LES TALENTS

CI AMO’ SINO ALLA FINE
01/06/2018
PAIX EN CHRIST
01/06/2018

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

Sur la montagne des Oliviers, le Christ avait entretenu ses disciples de sa seconde venue. Il avait énuméré certains signes devant attirer l’attention sur la proximité de son retour, et exhorté ses disciples à veiller et à se tenir prêts. Il leur répéta cet avertissement : “Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.” Matthieu 25 : 13. Ensuite, il leur indiqua comment se préparer pour sa venue. Le temps de l’attente ne doit pas être passé dans l’oisiveté, mais dans un travail assidu. Telle est la leçon qui se dégage de la parabole des talents. …

Les disciples du Christ ont été rachetés en vue du service. Notre Seigneur enseigne que le véritable but de la vie, c’est l’utilité commune. Jésus lui-même fut un ouvrier, et il a fait du service une loi pour tous. Chacun doit se dépenser pour Dieu et pour ses semblables. Le Sauveur a présenté au monde une conception de la vie dépassant toutes celles que l’on connaissait. Une existence consacrée au prochain met l’homme en relation avec le Christ. La loi du service est l’anneau qui nous relie à Dieu et à nos semblables.

Le Maître nous confie ses biens, c’est-à-dire quelque chose dont nous devons faire usage pour lui. Il indique à chacun sa tâche, car tous ont un rôle dans le plan éternel de Dieu, tous sont appelés à collaborer avec le Christ au salut des âmes. Notre champ d’activité ici-bas est prévu de façon aussi certaine que la place préparée pour nous dans les parvis célestes.

Les talents que le Seigneur a confiés à son Eglise représentent avant tout les dons et les grâces que lui communique le Saint-Esprit. “A l’un est donné par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.” 1 Corinthiens 12 : 8-11. Tous ne reçoivent pas les mêmes dons, mais à chacun est promis quelque don de l’Esprit. – Les paraboles de Jésus, pp. 281-283.

Notre vie est précieuse et chacune de nos actions devrait être pesée. On nous a donné l’assurance que nous pourrions accomplir une œuvre que le Seigneur reconnaîtra comme bonne et qui demeurera pour l’éternité, si nous l’accomplissons dans le bon esprit. C’est une chose extrêmement solennelle que de vivre dans la perspective de devoir rendre compte à Dieu de notre temps, de nos talents et de notre influence. …

Dieu ne permet à aucun homme d’abandonner ses responsabilités dans l’emploi des talents qui lui furent confiés, pour qu’un autre fasse les affaires à sa place. Dieu a donné à chacun sa tâche, et chacun devra lui rendre compte de la façon dont le travail a été accompli. …

Nous ne sommes pas appelés à rendre compte de nos talents à des hommes, mais à Dieu. Notre esprit, notre jugement, notre tact, notre sagesse – tout nous a été donné par Dieu afin que nous devenions meilleurs pour lui ; c’est lui qui nous demandera compte de la façon dont nous avons employé ses dons. …

Dans tous les cas, la vie est environnée de tentations, et nous ne pourrons trouver la grâce pour nous aider dans les moments de danger que par la foi en Jésus-Christ. Cependant, chaque ouvrier a une vie à mener et un caractère à former. Au fur et à mesure que les années s’écoulent, chaque période de la vie apporte avec elle certaines occasions particulières de travailler. Chaque année vécue doit être utilisée, améliorée au mieux des capacités humaines. Ainsi, avec l’aide des forces divines, on progressera, on ira vers le ciel, avançant pas à pas sur le chemin, en toute sécurité.

Chaque jour, chaque heure de la vie, de l’enfance à la jeunesse, de la jeunesse à l’âge adulte et jusqu’à la vieillesse, l’histoire de notre vie est enregistrée dans les livres célestes aussi fidèlement que le tableau poli par l’artiste reflète les traits du modèle. Chaque jour, chaque heure, apporte des avantages dont l’homme doit savoir profiter. Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul instant en accomplissant avec insouciance l’œuvre du Seigneur. Nous devons employer avec fidélité les talents dont nous disposons, afin qu’un travail fervent, honnête, pur et propre donne gloire à Dieu. Il n’acceptera rien de moins. Notre tâche en ce monde est de révéler les principes purs qui ont cours dans les cieux. Voilà les seules œuvres que les parvis célestes reconnaîtront et que le Seigneur acceptera comme pures et saintes. – Levez vos yeux en haut, p. 283.

 La parabole des talents devrait faire l’objet de notre étude la plus attentive, dans un esprit de prière, parce qu’elle s’applique personnellement à chaque homme, à chaque femme et à chaque enfant doué de raison. Votre devoir et votre responsabilité sont proportionnels aux talents que Dieu vous a accordés. Il n’est aucun disciple du Christ qui n’ait reçu un don particulier de l’usage duquel il doit rendre des comptes à Dieu.

Beaucoup ont voulu excuser la remise au Christ du don qu’ils avaient reçu pour le servir en alléguant que d’autres étaient investis d’avantages et de dons supérieurs. L’opinion a prévalu que seuls ceux qui ont été spécialement dotés de talents sont tenus de sanctifier leurs capacités au service de Dieu. Certains ont même cru comprendre que les talents n’étaient accordés qu’à une certaine classe favorisée, à l’exclusion des autres qui, bien entendu, ne sont pas appelés à partager les peines ni les récompenses. Mais cela ne ressort pas de la parabole. Quand le maître de la maison eut appelé ses serviteurs, il récompensa chacun selon son œuvre.

Toute la famille de Dieu, dans son intégralité, est inclue dans cette responsabilité de l’usage des biens du Seigneur. Chaque individu, du plus humble et du plus obscur au plus grand et au plus élevé, est un collaborateur qualifié de compétences dont il est redevable devant Dieu. A un niveau plus ou moins grand, tous sont investis des talents de leur Seigneur. Les capacités spirituelles, mentales et physiques, l’influence, la position, les biens, les affections, les sympathies sont autant de précieux talents destinés à être employés dans la cause du Maître pour le salut des âmes pour lesquelles le Christ est mort.

Combien peu ces bénédictions sont appréciées ! Si peu d’hommes cherchent à faire l’expérience de leur talent et à développer leur efficacité dans le monde ! Le Maître a donné à chaque homme un mandat. Il a donné à chaque homme selon ses compétences, et sa confiance est proportionnelle à sa puissance. Dieu demande à chacun d’être un ouvrier dans sa vigne. Vous êtes appelés à mener à bien l’œuvre qui vous a été confiée et à l’accomplir fidèlement. – Vous recevrez une puissance, p. 218.

Bien employés, les talents s’accroissent. “Il donna … à chacun selon sa capacité.” …Si les dons du ciel, capital du Seigneur, ne sont ni appréciés, ni cultivés, s’ils restent enfouis dans la mondanité ou l’égoïsme, ils diminuent au lieu d’être en bénédiction à l’humanité. Si nous ne recherchons pas le Seigneur, si nous ne le glorifions pas comme étant la source de ces précieux dons, il en est déshonoré et nous les retire. Pour croître dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ, il convient de faire usage de nos forces physiques et intellectuelles.

Ceux qui laissent incultes leurs talents et ne les emploient ni ne les améliorent, ne doivent pas penser qu’ils n’en sont pas responsables devant Dieu. Ils auront à répondre du bien qu’ils auraient pu accomplir en acceptant le joug du Christ, en portant son fardeau, et en imitant chaque jour sa douceur et son humilité. Les intérêts de ces talents ensevelis continuent de s’accroître, et, de ce fait, notre responsabilité, au lieu de diminuer, augmente.

Que l’homme considère le jour solennel du règlement des comptes qui est devant lui. Ce que nous sommes quotidiennement décide notre destinée éternelle. Le Maître examine chaque cas individuel et observe chaque talent confié. Jour solennel ! Bien des visages pâliront au moment où ces paroles leur seront adressées : “Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger !” Ce sera une chose terrible que d’être trouvé indigne en ce jour solennel où les livres seront ouverts. Les décisions prises alors fixeront le sort futur et éternel de chaque âme. Il y aura une joie inexprimable ou un désespoir immense. … Combien Jésus sera heureux de récompenser les cœurs fidèles ! Tout travail accompli avec probité recevra sa récompense. C’est à ce moment-là qu’il prononcera ces paroles : “Cela va bien. ” – Pour mieux connaître Jésus-Christ, p. 328.

“Voici, je viens bientôt, dit le Seigneur, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.” Apocalypse 22 : 12. A sa venue, le Christ redemandera chaque talent qu’il nous a confié, et il en exigera les intérêts. Par son humiliation et son agonie, par sa vie de souffrances et sa mort ignominieuse, il a payé les services de ceux qui se réclament de son nom et se disent ses disciples. Tous ont le devoir impérieux de mettre à contribution leurs facultés pour lui gagner des âmes. “Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes, dit saint Paul. Car vous avez été rachetés à un grand prix.” 1 Corinthiens 6 : 19. Glorifiez donc Dieu par une vie de service qui fera passer hommes et femmes du péché à la justice. Nous avons été rachetés au prix de la vie du Christ, et, par un fidèle service, nous devons rendre au Seigneur ce qui lui revient.

Nous n’avons pas le temps aujourd’hui de gaspiller nos énergies et nos talents à des entreprises mondaines. Serons-nous absorbés à servir le monde, à nous servir nous-mêmes, au point d’en sacrifier la vie éternelle et le bonheur des cieux ? Nous ne saurions y consentir. Employons donc tous nos talents à l’œuvre de Dieu. Ceux qui acceptent la vérité doivent, par leurs efforts, augmenter le nombre des hommes et des femmes qui seront les collaborateurs de Dieu. Enseignons et éclairons les âmes de manière qu’elles puissent servir Dieu intelligemment, et croître continuellement dans la connaissance de la justice.

Le ciel tout entier s’intéresse à l’œuvre que le Christ est venu inaugurer ici-bas. Des êtres célestes préparent la voie pour que la vérité pénètre dans les endroits ténébreux. Les anges sont prêts à entrer en communication avec ceux qui entreprendront le travail qui nous a été assigné depuis des années. N’allons-nous pas manifester notre intérêt en cherchant les moyens d’évangéliser les villes ? Bien des occasions ont été perdues pour avoir négligé de nous mettre à l’œuvre immédiatement et avec foi. Le Seigneur dit : “Si vous aviez cru aux messages que je vous ai envoyés, vous n’auriez pas manqué d’hommes ni de fonds pour les entretenir.”

La venue du Christ est proche, à la porte. Le temps qui nous reste pour travailler est court. Hommes et femmes périssent. “Les croyants qui ont reçu de grandes lumières, dit l’ange, ne devraient-ils pas collaborer avec le Seigneur qui a envoyé son Fils dans le monde pour donner aux hommes le salut ?” Ceux qui ont connu la vérité “règle sur règle, précepte sur précepte, un peu ici, un peu là”, n’auront-ils que peu d’estime pour le Christ qui vint sur la terre afin de faire participer tout croyant à sa divine puissance ? C’est ainsi que la divinité du Sauveur devait se déployer pour le salut de l’humanité, et que l’intercession de notre souverain sacrificateur devenait efficace devant le trône de Dieu. Ce plan a été élaboré au ciel. Ceux qui ont été rachetés à un tel prix ne sauront-ils pas apprécier un si grand salut ?

Le Seigneur ne peut approuver un peuple qui, tout en faisant profession de piété et prétendant croire à sa venue prochaine, néglige d’avertir les villes touchant les jugements qui vont frapper la terre. Ceux qui agissent ainsi auront à rendre compte de leur négligence. Le Christ a donné sa vie précieuse pour sauver les âmes qui périssent dans leurs péchés. Refuserons-nous d’accomplir l’œuvre qui nous a été assignée, de collaborer avec Dieu et avec les anges ? Des milliers agissent ainsi. Ils négligent de devenir un avec le Christ, de manifester dans leur conduite par des actes de justice son grand sacrifice. C’est pourtant l’œuvre assignée aux hommes par la mort du Fils de Dieu. Sachant cela, pouvons-nous rester indifférents ? J’adresse un appel à nos frères pour qu’ils se réveillent. Les facultés spirituelles s’affaiblissent et finiront par disparaître si elles ne sont pas employées à gagner des âmes au Sauveur. Quelle excuse pourrions-nous présenter, si nous négligions l’œuvre grande et belle pour laquelle le Christ a donné sa vie ? – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 404-406.

Dieu désire de notre part un service volontaire. Il nous a doués de facultés intellectuelles, de talents, de capacités, de moyens et d’influence qui doivent être employés au bien de l’humanité en sorte que nous manifestions son Esprit devant le monde. De précieuses occasions, de nombreux privilèges sont à notre disposition, et, en les négligeant, nous frustrons les autres, nous nous trompons nous-mêmes et déshonorons notre Créateur. Nous devrons rendre compte, au jour du jugement, de ces occasions perdues, de ces privilèges négligés. Nos intérêts éternels dépendent de l’accomplissement zélé de nos devoirs et de l’utilisation des talents que Dieu nous a confiés pour le salut des âmes. …

La véritable religion met en pratique les grands principes divins ; l’amour pour Dieu et pour le prochain. Ceux qui entreront au ciel auront employé leurs talents pour la gloire de Dieu et le bien de l’humanité. Ils seront devenus des collaborateurs de Dieu et ils recevront son approbation quand il viendra sur les nuées du ciel. La religion est plus qu’une simple profession de foi, plus qu’un sentiment ou une impulsion. C’est la pratique de la volonté de Dieu. – Pour mieux connaître Jésus-Christ, p. 115.