L’ALIMENTATION ET LA SANTÉ

LA BIBLE
14/04/2016
LA COURSE DU JEUNE CHRÉTIEN ET LA TEMPÉRANCE
14/04/2016

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

Notre corps est constitué d’éléments renfermés dans la nourriture que nous absorbons. Nos tissus sont soumis à une usure constante ; le moindre fonctionnement d’un organe produit une détérioration, et la réparation s’en effectue grâce à l’alimentation. Chaque organe requiert donc sa part de nutrition ; le cerveau, les os, les muscles, les nerfs exigent chacun la leur. N’est-il pas merveilleux, ce procédé par lequel nos aliments sont transformés en sang, et ce sang employé à restaurer les tissus usés par le travail ? Jour et nuit, inlassablement, il apporte la vie et la force à chaque nerf, à chaque muscle, à chaque tissu.

Le choix des aliments

Les meilleurs aliments sont ceux qui fournissent les éléments nécessaires au corps. L’appétit ne saurait à lui seul guider ce choix, car il peut être perverti par de mauvaises habitudes. Il lui arrive souvent de réclamer des aliments qui nuisent à la santé et affaiblissent l’organisme au lieu de le fortifier. On ne peut davantage se fier aux coutumes de la société, car la maladie et la souffrance qui prévalent partout sont dues en grande partie aux erreurs populaires sur la manière de se nourrir.

Pour savoir quels sont les meilleurs aliments, il faut étudier le régime donné primitivement à l’humanité. Celui qui a créé l’homme et connaît ses besoins, avait indiqué à Adam comment il devait se nourrir. “Voici, avait-il dit, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.” (Genèse 1 : 29.)

Chassé du paradis pour gagner son pain en cultivant un sol maudit, l’homme reçut alors la permission de manger “l’herbe des champs” (Genèse 3 : 18.). Les céréales, les fruits et les légumes sont donc les aliments que Dieu nous offre. A l’état naturel ou apprêtés d’une manière très simple, ils constituent le régime le plus sain et le plus nourrissant. Ils donnent une force, une endurance et une vigueur physiques et intellectuelles qu’une nourriture plus compliquée et plus stimulante ne saurait jamais fournir.

Mais tous les aliments sains ne sont pas également bons dans n’importe quelle circonstance. Il faut les choisir, les adapter aux saisons, au climat dans lequel nous vivons et à nos occupations. Des aliments excellents à certaines saisons, ou sous certains climats, peuvent ne plus convenir dans d’autres conditions. De même aussi, tel aliment qui sera pris avantageusement par ceux qui se livrent à un travail physique pénible ne convient pas aux personnes dont les occupations sont sédentaires ou intellectuelles. Dieu nous a donné une ample variété d’aliments sains, et chacun, guidé par l’expérience et le bon sens, doit choisir ceux qui s’adaptent le mieux à ses besoins.

La nature fournit en abondance des fruits et des céréales, et d’année en année les produits de tous les pays sont mieux répartis, grâce aux facilités croissantes de transport. Il en résulte que beaucoup d’aliments considérés autrefois comme coûteux et luxueux sont aujourd’hui à la portée de tous. Tel est en particulier le cas des fruits secs et des conserves.

Les fruits oléagineux sont de plus en plus employés pour remplacer les aliments carnés ; si on leur adjoint des céréales, des fruits et quelques racines, on obtient un régime sain et nourrissant. On doit veiller cependant à ne pas en consommer une trop grande quantité, et ceux qui les supportent mal en useront avec prudence. Il faut se souvenir aussi que certains d’entre eux sont meilleurs que d’autres; les amandes sont préférables aux arachides, mais celles-ci en quantité limitée et employées avec des céréales sont nourrissantes et digestibles.

Convenablement préparées, les olives, comme les noix, remplacent avantageusement le beurre et la viande. Elles contiennent une huile bien préférable à la graisse animale. L’huile d’olive est laxative : son emploi est favorable aux tuberculeux et peut guérir les estomacs irrités ou ulcérés.

Les personnes accoutumées à une nourriture riche et très stimulante ont le goût perverti, et ne peuvent au premier abord s’accommoder d’aliments simples. Il faut du temps pour que leur goût redevienne normal et que leur estomac se remette des abus dont il a souffert. Mais en persévérant dans l’emploi d’aliments sains, on finit par les apprécier et on y trouve plus de plaisir qu’aux friandises malsaines. L’estomac, exempt de toute inflammation et de tout surmenage, peut alors s’acquitter facilement de sa tâche.

Variez vos menus

Les besoins du corps exigent une quantité suffisante d’aliments sains et nourrissants.

Il est possible, avec un peu de prévoyance et de méthode, de se procurer en tous pays ce qui est le plus favorable à la santé. Le blé, le riz, le maïs et l’avoine, ainsi que les haricots, les pois et les lentilles s’expédient partout. En y ajoutant les fruits du pays ou de l’étranger et les légumes qui croissent dans la localité, on a tout ce qu’il faut pour se passer de viande. …

Une grande variété d’aliments au même repas incite à manger trop et expose à l’indigestion.

Il n’est pas bon de manger des fruits et des légumes au même repas. Pour ceux qui ont une digestion laborieuse, l’emploi de ces deux catégories d’aliments à la fois peut provoquer un embarras gastrique et rendre difficile tout effort cérébral. Il vaut mieux prendre les fruits à un repas et les légumes à un autre.

Variez vos menus. Que l’on ne voie pas sur votre table, repas après repas, et jour après jour, les mêmes plats, préparés de la même manière. L’organisme est mieux nourri si l’alimentation est variée.

Préparation des aliments

S’il ne faut pas manger simplement par gourmandise, on ne doit pas non plus manifester de l’indifférence quant à la qualité des aliments et la manière de les préparer. Si ceux-ci ne sont pas pris avec plaisir, ils sont moins bien assimilés. Qu’ils soient donc choisis avec soin et apprêtés intelligemment. …

Une nourriture insuffisante et des aliments mal cuits appauvrissent le sang et affaiblissent tout l’organisme. Ils créent un état maladif avec son cortège d’irritabilité et de nervosité. Les victimes d’une mauvaise cuisine sont légion. …

Cuisiner n’est pas une science inférieure ; c’est au contraire l’une des plus importantes de la vie pratique. Toutes les femmes devraient l’approfondir, et il faudrait en adapter l’enseignement aux besoins des classes pauvres. Ce n’est pas facile de préparer des aliments appétissants et en même temps simples et nourrissants, mais on peut y arriver. Ils paraîtront d’autant plus savoureux et sains qu’ils auront été préparés avec plus de simplicité. …

Régularité des repas

Il est d’une importance capitale de prendre les repas à des heures régulières. Le repas terminé, on ne doit plus rien prendre jusqu’au suivant. Beaucoup mangent lorsque leur organisme n’a pas besoin de nourriture, à des intervalles irréguliers, ou entre les repas, parce qu’ils n’ont pas la force de volonté suffisante pour résister à cette inclination. Certaines personnes, lorsqu’elles voyagent, grignotent constamment quelque nourriture, ce qui est très préjudiciable à leur santé. Si, au contraire, elles prenaient régulièrement des aliments simples et nourrissants, elles ne se sentiraient pas si lasses et seraient moins souvent malades.

Une autre habitude néfaste consiste à manger au moment de se coucher, après les repas habituels. On ressent alors une certaine faiblesse, et on prend encore quelque nourriture. En s’écoutant ainsi, on contracte une habitude devenant si invétérée qu’il semble impossible de s’endormir sans avoir mangé. Le résultat de ces repas tardifs est que la digestion a lieu pendant le sommeil et que celui-ci est souvent troublé par des cauchemars ; au matin, on s’éveille fatigué et sans appétit pour le petit déjeuner. Il faut que le travail de l’estomac soit terminé quand on se couche, car cet organe doit se reposer comme tout le reste du corps. Les soupers pris tard dans la nuit sont particulièrement nuisibles aux personnes sédentaires. Les troubles qu’ils engendrent sont souvent à l’origine d’une maladie mortelle.

Dans bien des cas, la faiblesse qui provoque le désir de manger avant de se coucher provient de ce que les organes digestifs ont été surmenés pendant la journée. Après avoir digéré un repas, ils ont besoin de repos. Cinq ou six heures au moins devraient s’écouler entre les repas. D’ailleurs, bien des personnes, après en avoir fait l’essai, trouvent que deux repas par jour valent mieux que trois.  – Rayons de Santé, pp. 87-94.

La méthode de prendre deux repas par jour est généralement favorable à la santé. Cependant, certaines personnes ont besoin d’un troisième repas. Celui-ci devrait être très léger. Les biscuits secs, les biscottes, les fruits ou le café de céréales torréfiées sont les meilleurs aliments pour le repas du soir. – Rayons de Santé, p. 107.

Habitudes à éviter

Les aliments ne devraient jamais être pris très chauds ou très froids. Pris froids, ils fatiguent l’estomac, qui doit les réchauffer avant que la digestion puisse avoir lieu. Les boissons froides sont également mauvaises pour la même raison, tandis que l’usage habituel de boissons chaudes est débilitant. En fait, plus on prend de liquide au repas plus la digestion est difficile, car le liquide doit être absorbé avant que celle-ci puisse commencer. N’employez pas trop de sel, évitez les conserves au vinaigre et les aliments épicés. Mangez du fruit en abondance, et l’irritation de l’estomac qui cause la soif pendant le repas disparaîtra presque entièrement.

Il faut manger lentement et bien mastiquer, afin que la salive pénètre les aliments et que les sucs digestifs puissent entrer en action.

C’est une grave erreur de manger après un exercice violent, lorsqu’on est épuisé ou en transpiration. Dès que l’on mange, les énergies nerveuses sont fortement mises à réquisition, de sorte que si l’esprit ou le corps est surmené immédiatement avant ou après le repas, la digestion est entravée. Lorsqu’on est excité, inquiet ou pressé, il vaut mieux ne pas manger avant d’avoir retrouvé le calme et le repos.

L’estomac est étroitement relié au cerveau. Lorsqu’il est malade, il appelle à son aide la force nerveuse de celui-ci. Si ses appels sont trop nombreux, le cerveau se congestionne. C’est pourquoi les travailleurs intellectuels qui manquent d’exercices physiques devraient veiller à n’user qu’avec sobriété même des aliments les meilleurs. Pendant les repas, oubliez les soucis et les anxiétés ; ne soyez pas pressés, mangez tranquillement, avec joie et gratitude envers Dieu pour tous ses bienfaits.

Trop manger

Il en est beaucoup qui renoncent à la viande et à d’autres aliments malsains et s’imaginent que leur nourriture, étant simple et saine, ils peuvent satisfaire leur appétit sans restriction. C’est une erreur. Les organes digestifs ne doivent pas être surchargés d’aliments, si bons soient-ils ; ils ne peuvent que partiellement les assimiler. …

Le résultat de la suralimentation se fait parfois sentir immédiatement. Mais dans certains cas, il y a absence de sensation douloureuse. Toutefois, les organes digestifs n’en sont pas moins affaiblis, et les forces physiques sont minées lentement.

Les excès alimentaires encombrent l’organisme et donnent naissance à un état maladif et fébrile. Ils attirent vers l’estomac une quantité anormale de sang, déterminant le refroidissement des extrémités et le surmenage des organes digestifs. Lorsque ceux-ci ont accompli leur tâche, il subsiste un sentiment de faiblesse et de langueur que l’on confond souvent avec la faim ; mais cette sensation est due à l’état d’épuisement des organes en question. Un autre phénomène concomitant est parfois l’engourdissement du cerveau, et la répulsion pour tout effort mental et physique.

Ces symptômes désagréables proviennent d’un déploiement considérable de forces vitales nécessitées par une digestion laborieuse. L’estomac, fatigué à l’extrême, crie : “Donnez-moi du repos!” Mais ses appels sont souvent mal interprétés ; on croit qu’il s’agit d’une demande de nourriture, et au lieu de le laisser en repos, on accroît encore sa tâche. Il en résulte que les organes digestifs sont épuisés alors qu’ils devraient pouvoir accomplir convenablement leur tâche.

Comment se nourrir le jour du repos

On ne devrait pas préparer pour le jour du repos une plus grande quantité ou une plus grande variété d’aliments que les autres jours. Au contraire, que ceux-ci soient plus simples, et que l’on mange moins, afin d’avoir l’esprit mieux disposé pour s’occuper de questions spirituelles. Un estomac surchargé implique un cerveau engourdi. On peut alors entendre les paroles les plus précieuses sans en profiter, parce que l’esprit est alourdi par une digestion difficile. En mangeant trop le jour du repos, beaucoup se privent à leur insu des bienfaits qu’il apporte.

On évitera de faire la cuisine ce jour-là, mais il ne faut pas nécessairement manger froid. En hiver, les aliments préparés la veille doivent être réchauffés. Que les repas, bien que simples, soient appétissants. Dans les foyers où il y a des enfants, on mettra sur la table des plats qui soient un régal et que la famille n’ait pas l’habitude de manger chaque jour.

Réforme alimentaire

Si l’on a contracté de mauvaises habitudes alimentaires, il ne faut pas tarder à les réformer. Lorsque les abus ont provoqué une dyspepsie, conservons les forces qui nous restent en évitant tout surmenage de l’estomac. Quand il a été maltraité trop longtemps, celui-ci ne peut plus se rétablir tout à fait ; mais une alimentation convenable le préservera d’une plus grande faiblesse et réussira à l’améliorer. Il n’est pas facile de prescrire des règles s’adaptant à chaque cas, mais en se conformant aux principes d’une alimentation saine, de grands changements peuvent être opérés, et la cuisinière n’aura plus besoin de chercher constamment à exciter l’appétit.

La récompense de la sobriété dans l’alimentation, c’est la vigueur mentale et morale, ainsi que la maîtrise des passions mauvaises. La suralimentation est particulièrement nuisible aux tempéraments apathiques auxquels une nourriture frugale, associée à beaucoup d’exercices physiques, convient mieux. Des hommes et des femmes très bien doués n’accomplissent pas la moitié de ce qu’ils pourraient faire parce qu’ils ne savent pas dominer leur appétit.

Beaucoup d’écrivains et d’orateurs commettent l’erreur suivante : après un repas copieux, ils se mettent au travail, lisent, étudient ou écrivent sans se permettre un seul instant d’exercice physique. Il en résulte que les idées et les mots ne leur viennent que difficilement ; ils n’arrivent pas à écrire ni à parler avec la force et la véracité indispensables. Leurs efforts sont ternes et stériles.

Des hommes qui occupent des postes de confiance ont à prendre chaque jour des décisions importantes. Appelés à agir rapidement, ils ne peuvent le faire que s’ils pratiquent une stricte tempérance. L’esprit se fortifie par l’exercice rationnel des énergies physiques et mentales. Si l’effort n’est pas trop épuisant, toute lassitude ressentie apporte une nouvelle vigueur. Mais souvent ceux qui sont appelés à prendre ces décisions urgentes sont influencés défavorablement par une alimentation défectueuse. Un estomac malade rend l’esprit confus, indécis, souvent irritable, dur et injuste. Beaucoup d’œuvres qui auraient été pour le monde une bénédiction ont dû être abandonnées, et plus d’une mesure injuste, oppressive et cruelle a été prise à cause d’un état morbide qui était la conséquence de mauvaises habitudes alimentaires.

Voici un conseil pour tous ceux qui se livrent à un travail sédentaire et surtout mental : A chaque repas, ne prenez que deux ou trois sortes d’aliments simples, et ne mangez pas plus qu’il ne faut pour apaiser votre faim. Ajoutez à cela, chaque jour, de l’exercice, et voyez si vous ne vous en trouvez pas bien. Que tous ceux qui ont un peu de courage moral en fassent l’essai.

Les ouvriers, occupés à un travail physique épuisant, ne sont pas obligés d’être aussi attentifs à la quantité et à la qualité de leurs aliments ; mais ils n’en jouiraient pas moins d’une meilleure santé s’ils prenaient l’habitude de se dominer dans le manger et dans le boire.

Certains demandent parfois qu’on leur prescrive exactement le régime qu’ils doivent suivre. Ce sont surtout ceux qui se suralimentent, puis le regrettent, en sorte qu’ils pensent constamment au manger et au boire. Mais nul ne peut, sur un sujet semblable, faire la loi aux autres. Chacun doit utiliser son bon sens et se conformer aux principes de l’hygiène, tout en s’efforçant de se contrôler soi-même.

Notre corps appartient au Christ qui l’a racheté. Nous ne sommes pas libres d’en disposer. Tous ceux qui connaissent les lois de la santé doivent comprendre que l’obéissance à ces lois est un devoir impérieux. C’est nous qui subissons la peine de notre désobéissance, et c’est nous qui devrons rendre compte à Dieu de nos habitudes et de nos manières d’agir. La question que nous avons à nous poser n’est pas : “Quelle est la coutume du monde?” mais bien : “Comment, en tant qu’individu, traiterai-je mon corps, la demeure que le Seigneur m’a donnée?” – Rayons de Santé, pp. 94-98.

Extrêmes à éviter

Ceux qui ont vraiment compris les lois de la santé évitent les extrêmes. Ils choisissent leurs aliments non seulement pour satisfaire leur appétit mais pour fortifier leur corps. Ils cherchent à maintenir toutes leurs énergies dans le meilleur état possible pour les mettre au service de Dieu et de leurs semblables. Leur appétit est contrôlé par la raison et la conscience, et il en résulte la santé du corps et de l’âme. Et s’ils ne font pas une grande propagande, leur exemple n’en rend pas moins témoignage en faveur de leurs principes. Ils exercent autour d’eux une heureuse influence.

Il faut montrer beaucoup de bon sens dans la réforme alimentaire. Etudions ce sujet à fond. Et d’abord, nul ne doit se permettre de critiquer ceux dont la manière de faire n’est pas en tous points en harmonie avec la sienne. On ne peut établir une règle invariable pour chacun, et personne n’a le droit de se croire le critère auquel les autres doivent se conformer. Tous ne peuvent manger les mêmes mets ; des aliments sains et appétissants pour certains sont désagréables et mêmes nuisibles pour d’autres. D’aucuns ne peuvent supporter le lait, alors qu’il réussit très bien à d’autres. Il en est qui ne digèrent pas les pois et les haricots, tandis que d’autres s’en trouvent très bien. Pour les uns, les préparations de céréales à l’état naturel sont excellentes ; d’autres ne peuvent en faire usage.  …

D’aucuns vivent sans cesse dans l’appréhension que leurs aliments, quelque simples et sains qu’ils soient, ne leur fassent mal. Je leur dirai : N’ayez pas cette crainte ; détournez vos pensées de ce sujet. Après avoir demandé à Dieu de bénir votre nourriture croyez qu’il a entendu votre prière.

En principe, il faut bannir de notre table tout ce qui est de nature à irriter l’estomac et à nuire à la santé ; mais souvenons-nous qu’une alimentation insuffisante appauvrit le sang. Des cas de maladies très difficiles à guérir peuvent en résulter. L’organisme n’étant pas suffisamment nourri, une débilité générale et la dyspepsie s’ensuivent. Ceux qui s’alimentent insuffisamment n’y sont pas toujours contraints par pauvreté ; ils le font souvent par ignorance, par négligence, ou pour obéir à leurs idées erronées de réforme.

Dieu n’est pas honoré lorsque nous négligeons notre corps ou que nous lui imposons des excès, nous rendant ainsi incapables de le servir. Prendre soin du corps en lui fournissant des aliments savoureux et nourrissants, est un des premiers devoirs de la maîtresse de maison. Mieux vaut dépenser moins pour les vêtements et l’ameublement que d’économiser sur la nourriture.  …

Accordez une grande attention à votre alimentation. Allez de la cause à l’effet ; maintenez l’appétit sous le sceptre de la raison. Ne malmenez pas votre estomac en mangeant trop, mais ne vous privez pas des aliments sains et nécessaires à la santé. …

La réforme sanitaire est basée sur des principes larges et à longue portée ; ne la rapetissons pas par des vues étroites. Que nul ne s’en laisse détourner par l’opposition, le ridicule ou le désir de faire plaisir à quiconque. Ceux qui sont guidés par des principes suivront le droit sentier d’une manière ferme et décidée tout en manifestant un esprit généreux, chrétien et modéré. – Rayons de Santé, pp. 106-109.

S’il est nécessaire d’étancher sa soif, la nature n’exige rien de plus que de l’eau pure consommée un certain temps avant ou après le repas. Ne prenez jamais de thé, de café, de bière, de vin ou de liqueurs fortes ; l’eau est ce qu’il y a de meilleur pour purifier les tissus. – The Review and Herald, 29 juillet 1884. – Tempérance, p. 78.