LE MARIAGE

LA VÉRITÉ DU SANCTUAIRE
14/04/2016
LE CULTE DE FAMILLE
26/04/2016

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

Dieu créa la femme, qu’il tira de l’homme, afin qu’elle soit une compagne et une épouse unie à lui, pour qu’elle l’encourage, le réconforte et soit pour lui une source de bénédiction. A son tour, il devait être pour elle un compagnon lui apportant une aide puissante. Tous ceux qui entrent dans la vie conjugale avec un but élevé et saint – le mari cherchant à gagner les affections du cœur de sa femme, la femme cherchant à adoucir et affiner le caractère de son mari et à lui apporter un complément – réalisent le dessein de Dieu à leur égard.

Le Christ n’est pas venu pour mettre fin à cette institution, mais pour la rétablir dans sa sainteté et sa noblesse originelles. Il est venu pour restaurer l’image morale de Dieu en l’homme, et il commença son œuvre ici-bas en sanctionnant l’institution du mariage. – Le foyer chrétien, p. 95.

Ordonné par Dieu, le mariage est une institution sacrée où il ne faut jamais s’engager dans un esprit d’égoïsme. Ceux qui envisagent de prendre une telle décision doivent, avec sérieux et prière, apprécier son importance et rechercher le conseil divin pour savoir s’ils agissent en harmonie avec la volonté de Dieu. Les instructions données sur ce point par la Parole divine doivent être prises en considération. Le ciel éprouve de la joie lorsqu’un mariage est contracté avec la détermination, chez les époux, de se conformer aux directives fournies dans les Ecritures.

S’il est un sujet qui doive être considéré avec un esprit calme et un jugement exempt de toute passion, c’est bien celui du mariage. Et si jamais il est nécessaire de prendre le conseil de la Bible, c’est avant de franchir l’étape qui doit avoir pour effet d’unir deux personnes pour la vie. …

Si l’on avait l’habitude de prier deux fois par jour avant de songer au mariage, on devrait prier quatre fois par jour quand on se met à y penser. Le mariage exerce une influence, non seulement sur la vie terrestre, mais aussi sur la vie future. …

La plupart des mariages de notre époque, et surtout par la manière dont ils se font, constitue un signe des derniers jours. Hommes et femmes se montrent si obstinés, que Dieu est complètement laissé hors de la question. On met la religion de côté, comme si elle n’avait rien à dire dans cette affaire si importante et solennelle. – Le foyer chrétien, pp. 67, 68.

Ceux qui font profession de christianisme ne devraient pas s’engager dans les liens du mariage sans avoir examiné la question d’un point de vue élevé, avec soin et avec prière, pour voir si Dieu sera glorifié par cette union. Ils devraient ensuite réfléchir sérieusement aux conséquences de l’exercice de leurs droits conjugaux, et mettre un principe sanctifié à la base de tous leurs actes. …

S’il est un sujet qui devrait être attentivement examiné, et sur lequel on devrait rechercher le conseil de personnes plus âgées et plus expérimentées que soi, c’est le sujet du mariage. Si jamais la Bible est nécessaire comme conseiller ; si jamais il importe de demander par la prière les directions de Dieu, c’est avant de faire le pas qui liera deux personnes pour la vie. – Messages à la jeunesse, pp. 459, 462.

Dans l’esprit des jeunes, le mariage est auréolé de romantisme ; on a du mal à le dépouiller de cet aspect dont l’imagination le revêt, et à faire comprendre tout le poids des responsabilités inhérentes aux vœux de mariage. Cet engagement unit les destinées de deux êtres par un lien que seule la mort devrait briser.

On devrait réfléchir sérieusement avant de se marier, car le mariage est un pas que l’on franchit pour la vie. Que l’homme et la femme s’interrogent avec soin pour savoir s’ils pourront rester fidèlement attachés l’un à l’autre au travers des vicissitudes de l’existence, aussi longtemps qu’ils seront tous deux en vie. – Le foyer chrétien, p. 327.

Pour bien comprendre ce qu’est le mariage, il faut toute une vie. Ceux qui se marient se mettent à une école où ils n’auront jamais fini d’apprendre.

De quelque soin et de quelque sagesse qu’ait été entouré un mariage, peu de couples connaissent une harmonie parfaite dès les premiers jours de leur vie à deux. L’union réelle ne se produit que dans les années qui suivent. – Le foyer chrétien, p. 100.

La première année est une année pendant laquelle mari et femme apprennent à connaître leurs différents traits de caractère, comme un enfant apprend ses leçons à l’école. Ne permettez pas qu’il s’y passe des événements qui gâtent votre bonheur futur. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 108.

Lorsque les nouveaux mariés se trouvent en face des difficultés, la poésie dont l’imagination avait enveloppé le mariage disparaît. Ils apprennent à se connaître tels qu’ils sont réellement, ce qui leur avait été impossible jusqu’alors. Cette période est la plus critique de leur existence. Le bonheur et le succès de toute leur vie future dépendent de l’attitude qu’ils auront à ce moment-là. S’ils découvrent l’un chez l’autre des défauts, ces cœurs que l’amour a unis apercevront aussi des qualités excellentes jusqu’alors insoupçonnées. Il faut chercher à discerner celles-ci plutôt que ceux-là. C’est souvent notre propre attitude, l’atmosphère qui émane de nous qui détermine le comportement de l’autre.

Votre affection peut être aussi pure que du cristal et néanmoins superficielle parce qu’elle n’a pas été mise à l’épreuve. Donnez au Christ la première, la dernière et la meilleure place. Contemplez-le sans cesse, et votre amour pour lui deviendra chaque jour, à mesure qu’il subira l’épreuve, plus profond et plus fort. C’est alors que votre amour réciproque augmentera aussi en force et en profondeur.

Quand surviennent les difficultés, les soucis et les découragements, n’entretenez pas la pensée que votre union est une erreur ou un échec. Soyez déterminés à être l’un pour l’autre tout ce que vous pouvez être. Continuez à vous prodiguer les attentions des premiers jours. De toute manière, encouragez-vous mutuellement dans le combat de la vie. Appliquez-vous à augmenter le bonheur l’un de l’autre. Cultivez l’amour et l’indulgence. Le mariage sera alors le commencement du bonheur, au lieu d’en être la fin. La chaleur de l’amitié véritable, l’amour qui unit deux cœurs est un avant-goût des joies célestes.

Tous devraient cultiver la patience en pratiquant la patience. En étant aimable et indulgent, on peut maintenir un amour ardent et véritable dans le cœur, et développer des qualités que le ciel peut approuver.

Satan est toujours prêt à profiter de la moindre occasion de désaccord et, en exploitant les mauvais traits de caractère héréditaires du mari ou de la femme, il cherche à semer le désaccord chez ceux qui ont lié leurs intérêts par une alliance solennelle contractée devant Dieu. Dans leurs vœux de mariage, ils ont promis d’être unis, l’épouse s’engageant à aimer son mari et à lui obéir, le mari promettant d’aimer et de chérir son épouse. Si la loi de Dieu est respectée, le démon de la querelle sera éloigné de la famille, les intérêts communs ne seront pas dissociés et l’aliénation des cœurs ne se produira pas.

Ni le mari ni la femme ne doit chercher à dominer. Le Seigneur a posé les principes destinés à nous guider à cet égard. Le mari doit aimer sa femme comme le Christ a aimé l’Eglise, et il faut que la femme respecte et aime son mari. Tous deux cultiveront un esprit de bonté, étant bien déterminés à ne jamais se faire de la peine ou du tort l’un à l’autre. …

N’essayez pas de vous contraindre l’un l’autre, ce serait agir au détriment de votre amour. Vous détruiriez ainsi la paix et le bonheur de votre foyer. Ne laissez pas pénétrer la discorde dans votre ménage, car vous seriez malheureux tous les deux. Soyez bons dans vos paroles et aimables dans vos actions ; renoncez à vos désirs personnels. Veillez sur vos propos, car ils ont une grande influence pour le bien ou pour le mal. Que votre voix ne laisse pas percer l’irritation. Mettez dans votre vie à deux le doux parfum du Christ.

Beaucoup considèrent l’expression de leur affection comme une faiblesse et observent une réserve qui éloigne d’eux leurs semblables. Cette manière d’agir empêche la sympathie de se manifester. Lorsqu’on réprime ses mouvements d’affection et de dévouement, ils s’atrophient, et le cœur devient aride et froid. Gardons-nous de cette erreur. L’amour qui ne s’exprime pas s’étiole. Ne laissez pas souffrir un cœur uni au vôtre en négligeant de lui témoigner de la bonté et de l’affection. …

Il faut donner de l’amour au lieu d’en exiger. Cultivez ce qu’il y a de plus noble en vous, et soyez empressés à reconnaître les qualités l’un de l’autre. Le sentiment d’être apprécié est une satisfaction et un stimulant merveilleux. La sympathie et le respect encouragent celui qui cherche à atteindre la perfection, et l’amour lui-même augmente lorsqu’il vise un idéal toujours plus noble.

Si, dans le monde actuel, tant d’hommes et de femmes sont insensibles, cela vient de ce que l’affection sincère est considérée comme une faiblesse et qu’on la décourage et la réprime. Les meilleurs côtés des personnes appartenant à cette catégorie ont été faussés et étouffés au cours de leur enfance ; à moins que les rayons de la lumière divine ne parviennent à éliminer leur froideur et leur égoïsme insensible, celles-ci verront s’évanouir à jamais leur bonheur. Si nous voulons avoir la sensibilité de cœur que Jésus témoignait quand il était sur la terre, et la sympathie sanctifiée que les anges portent aux pécheurs mortels, nous devons cultiver ces sentiments, naturels à l’enfant, qui sont la simplicité même. Alors, nous serons affinés, ennoblis, guidés par des principes célestes.

Nous introduisons trop de soucis et de fardeaux dans nos familles, et nous sommes trop peu attachés à la simplicité naturelle, à la paix et au vrai bonheur. Nous devrions prêter moins d’importance à ce que le monde extérieur peut dire, et accorder une grande attention aux membres de la famille. On devrait être moins maniéré, moins faire étalage de politesse mondaine, et manifester davantage de tendresse, de gaieté et de courtoisie chrétiennes à l’égard des membres de la famille. Beaucoup de personnes ont besoin d’apprendre comment on peut rendre un foyer attrayant, en faire un lieu où règne la joie. Des cœurs pleins de reconnaissance, des visages rayonnant de bonté ont plus de valeur que la richesse et le luxe, et la satisfaction éprouvée dans les choses simples de la vie apportera le bonheur au foyer si l’amour y est une réalité. …

L’harmonie ne peut jamais régner dans un foyer sans le secours de l’Esprit divin. Si l’épouse possède l’Esprit du Christ, elle usera de prudence dans ses paroles ; elle maîtrisera son humeur ; elle sera soumise, sans éprouver pour autant le sentiment d’être une esclave, mais elle se considérera comme une compagne dans le sens le plus noble du terme. Si le mari se comporte comme un serviteur de Dieu, il ne jouera pas au grand seigneur à l’égard de sa femme, il ne sera ni intransigeant ni arbitraire. Nous ne serons jamais assez soucieux de cultiver au foyer une atmosphère d’affection ; en effet, si l’Esprit du Seigneur y demeure, le foyer devient un symbole du ciel. … Si l’un commet une erreur, l’autre doit faire preuve d’indulgence chrétienne et ne pas se détourner froidement de son conjoint. …

Dans la vie conjugale, hommes et femmes se comportent parfois comme des enfants indisciplinés et pervertis. Le mari veut agir à sa guise, l’épouse de même, et personne ne veut céder. Un tel état de choses ne peut qu’aboutir au désastre. Tous deux, mari et femme, devraient être disposés à renoncer à leur façon de penser et d’agir. Le bonheur n’est pas possible lorsque chacun ne veut en faire qu’à sa tête. …

Les maris devraient être vigilants, attentionnés, dévoués, fidèles et pleins de tendresse. Ils devraient manifester de l’affection et de la sympathie. S’ils se conforment aux paroles du Christ, leur amour ne s’inspirera ni de la bassesse, ni de la mondanité, ni de la sensualité qui contribueraient à la destruction de leur corps et entraîneraient chez leurs femmes l’affaiblissement et la maladie. Ils ne doivent pas se complaire dans la satisfaction des passions viles, en répétant sans cesse à leurs épouses qu’elles doivent obéissance à leur mari en toutes choses. Lorsque le mari possède la noblesse de caractère, la pureté de cœur, l’élévation d’esprit qui doivent caractériser tout chrétien, cela se manifeste dans la vie conjugale. Si l’Esprit du Christ habite en lui, il ne cherchera pas à nuire au corps, mais son amour profond l’incitera à atteindre, en Christ, le niveau moral le plus élevé. – Le foyer chrétien, pp. 100-102, 111, 112, 118.

Dans votre union pour la vie, vos affections doivent être tributaires de votre bonheur mutuel. Il faut que chacun veille à celui de l’autre. Telle est la volonté de Dieu à votre égard. Mais bien que vous deviez vous confondre au point de ne former qu’une même personne, il ne faut pas que l’un ou l’autre perde son individualité. C’est Dieu qui possède votre individualité. C’est à lui que vous devez demander : “Qu’est-ce qui est bien ? Qu’est-ce qui est mal ? Comment puis-je le mieux atteindre le but de mon existence ?” “Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes, dit l’apôtre. Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.” 1 Corinthiens 6:19, 20. Votre amour pour ce qui est humain doit passer après votre amour pour Dieu. Que la richesse de cet amour soit dirigée vers celui qui a donné sa vie pour vous. L’âme qui vit pour Dieu fait monter vers lui ses affections les meilleures et les plus élevées. La plus grande partie de votre amour va-t-elle à celui qui est mort pour vous ? Si oui, votre amour l’un pour l’autre sera conforme à l’ordre du ciel. –  Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 109.