LES PRÉMICES

QUANDO NON CAPIAMO
01/05/2018
LE JOUR DU SEIGNEUR EST PROCHE, IL SE HÂTE
01/05/2018

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

La gerbe des prémices

Les assemblées religieuses annuelles qui réunissaient tout Israël au sanctuaire étaient au nombre de trois. (Exode 23 : 14-16.)…

La première de ces fêtes, la Pâque, ou fête des pains sans levain, avait lieu au mois d’Abib, premier mois de l’année juive, qui correspond à la fin de mars et au commencement d’avril. Les froids de l’hiver étaient terminés, la pluie de l’arrière-saison avait cessé de tomber, toute la nature se parait des splendeurs du printemps. Les collines et les vallées se tapissaient de verdure qu’émaillaient de multiples fleurs sauvages. C’était l’époque de la pleine lune et des soirées délicieuses. …

Toutes les maisons de Jérusalem ouvraient gratuitement leurs portes aux pèlerins. Mais comme cela ne suffisait pas, à cause de l’affluence des visiteurs, on dressait partout des tentes dans les espaces libres et jusque sur les collines environnantes.

Le quatorzième jour du mois, au soir, commençaient les émouvantes cérémonies de la Pâque commémorant la délivrance de la servitude égyptienne et annonçant le grand sacrifice qui devait libérer les hommes de l’esclavage du péché. Ces cérémonies, qui ont perdu leur valeur à la mort du Sauveur, ont été remplacées par la sainte communion, symbole commémoratif de cette mort, préfigurée par la Pâque.

Les sept jours de la fête des pains sans levain suivaient le souper de la Pâque. Le premier et le septième étaient des jours de sainte convocation durant lesquels on ne devait se livrer à aucun travail servile. Le second jour de la fête, avait lieu la présentation des premiers épis de la moisson nouvelle. L’orge, la plus avancée des céréales de la Palestine, commençait à mûrir et le prêtre en agitait une gerbe devant l’autel pour témoigner que tout appartient à Dieu. La moisson ne pouvait commencer avant l’accomplissement de ce rite. – Patriarches et Prophètes, pp. 525-528.

Les prémices de la laine, à la tonte des moutons, celles du grain, lorsqu’il était battu, comme les prémices de l’huile et du vin, étaient mises à part pour le Seigneur. Il en était de même des premiers-nés du bétail, comme du rachat du fils premier-né. Les premiers fruits étaient apportés devant Dieu, au sanctuaire, où ils étaient mis à la disposition des prêtres.

Comme on le voit, les Juifs avaient constamment l’occasion de se souvenir que Dieu était le propriétaire de leurs champs et de leurs troupeaux. C’était lui qui leur envoyait le soleil et la pluie pour les semailles et les moissons ; tout ce qu’ils possédaient faisait partie de sa création, et ils n’étaient que les économes de ses biens.

Quand ils apportaient les premiers fruits de leurs champs, de leurs vergers et de leurs vignes, les enfants d’Israël s’assemblaient autour du tabernacle et rendaient publiquement grâce à Dieu pour ses bontés. En présentant son offrande au prêtre, l’adorateur disait : “Mon père était un Araméen nomade.” Puis il rappelait le séjour en Egypte et les souffrances dont Dieu avait délivré Israël “grâce à sa vigueur puissante et à la force de son bras et en opérant des prodiges et des miracles”. Il ajoutait: “Il nous a conduits dans cette contrée, et il nous a donné ce pays, un pays où coulent le lait et le miel. Maintenant donc, voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donnés, ô Eternel.” Deutéronome 26 : 5, 7-11. – Patriarches et Prophètes, pp. 512, 513.

Les prémices de la rédemption

Lorsque, sur la croix, le Sauveur s’écria : “C’est accompli”, les rochers se fendirent, la terre trembla et plusieurs tombeaux s’ouvrirent. Quand il se releva vainqueur sur la mort et sur le séjour des morts, tandis que la terre chancelait et que la gloire du ciel illuminait ce lieu sacré, de nombreux justes qui étaient morts, obéissant à son appel, sortirent de leurs tombeaux comme témoins de sa résurrection. Ces êtres favorisés se présentèrent glorifiés. Ils furent choisis parmi les saints de tous les âges, depuis la création jusqu’au temps de Jésus. Ainsi, tandis que les chefs de la nation juive s’efforçaient de cacher le fait de la résurrection du Sauveur, Dieu libéra de leurs sépulcres un groupe de personnes qui témoignèrent que le Christ était ressuscité et qui proclamèrent sa gloire. – L’histoire de la rédemption, pp. 237, 238.

Le Christ s’est relevé d’entre les morts, comme les prémices de ceux qui dorment. Il était l’antitype de la gerbe que l’on agitait dans le temple, et sa résurrection eut lieu le jour même où cette gerbe était présentée devant le Seigneur. Cette cérémonie symbolique avait été célébrée pendant plus de mille ans. On ramassait les premiers épis mûrs dans les champs, et quand le peuple accourait à Jérusalem pour la Pâque, la gerbe des prémices était agitée devant le Seigneur comme une offrande de reconnaissance. C’était seulement après cette cérémonie que les blés pouvaient être fauchés et liés. La gerbe consacrée à Dieu représentait la moisson. De la même manière, le Christ, en tant que prémices, représentait la grande moisson spirituelle qui doit être introduite dans le royaume de Dieu. Sa résurrection est le type et le gage de celle de tous les justes. “Si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons que Dieu ramènera aussi par Jésus, et avec lui, ceux qui se sont endormis.” 1 Thessaloniciens 4 : 14.

En se relevant d’entre les morts, le Christ entraîna avec lui une multitude de captifs. Des sépulcres s’étaient ouverts sous l’effet du tremblement de terre qui accompagna sa mort ; quand Jésus sortit du tombeau, des collaborateurs de Dieu qui avaient rendu témoignage à la vérité, au prix de leur vie, sortirent avec lui. Ils devaient maintenant être les témoins de celui qui les avait ressuscités des morts.

Pendant son ministère, Jésus avait ressuscité des morts. Il avait rendu à la vie le fils de la veuve de Naïn, la fille d’un chef et Lazare. Mais ces ressuscités n’avaient pas été revêtus de l’immortalité. Ils restaient, après leur retour à la vie, sujets à la mort, tandis que ceux qui sortirent du sépulcre lors de la résurrection du Christ, ressuscitèrent pour la vie éternelle. Ils l’accompagnèrent au ciel ainsi que des trophées de sa victoire sur la mort. Ceux-ci, dit le Christ en les présentant, ne sont plus captifs de Satan : je les ai rachetés. Je les ai fait sortir du sépulcre comme les prémices de ma puissance, afin qu’ils soient là où je suis et qu’ils n’aient plus à subir ni la mort ni la douleur. – Jésus-Christ, pp. 788, 789.

Le Christ était les prémices de ceux qui dorment. Il convenait, pour la gloire de Dieu, que le Prince de la vie fût les prémices, l’antitype de la gerbe agitée. “Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.” Romains 8 : 29. La résurrection du Christ d’entre les morts avait été célébrée symboliquement par les Juifs. On cueillait soigneusement les premiers épis mûrs : ils étaient présentés au Seigneur en guise d’offrande de reconnaissance quand le peuple se rendait à Jérusalem. Le peuple agitait la gerbe devant Dieu, reconnaissant en lui le Seigneur de la récolte. A la suite de cette cérémonie on pouvait faucher les blés et rentrer la moisson.

Ainsi les ressuscités allaient être présentés à l’univers comme un gage de la résurrection de tous ceux qui croient en Christ en qualité de Sauveur personnel. La même puissance qui a ressuscité le Christ d’entre les morts fera revivre son Eglise pour la glorifier avec Christ, en tant que son Epouse, au-dessus de toute principauté, de toute puissance, de tout nom qui puisse être nommé non seulement en ce monde-ci, mais encore dans les parvis célestes, le monde supérieur. Au matin de la résurrection, les saints endormis remporteront une glorieuse victoire. Satan aura fini de triompher, tandis que le Christ triomphera dans la gloire et dans l’honneur. L’Auteur de la vie couronnera d’immortalité tous ceux qui sortiront du sépulcre. – Messages choisis, vol. 1, pp. 359, 360.