LE JOUR DU SEIGNEUR EST PROCHE, IL SE HÂTE

LES PRÉMICES
01/05/2018
VOYAGEANT SUR LE CHEMIN ÉTROIT
01/05/2018

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

Une scène fort impressionnante a passé devant moi dans les visions de la nuit. J’ai vu une immense boule de feu tomber au milieu d’un groupe de belles maisons, et les détruisant instantanément. Quelqu’un dit alors : “Nous savions que les jugements divins allaient visiter la terre, mais nous ne pensions pas que ce serait si tôt.” D’autres, épouvantés disaient : “Vous saviez ces choses, et vous ne nous en avez rien dit ! Nous les ignorions, nous.” De tous côtés j’entendais de semblables reproches.

Je me réveillai dans une grande détresse. M’étant rendormie, il me semblait être dans une vaste assemblée. Un homme influent parlait devant elle, en se servant d’une mappemonde. Ce globe, disait-il, représente la vigne du Seigneur, qu’il faut cultiver. La lumière céleste brille sur chacun de nous, et nous devons transmettre celle-ci à d’autres. Il faut créer des foyers lumineux en maints endroits pour qu’ils se multiplient.

Ces paroles se firent entendre à nouveau : “Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et glorifient votre Père qui est dans les cieux.” Matthieu 5 : 13-16.

J’ai vu des jets de lumière provenant de villes et de villages, de la montagne et de la plaine. La Parole était suivie, et dans ces villes et ces villages se dressaient des monuments à la gloire de Dieu. La vérité était proclamée dans le monde entier.

La carte dont se servait le prédicateur fut ensuite remplacée par une autre, et on ne distinguait sur celle-ci que quelques points lumineux. Le reste du monde était plongé dans les ténèbres. Notre guide me dit : Ces ténèbres sont dues au fait que les hommes ont suivi leur propre voie. Leurs tendances au mal, héréditaires ou acquises, ont été caressées et cultivées. Ils se sont plu à discuter, à critiquer et à juger. Leur cœur n’est pas droit devant Dieu ; ils ont caché leur lampe sous le boisseau.

Si chaque soldat du Christ avait fait son devoir, si chaque sentinelle placée sur les murs de Sion avait sonné de la trompette au moment voulu, le monde aurait déjà entendu le message d’avertissement. Mais l’œuvre est en retard de plusieurs années. Tandis que les hommes dormaient, Satan continuait son œuvre et devançait les hommes.

Plaçons en Dieu notre confiance, et avançons avec assurance, en accomplissant son œuvre d’une manière désintéressée. Soumettons-nous humblement à sa volonté, et abandonnons-nous pour le présent et pour l’avenir à sa sage providence. Gardons jusqu’à la fin notre assurance des premiers jours, en nous souvenant que ce n’est pas par nos mérites, mais par ceux du Christ, que nous obtenons les bénédictions célestes. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 353-355.

Satan étudie la Bible avec soin. Il s’efforce de contrecarrer partout l’œuvre que le Seigneur accomplit sur la terre, “sachant qu’il ne lui reste que peu de temps”. On ne peut se faire une idée de la situation du peuple de Dieu des derniers jours lorsque se manifestera la gloire céleste et que les persécutions du passé se renouvelleront. Celui-ci marchera à la lumière émanant du trône de Dieu. Par l’intermédiaire des anges, des communications constantes seront établies entre le ciel et la terre. Satan, de son côté, entouré de mauvais anges, et se faisant passer pour Dieu, fera toutes sortes de miracles afin de séduire, s’il était possible, même les élus. Les miracles ne sauraient affermir le peuple de Dieu, car Satan contrefera ces miracles. En cette dure épreuve, les croyants trouveront leur force dans le signe mentionné par le Seigneur dans Exode 31 : 12-18. Il faudra qu’ils s’appuient sur ces paroles d’un intérêt vital : “Il est écrit.” C’est le seul fondement solide. Ceux qui auront violé leur alliance avec le Seigneur seront alors sans Dieu et sans espérance.

Les adorateurs de Dieu se distingueront particulièrement par leur respect pour le quatrième commandement. En effet, celui-ci est le signe de la puissance créatrice de Dieu et la preuve qu’il a droit à la vénération et aux hommages de l’homme. Les méchants se feront reconnaître par leurs efforts en vue de renverser le mémorial du Créateur pour élever à sa place l’institution romaine. A l’issue du conflit, toute la chrétienté sera divisée en deux grandes classes : l’une qui gardera les commandements de Dieu et la foi de Jésus, l’autre qui adorera la bête et son image et recevra sa marque. Malgré les efforts combinés de l’Eglise et de l’Etat pour contraindre les hommes, “petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves”, à prendre la marque de la bête, le peuple de Dieu ne capitulera pas. Apocalypse 13 : 16. Saint Jean, à Patmos, a vu “ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu”, et chantant le cantique de Moïse et de l’Agneau. Apocalypse 15 : 2. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 340, 341.

Pourquoi y a-t-il, aujourd’hui, parmi ceux qui se disent chrétiens, une absence alarmante de sympathie pour les âmes ? Si nos cœurs ne battent pas à l’unisson avec celui du Christ, comment comprendrons-nous le caractère sacré et l’importance de l’œuvre à laquelle ces paroles nous appellent : “Veillez sur [les] âmes comme devant en rendre compte” ? Nous parlons de missions chrétiennes, mais possédons-nous le tendre amour du Christ pour les âmes ?…

Partout retentit le cri du Macédonien : “Venez nous secourir !” Dieu a ouvert des portes devant nous, et si les hommes voulaient collaborer avec les puissances divines, un très grand nombre d’âmes seraient gagnées à la vérité. Mais ceux qui prétendent faire partie du peuple de Dieu se sont endormis sur leur tâche, de sorte qu’en de nombreux endroits ce travail n’a pour ainsi dire pas été commencé. Dieu a envoyé message sur message pour réveiller son peuple et l’amener à se mettre à l’œuvre immédiatement. Mais à l’appel : “Qui enverrai-je ?” il en est peu qui aient répondu : “Me voici, envoie-moi.” Esaïe 6 : 8.

Lorsque l’Eglise aura cessé de mériter le reproche d’indolence et de paresse, l’Esprit-Saint se manifestera. La puissance divine sera révélée. Les enfants de Dieu verront les dispensations providentielles du Seigneur des armées. La lumière divine projettera ses rayons bienfaisants, et, comme au temps des apôtres, beaucoup d’âmes abandonneront l’erreur pour se tourner vers la vérité. La terre sera éclairée de la gloire de Dieu.

Les anges ont attendu longtemps la collaboration des membres de l’Eglise pour l’œuvre qui doit s’accomplir. Ils vous attendent encore. Le champ est si vaste, le devoir si clair, que tous les cœurs sanctifiés seront poussés à offrir leurs services comme instruments de la puissance divine.

Mais tandis que le Seigneur opère par des êtres humains, les puissances infernales s’agitent. Satan met en activité ses suppôts, s’inféodant tous ceux qui acceptent sa domination. A ce moment-là, l’on verra beaucoup de seigneurs et beaucoup de dieux, et l’on entendra des gens s’écrier : “Le Christ est ici”, ou : “Il est là.” Les noirs desseins du Prince du mal se manifesteront partout pour détourner l’attention des hommes et des femmes de leurs devoirs immédiats. Il se fera des signes et des prodiges. Mais, dans toutes ces manifestations, l’œil de la foi discernera les signes avant-coureurs des événements redoutables qui vont bientôt se produire, et le prélude du triomphe qui attend le peuple de Dieu.

Travaillez, oh travaillez, les yeux fixés sur l’éternité, et avec la pensée que toutes vos facultés doivent être sanctifiées ! Une grande œuvre reste à faire. De toute bouche doit monter vers le ciel cette prière : “Que Dieu ait pitié de nous et qu’il nous bénisse, qu’il fasse luire sur nous sa face,… afin que l’on connaisse sur la terre ta voie, et parmi toutes les nations ton salut.” Psaume 67 : 1, 2.

Ceux qui comprennent, ne fût-ce qu’à un faible degré, ce que la rédemption signifie pour eux et leurs semblables, marcheront par la foi, et se rendront compte, dans une certaine mesure, des besoins de l’humanité. Leurs cœurs seront émus de compassion en voyant le dénuement de notre monde : multitudes manquant de nourriture et de vêtements, état moral lamentable de milliers de personnes menacées par un jugement terrible qui ne saurait être comparé aux souffrances physiques.

Il faut que nos membres sachent que le fait d’avoir leurs noms inscrits sur les registres d’une église ne pourra les sauver. Ils doivent se montrer comme “des hommes approuvés de Dieu, des ouvriers n’ayant point à rougir”. Jour après jour, qu’ils édifient leur caractère selon les directives divines. Qu’ils demeurent en lui et exercent continuellement leur foi. Ils grandiront ainsi “jusqu’à la stature parfaite d’homme et de femmes en Jésus-Christ.” Ils seront de vrais chrétiens, joyeux, reconnaissants, conduits par le Seigneur vers une lumière toujours plus pure. Si telle n’est pas leur condition, ils feront partie un jour de ceux qui prononceront cette triste lamentation : “La moisson est passée, l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés !” Jérémie 8 : 20. Et ils ajouteront : “Pourquoi n’ai-je pas cherché un refuge dans la Forteresse ? Pourquoi n’ai-je pas pris au sérieux le salut de mon âme ? Pourquoi ai-je méprisé la grâce de Dieu ?” – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 368-370.

Chacun a une œuvre à accomplir. Je sais que plusieurs sont dans les conditions voulues par le Christ, et que leur unique pensée est de proclamer la vérité présente. Mais mon cœur saigne lorsque j’en vois un si grand nombre qui se contentent d’une vie chrétienne appauvrie et qui leur coûte si peu. Leur conduite démontre que pour eux le Christ est mort en vain.

Si vous ne considérez pas comme un honneur de participer aux souffrances du Christ ; si le souci des âmes qui vont périr ne vous accable pas ; si vous n’êtes pas prêts à pratiquer une stricte économie pour soutenir l’œuvre de Dieu, alors il n’y aura pas de place pour vous dans le royaume des cieux. Nous devons constamment pratiquer le renoncement et participer aux souffrances du Christ. Il faut que l’Esprit de Dieu repose sur nous, et ne cesse de nous conduire dans la voie du sacrifice.

“Voici, je viens bientôt, dit le Seigneur, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.” Apocalypse 22 : 12. A sa venue, le Christ redemandera chaque talent qu’il nous a confié, et il en exigera les intérêts. Par son humiliation et son agonie, par sa vie de souffrances et sa mort ignominieuse, il a payé les services de ceux qui se réclament de son nom et se disent ses disciples. Tous ont le devoir impérieux de mettre à contribution leurs facultés pour lui gagner des âmes. “Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes, dit saint Paul. Car vous avez été rachetés à un grand prix.” 1 Corinthiens 6 : 19. Glorifiez donc Dieu par une vie de service qui fera passer hommes et femmes du péché à la justice. Nous avons été rachetés au prix de la vie du Christ, et, par un fidèle service, nous devons rendre au Seigneur ce qui lui revient.

Nous n’avons pas le temps aujourd’hui de gaspiller nos énergies et nos talents à des entreprises mondaines. Serons-nous absorbés à servir le monde, à nous servir nous-mêmes, au point d’en sacrifier la vie éternelle et le bonheur des cieux ? Nous ne saurions y consentir. Employons donc tous nos talents à l’œuvre de Dieu. Ceux qui acceptent la vérité doivent, par leurs efforts, augmenter le nombre des hommes et des femmes qui seront les collaborateurs de Dieu. Enseignons et éclairons les âmes de manière qu’elles puissent servir Dieu intelligemment, et croître continuellement dans la connaissance de la justice. …

Nous devons tous être prêts à faire mourir le moi, si nous voulons que le Seigneur accepte notre travail. N’oublions pas que la profession de foi n’est rien ; ce qui compte, c’est la vérité qui pénètre dans le cœur. La puissance rénovatrice de Dieu doit s’emparer de nous pour que nous puissions comprendre les besoins d’un monde qui se perd. Le message que je suis chargée de vous annoncer est celui-ci : “Préparez-vous à la rencontre du Seigneur. Tenez vos lampes prêtes et que la lumière de la vérité resplendisse dans les carrefours et le long des haies. Annoncez au monde que la fin de toutes choses est proche.”

Frères et sœurs, cherchez le Seigneur tandis qu’il se trouve. Le temps vient où ceux qui ont gaspillé leur temps et n’ont pas profité des occasions en auront un amer regret. Dieu vous a donné la faculté de raisonner. Il désire que vous vous en serviez dans le travail qu’il vous a confié. Il veut que vous vous rendiez dans nos églises pour y exercer votre zèle. Organisez aussi des réunions pour ceux du dehors, afin qu’ils puissent connaître les vérités du dernier message d’avertissement. Vous serez reçus avec joie dans certains endroits, où des âmes vous seront reconnaissantes d’être venus à leur secours. Que le Seigneur vous aide à vous donner à cette œuvre comme jamais auparavant ! – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 403-405, 407.