LE BESOIN DE L’HOMME, L’OPPORTUNITÉ DE DIEU

DES EPÎTRES VIVANTES
01/11/2016
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01/11/2016

Chaque action a une réaction. Cela se passe ainsi dans la nature comme dans chacun de nous tant au niveau physique que spirituel. Ce que l’homme sème il le récolte. Ainsi enseignait l’apôtre Paul (Galates 6 : 7).

J’aimerais étudier avec vous un fait historique qui décrit cette vérité, et nous pourrons voir que, quand l’homme rectifie sa course, l’Eternel est toujours disposé à le bénir et à l’aider.

A cause de ses péchés, Juda allait être envahi par les troupes assyrien­nes. Plusieurs rois avaient fait le mal aux yeux de Dieu éloignant le peuple des saints préceptes de l’Eternel, tout comme, quelques années auparavant, les dix tribus d’Israël gouvernées par des rois qui ne craignaient pas l’Eternel. Après les avertissements que Dieu envoya à ses prophètes, il autorisa les nations étrangères et païennes à opprimer son peuple afin de le purifier et lui enseigner de belles leçons de dépendance.

Les Assyriens venaient de la Mésopotamie, de la partie septentrionale du Tigre. L’empire assyrien était synonyme d’une nation grande et puissante. C’était un peuple de guerriers courageux bien que cruels et avides de conquêtes car son territoire était restreint.

Les Assyriens étaient de descendance sémite et ils étaient influencés par d’autres nations, en par­ticulier par les Baby­loniens. C’est pour cette raison qu’ils adoraient les dieux de celui qui allait être plus tard le premier empire mondial : le dieu soleil (Shamash) ; la déesse lune (Sin) ; le dieu de la terre (Ea) ; Marduk (Bel) et son fils Nebo ; mais ils honoraient tout spécialement le dieu Asur, qui était représenté par un soleil avec des ailes ou par un arbre.

Asur était le dieu de la guerre, et c’est la raison pour laquelle celle-ci fut une des principales activités de cette nation. Les Assyriens étaient convaincus que les guerres étaient ordonnées par le dieu Asur, et ils lui rendaient un culte en participant aux batailles.

Sargon I (1780 av. J.C.), Salmanasar I (1274-1244 av. J.C.), Tiglath-Piléser I (1113-1074 av. J.C.) furent leurs prin­cipaux gouverneurs. Plus tard les Assyriens devinrent pendant 300 ans (933-612 av. J.C.) la nation la plus puissante de la terre. Assurbanipal et Sennachérib furent aussi leurs rois.

Assurbanipal construisit un grand palais à Ninive qui contenait une immense bibliothèque. Ce roi fit écrire sur des tablettes d’argile et en lettres cunéiformes des milliers de textes sur différents sujets. Ces tablettes qui ont été retrouvées lors de fouilles archéologiques contemporaines sont exposées dans un musée britannique, le British Museum de Londres.

C’est à cette époque que les Assyriens commencèrent à conquérir le territoire des Israélites détruisant le royaume d’Israël qui se trouvait au nord du territoire de la Palestine. Les forces militaires assyriennes partaient en campagne pratiquement chaque année. L’histoire nous raconte que “le sang coulait comme des rivières et les cadavres s’amoncelaient comme des montagnes” après les batailles. Les villes d’Asur et de Ninive leur appartenaient.

C’est durant le règne du roi Osée que la Samarie fut envahie par les Assyriens. Le roi Salmanasar V roi d’Assyrie, fils de Tiglath-Piléser mena avec succès cette campagne militaire (lire 2 Rois 18 : 9-12).

Le prophète Esaïe avait annoncé que l’Eternel utiliserait les Assyriens pour “réveiller” son peuple de sa léthargie spirituelle afin qu’il revienne à l’obéissance. (Esaïe 10 : 5).

Dix années plus tard, durant la qua­torzième année du règne d’Ezé­chias roi de Juda, le roi Sennachérib d’Assy­rie se lança contre les villes fortifiées de Juda et les envahit (2 Rois 18 : 13). Parmi ces villes il y avait Lakish.

Possédant Lakish, il commença à faire des préparatifs pour la conquête de Jérusalem qui se trouvait à quelque 40 km.

Pour éviter la chute de Jérusalem, le roi Ezéchias pa­ya un lourd tribut (2 Rois 18 : 14-16).

Mais cela ne fut pas suffi­sant pour que le roi Senna­chérib laisse Jérusalem tranquille ; il désirait la con­qué­rir coûte que coûte. Il en­voya de hauts fonctionnaires pour mena­cer et terro­riser le peuple de Juda (lire 2 Rois 18 : 17-37).

Le siège de la ville cessa et les messagers se retirèrent quand Sennachérib fut appelé loin de là par d’autres affaires. Ainsi Juda fut sauvé et il ne fut plus menacé jusqu’à la fin du règne d’Ezé­chias. Ezéchias, voyant que Sennachérib avait échoué en 701 av. J.C., continua à participer aux coalitions anti-assyriennes, ce qui provoqua le retour des troupes ennemies en Judée. Cette fois-ci les Assyriens étaient bien déterminés à ren­verser Jérusalem. La victoire était certaine et le roi prendrait pos­session de la ville étant déjà maître des autres villes de Juda. Aucune puissance humaine ne le retiendrait.

Il y a des situations très spé­ciales et parfois extrêmes dans la vie de chacun de nous devant lesquelles nous ressentons une incapacité à régler nos problèmes, nous nous sentons comme paralysés et nous ne savons que faire. Dans ces moments-là il n’y a aucune puissance humaine capable de trouver une solution. C’est ce qui arriva avec Ezéchias. C’est alors qu’il envoya quelques personnes vers le prophète Esaïe. C’était un tournant dans la vie d’Ezéchias. Jusque-là il s’était confié dans des coalitions avec l’Egypte, il pensait que cette nation l’aiderait, mais maintenant il cherche le prophète et celui-ci lui répond : “Ne crains rien…”, “l’Eternel a la solution”, “pour lui tout ce qui t’arrive n’est pas un problème” (2 Rois 19 : 6, 7).

Le besoin de l’homme est l’oppor­tunité de Dieu. Ezéchias chercha aide et appui auprès de l’Eternel sa forte­resse ; il reçut de la part du prophète l’assurance que la situation se trouvait sous contrôle, que la main de Dieu dirigeait tout et que le roi ennemi Sennachérib ne serait pas le vainqueur. Un homme faible et sans défense avait invoqué le nom de l’Eternel et avait déposé en lui toute sa confiance.

Dans Esaïe 37 : 33-35 le prophète rapporta les paroles de l’Eternel. Quand le roi Sennachérib envoya ses messagers une seconde fois, ils menacèrent Juda d’une manière insultante (2 Rois 19 : 10-13). Ce lan­guage rude aurait pu remplir de terreur n’importe quel homme sans foi en Dieu. Mais le roi Ezéchias entra dans le temple de Dieu cherchant la présence divine, présenta les lettres menaçantes qu’il avait reçues et les déposa en la présence du Seigneur (2 Rois 19 : 14-19). Cette même nuit le Seigneur prit la cause de son peuple en main (2 Rois 19 : 35-37). Le besoin de l’homme est l’opportunité de Dieu.

Quand nous sommes confrontés à des situations complexes, nous avons deux possibilités, nous pouvons avoir confiance en notre intelligence et nos capacités et tenter de trouver une solution ou alors, comme le roi Ezéchias, chercher l’Eternel et laisser notre cause entre ses mains.

Aujourd’hui, nous aussi nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes. Le Seigneur Jésus nous dit : « … vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, moi, j’ai vaincu le monde. » Il dit encore : « Sois sans crainte, car je suis avec toi ; n’ouvre pas des yeux inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite victorieuse. » (Jean 16 : 33 ; Esaïe 41 : 10). Paul aussi nous enseigne à nous confier en Jésus (Philippiens 4 : 13).

Depuis le Saint des saints, le Seigneur reçoit nos pétitions, nos prières, il voit nos préoccupations ; apprenons à avoir toujours plus confiance en lui. Mettons notre vie en harmonie avec la parole de Dieu. Souvenons-nous qu’Ezéchias était un roi qui vivait selon la volonté de l’Eternel et ainsi apprenons que le besoin de l’homme est l’opportunité de Dieu. Que notre Père céleste vous bénisse tous, et à bientôt, votre frère dans la foi. Amen.

Pasteur J.V. Giner