LE SCEAU DE DIEU (Ex. 31 : 13)

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01/11/2018
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01/12/2018

Un symbole divin

Après que Dieu ait créé la terre, il se reposa le septième jour et l’institua comme mémorial de la création, un jour sacré. Le quatrième commandement de la loi de Dieu requiert l’observance du Sabbat comme jour de repos, d’adoration et de ministère en harmonie avec l’enseignement et la pratique de Jésus, le Maître du Sabbat. Le Sabbat est un jour au cours duquel le peuple de Dieu se met en étroite relation avec son Créateur et avec son prochain. C’est un signe de notre fidélité à Dieu. C’est pourquoi il est important que chaque enfant de Dieu élabore des plans concrets et définis pour observer ce jour sacré. D’autre part, le Sabbat sera dans un avenir proche la pierre d’achoppement pour le monde chrétien, et révélera ceux qui sont fidèles et ceux qui ne le sont pas.

L’origine du Sabbat

L’origine du Sabbat remonte au temps de la création. Après avoir créé la terre, la végétation, le soleil, la lune et les étoiles, les animaux et l’être humain, Jésus institua le Sabbat et le donna à l’homme. (Marc 2 : 28). Dieu se reposa en ce jour, ce qui signifie que son œuvre créatrice avait cessé, puisque le mot ‘Sabbat’ signifie littéralement ‘cesser les œuvres ou les activités’. D’autre part, Dieu bénit le Sabbat, c’est-à-dire que le Seigneur donna au Sabbat une bénédiction spéciale, et tous ceux qui l’observeraient, recevraient cette bénédiction, la joie qui vient de Dieu. En sanctifiant également le Sabbat, il fit que chaque enfant de Dieu reçoive la possibilité de croître en sainteté, de devenir de plus en plus semblable à notre Seigneur Jésus-Christ.

Le Sabbat dans l’Ancien Testament

Il est évident que l’observance du Sabbat, la connaissance de ce commandement particulier était évidente chez les croyants de l’ère patriarcale et avant que Dieu donne les tables de la loi à Israël. Par exemple, Joseph quand il fut tenté par la femme de Potiphar, déclara : « Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ? » Genèse 39 : 9. Le concept du péché dans la vie de cet homme fidèle n’aurait pas été clair s’il n’avait pas connu la loi de Dieu, en effet Paul nous dit : « Puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché. » Romains 3 : 20.

D’autres évidences se trouvent dans Exode 5 : 1-4, où Moise nous est présenté comme faisant des efforts déterminés pour introduire une réforme en Israël concernant l’observance du Sabbat. Au verset 1, il demande à Pharaon de laisser Israël partir pour observer le Sabbat dans le désert et au verset 4, le Pharaon répond qu’il n’est pas d’accord que le peuple ‘cesse’ ses tâches. Dans Exode 16, nous trouvons davantage de preuves quant à l’observance du Sabbat : Quelques semaines avant de recevoir les tables de la loi, il se passe quelque chose de particulier qui montre clairement que le Sabbat était déjà connu.

Dieu dit à Moïse qu’il va faire pleuvoir de la manne du ciel et que le peuple devra en ramasser la portion pour la journée, mais que le sixième jour, ils devaient en ramasser une double portion pour ne pas sortir en ramasser le Sabbat. Voici le triple miracle du Sabbat : une double quantité tombait le sixième jour (Exode 16 : 22) ; il n’y avait pas de manne le jour du Sabbat (Exode 16 : 26, 27) ; pendant le Sabbat, la manne se conservait en bon état et ne se décomposait pas (Exode 16 : 23, 24).

Le commandement de se reposer le jour du Sabbat allait apparaître sur les tables de la loi donnée à Moïse (Exode 20 : 8-11). « Le sabbat fut incorporé dans la loi promulguée du haut du Sinaï ; mais ce n’est pas à ce moment-là qu’il fut révélé pour la première fois en tant que jour de repos. Le peuple d’Israël le connaissait et l’observait déjà avant d’arriver au Sinaï. » – Jésus-Christ, p. 270. Le Sabbat sera observé tout au long de l’époque de l’Ancien Testament et restera écrit du doigt de Dieu pour toutes les générations. C’est la seule chose dans la Bible que Dieu a écrite avec son propre doigt, le reste était inspiré par Dieu et les prophètes écrivaient.

Le Sabbat et Christ, le Maître même du Sabbat

Avec le temps, le peuple juif fit de l’observance du Sabbat un joug insupportable, car des exigences très strictes furent imposées pour respecter correctement le Sabbat (Matthieu 12 : 10 ; Luc 13 : 14).  « Les chefs de la nation juive obéissaient à Satan lorsqu’ils entouraient d’exigences pénibles le jour de repos divin. Aux jours du Christ, le sabbat avait été perverti à tel point que, bien loin de refléter le caractère d’amour du Père céleste, l’observation de ce jour manifestait plutôt le caractère d’hommes égoïstes et arbitraires. » – Jésus-Christ, p. 270.

L’œuvre de Jésus consista à réformer cette façon d’observer le Sabbat, et non de l’abroger (Matthieu 12 : 5-8, 11-14 ; Luc 13 : 15-17). Il précisa qu’il n’était pas venu abolir la loi ou les prophètes, mais l’accomplir (Matthieu 5 : 17-20). Dans Luc 4 : 16, il nous est dit que Christ avait l’habitude – il l’a toujours pratiquée – d’observer le Sabbat.

Le Sabbat après la mort de Jésus

La majorité du monde chrétien soutient que, lorsque le Christ est mort sur la croix, il abolit l’obligation d’observer le Sabbat et que, lorsqu’il ressuscita le premier jour de la semaine, dimanche, ce jour est devenu le jour que les chrétiens devaient observer comme jour sacré. Mais les disciples du Christ  continuèrent d’observer le Sabbat même après la mort de leur Maître au Calvaire et même après sa résurrection. Les saintes femmes observèrent le Sabbat selon le commandement même après la mort de Christ (Luc 23 : 54-56). Paul observa le Sabbat après la mort de Christ et prêcha aux Gentils ce jour-là (Actes 13 : 42-44). Paul discutait dans la synagogue chaque sabbat, persuadant les Juifs et les Grecs, c’est-à-dire les Gentils (Actes 18 : 4, 5). Jean reçut la révélation de l’Apocalypse le jour du Sabbat (Apocalypse 1 : 10). Jésus enseigna que 40 ans après avoir prêché, on observerait le Sabbat et il serait donc considéré comme sacré par les chrétiens (Matthieu 24 : 20).

Une autre preuve sans équivoque de la sainteté du Sabbat et de son inaltérabilité se trouve dans le livre d’Ésaïe, où le prophète nous dit qu’au ciel nous observerons le Sabbat et non un autre jour (Ésaïe 66 : 22, 23). Le Sabbat a donc toujours été le jour du Seigneur et le restera pendant les âges éternels. Le quatrième commandement nous exhorte à le respecter et à l’observer.

L’observation du Sabbat

Il est de la plus haute importance d’apprendre à bien observer le jour du Seigneur. Il doit y avoir une préparation pour le Sabbat : « Ainsi donc, le vendredi, que la préparation soit complète. Assurez-vous que tous les vêtements soient en bon état, et que rien ne reste à cuisiner. Qu’on prenne son bain et que les chaussures soient cirées. Il est possible d’y arriver, si l’on s’en fait une règle. Le sabbat ne doit pas être consacré à raccommoder ses vêtements, à faire la cuisine, à rechercher ses plaisirs, ou à se livrer à quelque autre occupation mondaine. Avant le coucher du soleil, que tout travail séculier soit mis de côté ainsi que tout journal profane. Parents, expliquez à vos enfants ce que vous faites, ainsi que l’objet que vous avez en vue ; qu’ils s’associent à votre préparation afin d’observer le sabbat selon le commandement. » – Témoignages pour l’église, vol. 3, p. 22.

Nous devons aussi avoir des vêtements spéciaux pour le Sabbat : « Beaucoup de nos membres ne savent pas comment se comporter au culte le jour du sabbat. Ne nous présentons pas devant le Seigneur en habits de travail ; ayons un vêtement convenable. Bien que nous ne devrions pas nous conformer aux usages du monde, il ne faut pas que notre mise soit négligée. » – Témoignages pour l’église, vol. 3, p. 23.

Il est juste de faire du bien le jour du Sabbat : « Est-il permis de faire une guérison les jours de sabbat ? C’était afin de pouvoir l’accuser. Il leur répondit : Lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira pour l’en retirer ? Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis ! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat. » Matthieu 12 : 10-12. Cela signifie que nous devons prendre soin des malades et aider les nécessiteux.

Avant le début du Sabbat, nous devons nous réconcilier avec nos frères : « Une autre tâche ne doit pas non plus être négligée le jour de la préparation, c’est celle qui consiste à régler les différends qui auraient pu s’élever, soit dans la famille, soit dans l’église. Que toute amertume, toute colère, toute malice soient bannies du cœur. Confessez humblement ‘vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres’. Jacques 5 : 16. » – Témoignages pour l’église, vol. 3, pp. 22, 23.

Le Sabbat est un jour spécial au cours duquel la famille devrait adorer ensemble le Créateur. Que les parents passent du temps avec leurs enfants le jour du Sabbat : « L’École du Sabbat et le culte n’occupent qu’une partie du jour du repos. Les heures qui restent doivent être pour la famille les plus précieuses et les plus sacrées du sabbat. Que les parents passent la plus grande partie de ce temps avec leurs enfants. » – Témoignages pour l’église, vol. 3, p. 25. Dans la mesure du possible, il serait bon d’aller à la campagne après le culte et contempler la nature ; parler aux enfants de l’amour de Dieu qui a tout fait pour notre bien.

Le Sabbat est le sceau du vrai Dieu

Le Sabbat est un signe entre Dieu et son peuple, c’est-à-dire que son observance le distingue comme des adorateurs du Dieu vivant (Exode 31 : 13, 17 ; Ézéchiel 20 : 12, 20). Le Sabbat est le sceau de la loi, et nous le trouvons dans le précepte du Sabbat « … le seul, entre les dix, qui mentionne à la fois le nom et le titre du Législateur. Il est par conséquent le seul qui révèle l’autorité dont cette loi émane. Il renferme ainsi le sceau de Dieu, et la signature du Créateur proclame l’authenticité et l’obligation de sa loi. » – Patriarches et prophètes, p. 280.

« L’observation du repos de l’Éternel est un signe de fidélité au vrai Dieu, qui a ‘fait les cieux, la terre et la mer et tout ce qui y est contenu’. De ce fait, le message qui ordonne aux hommes d’adorer Dieu et de garder ses commandements les exhortera tout spécialement à observer le quatrième commandement. » – La tragédie des siècles, p. 474. Le message du troisième ange nous exhorte à observer le quatrième commandement et de nous abstenir d’adorer la bête et son image qui veulent imposer l’observation du dimanche au niveau mondial. (Apocalypse 14 : 9, 10, 12 ; 13 : 15-18.)

« La question du jour de repos, le point de la vérité particulièrement contesté, sera la grande pierre de touche de la fidélité. Lorsque les hommes seront soumis à cette épreuve finale, une ligne de démarcation claire et précise sera établie entre ceux qui servent Dieu et ceux qui ne le servent pas. … Tandis que les uns, en acceptant le signe de leur soumission au pouvoir terrestre, prendront la marque de la bête, les autres, en choisissant le signe de la fidélité à l’autorité divine, recevront le sceau de Dieu. » – La tragédie des siècles, pp. 657, 658.

« Dans ce conflit, toute la chrétienté sera partagée en deux camps : d’une part, ceux qui gardent les commandements de Dieu et ont la foi de Jésus, et, d’autre part, ceux qui adorent la bête et son image et en reçoivent la marque. L’Église et l’État auront beau unir leur puissance pour contraindre ‘tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves’, à prendre ‘la marque de la bête’,

Apocalypse 13 : 16, 17, le peuple de Dieu ne la recevra pas. Le prophète de Patmos voit ‘ceux qui avaient vaincu la bête et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’agneau’. Apocalypse 15 : 2, 3. » – La tragédie des siècles, p. 487.

Conclusion

La marque de la bête est l’acceptation du dimanche comme un faux jour d’adoration, au lieu du saint Sabbat institué par Dieu à la création. Le texte dit que certains recevront la marque de la bête sur la main droite ou sur le front (Apocalypse 13 : 16), cela signifie que certains accepteront l’imposition du dimanche par conviction (sur le front) et d’autres par commodité personnelle (sur la main).

Il est maintenant temps de nous placer du côté des principes éternels. Ce ne sera pas long avant que ce jour vienne où nous devrons donner un témoignage ferme de notre foi. Ce ne sera pas facile, bien au contraire, mais nous avons la promesse que le Seigneur sera à nos côtés et nous aidera (Matthieu 10 : 19). Voulons-nous observer le sabbat comme un signe distinctif de notre adoration du vrai Dieu ? Puisse le Seigneur nous aider afin qu’avec la puissance du Saint-Esprit, nous puissions mettre en pratique les beaux principes de l’Évangile. Amen.

Pasteur José V. Giner
Décembre 2018