des gens partout dans le monde, organiser des séminaires de cuisine. Beaucoup de femmes ont demandé que je vienne dans leur pays et leur apprenne à cuisiner. Malheureusement, je n’ai pas d’argent pour voyager, mais j’utilise les outils dont je dispose, Internet. Cependant, il y a beaucoup plus de personnes à atteindre, en particulier dans les villages, qui n’ont pas accès à Internet.

Je connais de nombreux réformateurs qui ne mangent pas bien parce que, parfois, ceux qui enseignent la vérité passent plus de temps à enseigner la théorie de la réforme sanitaire que la partie pratique – l’art culinaire – est souvent négligé, et les gens sont obligés de manger des repas non équilibrés ou aux dépens de leur santé et de leur vigueur. Ces personnes ont besoin d’aide.

Lisez attentivement les déclarations suivantes de l’Esprit de prophétie :

« Chaque église doit être une école … Il devrait y avoir des cours d’hygiène, des cours de cuisine, et d’autres encore, où l’on enseignerait les différentes branches du service chrétien. Mais l’enseignement seul n’est pas suffisant. Il faut aussi faire un travail actif sous la direction de maîtres compétents. » – Le ministère de la guérison, p. 123.

« L’art culinaire n’est pas une affaire sans importance. … Cet art devrait être considéré comme le plus valable de tous les arts ; en effet, il est en relation très intime avec la vie. Il devrait recevoir plus d’attention ; car, pour produire un sang de qualité, l’organisme demande des aliments de qualité. La base de ce qui garde les gens en santé est l’œuvre médicale missionnaire de la bonne cuisine.

« Bien souvent la réforme sanitaire devient la déformation sanitaire à cause de la préparation peu appétissante des aliments. Le manque de connaissances en ce qui concerne la façon d’apprêter une nourriture saine doit être comblé avant que la réforme sanitaire connaisse le succès. » – Child Guidance, p. 372.

« La réforme alimentaire doit être progressive. À mesure que les maladies des animaux augmentent, l’usage des œufs et du lait devient de plus en plus sujet à caution. Il faut s’efforcer de les remplacer par d’autres aliments sains et bon marché. Chacun devrait, autant que possible, savoir faire la cuisine sans lait et sans œufs, mais en veillant toutefois à ce que les aliments soient sains et de bon goût. » – Le ministère de la guérison, p. 270.

Un régime végétalien est très proche du standard de la réforme sanitaire selon la lumière donnée par Dieu à travers l’Esprit de prophétie. Pour cette raison, j’ai choisi des recettes végétaliennes comme base de ma cuisine. Ma famille aime avoir un régime végétalien. Bien que tous les principes végétaliens ne soient pas des principes de la réforme sanitaire, j’essaie par la grâce de Dieu de faire des recettes conformes au message de la réforme sanitaire. Pour ceux qui voudraient aider de toutes les manières possibles, votre aide et votre soutien sont nécessaires et seront appréciés.

Pour ceux qui ont encore du mal à cuisiner des aliments sains, vous pouvez nous rejoindre dans mon groupe WhatsApp (+221 76 375 5706).

En conclusion, je souhaite encourager de nombreux frères et sœurs à faire leur part, où qu’ils soient, avec le talent que Dieu leur a donné. Laissez votre petite lumière briller et resplendir de plus en plus jusqu’au milieu du jour. Que Dieu vous bénisse !

Votre sœur en Christ, Dorcas Ndomba Luboya, Sénégal