L’ALIMENTATION CRUE

COME SI MOSTRA IL COMPIMENTO DELLA LEGGE?
01/12/2017
LE CREUSET DE L’ÉTERNEL
01/12/2017

Nous savons que la fréquente consommation de vitamines et d’antioxydants est associée à la prévention de nombreuses maladies, notamment des maladies cardio-vasculaires qui frappent les pays développés à cause de la consommation élevée de graisses saturées d’origine animale. (Selon les statistiques, une personne sur trois meurt de maladies cardiovasculaires dans les pays développés).

Dans cet article nous aimerions présenter quelques lignes directrices pour apprendre à remplacer les différents produits d’origine animale, et aussi remplacer les graisses saturées par des graisses insaturées qui sont  contenues dans les fruits oléagineux, les avocats et les huiles végétales (sauf l’huile de noix de coco et de palme qui contiennent des graisses saturées). Nous aimerions aussi mentionner la multitude d’effets négatifs et même pathogènes que la cuisson a sur la plupart des aliments que nous mangeons. Avons-nous quelquefois pensé aux nutriments que nos plats cuisinés contiennent ou ne contiennent pas ? Nous avons probablement vu de multiples pyramides alimentaires, nous pouvons connaître par cœur le contenu nutritif des aliments, mais quand ces aliments sont cuits leurs nutriments sont altérés et réduits de beaucoup ! Nous avons souvent participé à un délicieux repas aux rencontres fraternelles du Sabbat, mais il est parfois difficile de trouver des aliments qui devraient être riches en enzymes, vitamines et minéraux, qui soient des aliments vivants et non morts, qui ne contiennent pas de protéines dénaturées et / ou de benzopyrènes, qui recèlent des biophotons, des antioxydants, des produits phytochimiques, et qui soient des aliments bioactifs – comme le sont les aliments crus (qui apparaissent rarement). Dieu a donné en Eden au premier couple une nourriture végétalienne et parfaite, elle ne contenait pas de plats ou d’ingrédients cuits ou d’origine animale !

Avec l’aide de Dieu, ici aux Pays-Bas, il y a un large éventail d’aliments qui peuvent être consommés crus, comme beaucoup de légumes biologiques, de légumineuses et céréales germées, de fruits oléagineux, de fruits, même en hiver ! Tous les pays ne bénéficient pas d’une telle offre en toutes saisons.

Les aliments naturels, sans être transformés par la cuisson, la conservation, la transformation, le raffinage, etc., sont ceux qui nous fournissent la véritable nourriture donnée par Dieu en Eden. En réalité, comme nous sommes habitués à manger plus de plats cuisinés que d’aliments crus nous ne recevons pas tous les nutriments dont nous avons besoin et nous sommes de plus en plus sensibles aux maladies, aux infections, aux caries dentaires, à la grippe, etc., sans parler des pâtes blanches, du pain blanc, du couscous, du riz et du sucre, des huiles et autres produits raffinés qui non seulement ne contiennent pas de véritables nutriments mais en plus déminéralisent notre corps ! Ces aliments n’ont rien de naturel. Dieu a créé toutes les céréales et les aliments avec un large éventail de vitamines, de minéraux et d’antioxydants. En manipulant et en raffinant ces aliments, ils perdent une grande partie de leurs nutriments, et non seulement cela, mais avec l’ajout de conservateurs et préservateurs, beaucoup d’entre eux sont nuisibles à la santé, et deviennent des aliments nocifs. (Un exemple tout simple : selon la législation européenne la farine blanche commune vendue dans les supermarchés, après le processus de raffinage et de conservation perd complètement sa valeur nutritive, aussi, de manière à les compenser, des nutriments de synthèse sont ajoutés et autorisés par la législation ! Alors nous pouvons nous imaginer la qualité nutritive d’un pain blanc avec tous ces additifs. Chers amis, frères et sœurs, il faut éviter ces produits raffinés sous toutes leurs formes, qui ne sont pas des aliments, sinon que des produits déclarés comestibles, et les remplacer par des aliments nutritifs et complets. Sans mentionner qu’aujourd’hui les plantes manquent de divers minéraux et de vitamines en raison de l’exploitation des terres et l’utilisation d’engrais artificiels qui ne contiennent pas tous les éléments et les propriétés dont les plantes ont besoin. Les engrais chimiques azotés sont les plus utilisés, puisque l’azote rend la plante beaucoup plus belle, avec de grandes feuilles et de gros fruits (c’est très facile à vérifier chez soi en ajoutant un engrais azoté à nos plantes d’intérieur). Les plantes manquent de nombreux minéraux et d’oligo-éléments parce qu’en général elles ont besoin d’azote, de phosphore et de potassium pour survivre. Bien sûr, il existe plusieurs types d’engrais chimiques dont la teneur en nutriments est différente. Cependant, nous connaissons les intérêts de cette industrie : obtenir des produits attrayants et intéressants avec des investissements à bas prix, dans le but de vendre le plus cher possible, peu importe le contenu nutritionnel ou le contenu de pesticides accumulés dans les aliments.

Considérons par exemple les produits d’origine animale tels que les produits laitiers, les œufs, la viande. De quoi sont nourris la majorité des animaux en Europe destinés aux produits des supermarchés ? La plupart du temps ils reçoivent du fourrage génétiquement modifié. Ces graines (avec lesquelles le fourrage est produit), sont principalement du soja et du maïs génétiquement modifiés et qui sont souvent traités avec un pesticide appelé glyphosate, qui est hautement toxique, qui cause le cancer, et en plus endommage l’ADN et les chromosomes des cellules humaines selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), et bien sûr s’accumule dans les graines. Récemment l’Union Européenne approuva la licence du glyphosate pour encore 5 ans. Alors nous pouvons nous imaginer la qualité finale des produits d’origine animale. Nous comprenons toujours mieux pourquoi l’Esprit de prophétie conseille de devenir végétaliens à la fin des temps. Ne sommes-nous pas parvenus à la fin des temps ?

Avantages de l’agriculture biologique

Nous savons que les aliments (supposés) biologiques ne contiennent pas de pesticides ; le fumier et le compost de matières organiques sont utilisés pour leurs cultures. Les plantes obtiennent tous les minéraux, les oligo-éléments et les éléments nutritifs nécessaires à leur croissance et peuvent mieux se protéger des prédateurs et des parasites. En conséquence, les plantes contiennent beaucoup plus de nutriments que les plantes conventionnelles.

Quels nutriments sont perdus pendant la cuisson ?

Un exemple simple : la qualité des légumes est modifiée par la cuisson. Une étude espagnole publiée dans le Journal of Food Sciences1 a conclu que porter les légumes à ébullition, une des façons les plus populaires de les préparer, implique une perte importante de vitamines et autres antioxydants, parce que la chaleur et d’autres conditions connectées avec la cuisson peuvent détruire ou éliminer une part importante des nutriments dans les légumes.

Une autre étude réalisée par l’Université d’Akron aux Etats-Unis1 détermine que la vitamine K est résistante à la chaleur. Cependant les vitamines telles que A, C, B1, B2 et l’acide folique (B9) et E sont sensibles à la chaleur et peuvent être perdues ou totalement détruites par la cuisson des légumes : bouillis ou cuits à la vapeur, en fonction du temps et de la température maximale atteinte. Selon les conditions de cuisson et la conservation, les légumes peuvent perdre de 40% de la vitamine A, jusqu’à 80% de la vitamine B1 et E. La vitamine C par exemple est très sensible non seulement à la chaleur mais à l’oxygène et aussi à la lumière ! Si nous laissons un verre de jus d’orange à température ambiante (sans le réchauffer ou le cuire bien sûr), il suffit de 30 minutes pour n’avoir plus qu’un peu de vitamine C. Alors rappelons-nous que les aliments cuits n’ont plus de vitamine C. Par conséquent, c’est une autre raison pour que la salade et cette vitamine importante ne manque pas à nos repas.

La meilleure de toutes les cuissons est la cuisson à la vapeur ou al dente [qui soit ferme sous la dent]. Les vitamines et minéraux des légumes peuvent rester intacts, mais en jetant l’eau de cuisson on les perd et c’est ce qu’on appelle la lixiviation. Dans ce cas, l’eau de cuisson peut ajouter de la saveur au plat ou tout simplement le bouillon peut être bu ou utilisé pour la préparation de potages.

La cuisson peut aussi briser la proportion des nutriments des aliments (par exemple la vitamine B1 qui est plus thermolabile que la vitamine B3, plus résistante à la chaleur), ce qui est très important, car la synergie des éléments nutritifs de ces aliments est touchée. Cette synergie est essentielle car l’ensemble est important, la somme des composants, et c’est la combinaison de toutes les substances bienfaisantes dans des proportions déterminées qui rend un aliment bénéfique. Voici comment Dieu a conçu sa création. Par conséquent, une vitamine ou un minéral isolé sera moins bien absorbé et métabolisé et sera moins efficace que la nourriture dans sa forme naturelle avec tous ses nutriments.

La perte de nutriments peut être réduite en suivant plusieurs recommandations telles que :

• Laver, éplucher, et couper peu de temps avant la préparation de la nourriture. En aucun cas il ne faut éplucher, couper puis laver les aliments parce qu’en les épluchant, en les coupant et en les lavant les éléments nutritifs solubles dans l’eau sont éliminés puisque la nourriture est coupée et une plus grande surface est exposée à l’eau ; il faut laver les aliments avant de les couper, comme par exemple les pommes de terre.

• Attendre que l’eau arrive à ébullition avant d’y verser l’aliment afin de réduire  l’oxydation.
• Faire cuire les légumes al dente et refroidir le plus rapidement possible.
• Tirer parti de l’eau de cuisson pour préparer d’autres plats.
• Laver rapidement les aliments.

Lorsque l’aliment est chauffé au-dessus de 42° C il n’est plus cru et les nutriments et autres éléments nutritifs essentiels commencent à se détruire (vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés essentiels, antioxydants,  enzymes, biophotons …). Cela peut conduire à des carences nutritionnelles et un manque de vitalité et d’énergie ; la santé est minée peu à peu et engendre la maladie.

Il faut noter que lorsque nous mangeons ce n’est pas seulement pour satisfaire le palais, mais pour nourrir tout le corps. Voilà l’objectif fondamental de l’acte de manger. Rappelons-nous les versets bibliques suivants : « Heureux toi, pays dont le roi est de race illustre, et dont les princes mangent au temps convenable, pour soutenir leurs forces, et non pour se livrer à la boisson ! » Ecclésisaste 10 : 17. L’apôtre Paul enseigne qu’il y a une façon de manger qui plaît et glorifie Dieu, nous devons vraiment nous demander comment : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » 1 Corinthiens 10 : 31.

Pour nous, sans aucun doute, manger sainement selon notre meilleure connaissance est vraiment glorifier Dieu. Nous remarquons qu’en cuisant un aliment, il subit des changements tant au niveau de la couleur, de l’odeur, du goût et de la consistance. Et dans la composition de l’aliment il y a aussi des changements chimiques qui se produisent.

Composants alimentaires qui se modifient

Les protéines

Les protéines se dénaturalisent, c’est-à-dire que la chaleur change leurs structures moléculaires. Cela implique une plus mauvaise digestion de celles-ci. A partir de 100°C il y a une perte de certains acides aminés essentiels comme la lysine par exemple qui est nécessaire pour absorber le calcium. (Les acides aminés sont les briques avec lesquelles le corps construit ses protéines). Cela implique une diminution de la valeur biologique de la protéine.

Les graisses

Les matières grasses subissent une oxydation à partir de 60°C. Lorsque des températures élevées (160-200ºC) sont atteintes, une partie de leurs acides gras insaturés deviennent saturés (elles augmentent le “mauvais” cholestérol LDL, qui favorise les maladies coronariennes) et d’autres changent de la forme cis à trans. Notre corps a du mal à métaboliser ces acides gras parce qu’ils n’existent pas dans la nature et nos enzymes sont adaptés à la forme cis. Les graisses trans se trouvent dans les produits de boulangerie industrielle : margarines, pizzas, viennoiseries, aliments frits, snacks. …

En 2002, à l’Université de Wake Forest (Etats-Unis), une étude2 fut réalisée sur les graisses trans. Un premier groupe de singes a été nourri avec un régime contenant 8% de graisses trans et un autre groupe a été nourri avec des aliments qui contenaient 8% d’acides gras mono-insaturés (ceux de l’huile d’olive). Malgré que les deux groupes de singes prissent le même nombre de  calories, sur une période de six ans (qui équivalent à vingt ans chez l’homme) les singes qui mangeaient des graisses trans engraissèrent presque quatre fois plus, sans doute parce que ces graisses sont très difficiles à digérer. Cela montre qu’une calorie n’est pas toujours une calorie. Nous ne devons pas uniquement nous concentrer sur la quantité de nourriture, nous devons nous concentrer sur la qualité de l’aliment (vitamines, minéraux, éléments phytochimiques, biophotons, enzymes …) qui est celle qui nous donne une santé rayonnante et le désir de relever les défis auxquels nous sommes confrontés quotidiennement.

D’autre part, il faut noter que tous les aliments fumés, tout comme la fumée de cigarette5, la friture (de n’importe quel aliment) dans des huiles qui peuvent atteindre des températures allant jusqu’à 300°C génèrent des acroléines, qui augmentent le risque de cancer du poumon et du pancréas. Et si ce qui est frit ou rôti à température élevée (au-dessus de 120ºC) sont des aliments riches en amidons, ceux-ci produisent des acrylamides qui ont été démontrés cancérigènes. (Par exemple : les pommes de terre frites). L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a indiqué être très préoccupée par les concentrations d’acrylamides dans les aliments.4

Les enzymes

Les enzymes qualité propre des aliments sont détruits intégralement lors de la cuisson au-dessus de 42°C. Les enzymes préparent l’aliment à être digéré, facilitant cette tâche pour notre corps, qui aura moins besoin d’apporter ses  propres enzymes. Nos propres enzymes ne sont pas seulement impliquées dans la digestion des aliments (bien que c’est celle-ci qui nécessite le plus d’enzymes), mais dans toutes les fonctions du corps : respirer, voir, réparer les cellules, éliminer les poisons et les contaminants chimiques. …

Nous sommes tous nés avec une capacité limitée à produire des enzymes, qui diminue avec les années. Ainsi, on a vu que les enfants ont 100 fois plus d’enzymes que les personnes âgées. Si nous mangeons beaucoup d’aliments cuits, le corps aura besoin d’utiliser ces enzymes qui sont destinées à d’autres activités que la digestion ; ainsi le temps viendra où d’autres systèmes et organes (cerveau, cœur, reins, système immunitaire …) n’auront pas un approvisionnement adéquat et ne pourront plus fonctionner correctement. Cela facilitera l’émergence d’un large éventail de maladies.

Le docteur en médecine Robert Howell, un des pionniers de la santé naturelle,  travailla 6 ans au sanatorium du naturopathe Henry Lindlahr. Là, il a vu comment les patients soumis dans une grande proportion à un régime d’aliments crus, acquirent une magnifique santé et un poids normal. Howell découvrit que l’“ingrédient magique” de ces régimes était les enzymes.

La cuisson détruit aussi une grande partie des biophotons des aliments, qui sont des particules qui nous donnent la vigueur, la force et l’énergie. La quantité de ces composants est étroitement liée à la quantité de lumière du soleil qu’ont reçu les aliments, la qualité du sol dans lequel ils sont cultivés, le temps entre la récolte et la consommation. Les aliments qui présentent le plus de biophotons  sont : l’ananas, la mangue, la tomate, la mûre, la pêche, l’avocat, la papaye et la banane. Cependant, non seulement les fruits ont une teneur élevée de ces particules, mais aussi la terre et la mer qui reçoivent la lumière solaire. En fait, la spiruline et la chlorelle sont deux algues qui contiennent de fortes doses de  biophotons. Par exemple la chlorelle est très bonne pour évacuer les métaux lourds du corps par son apport élevé de biophotons et de fibres mucilagineuses.

En outre, d’autres substances totalement cancérogènes et toxiques sont générées à des températures élevées (200-700ºC) tels que les benzopirènes3 (qui sont des hydrocarbures aromatiques polycycliques) et des amines hétérocycliques. Les aliments qui les contiennent sont les viandes grillées au  barbecue ou au gril, les fruits oléagineux rôtis, le pain grillé, les pizzas et les pains cuits dans un four à bois. …

Le Dr Norman W. Walker (1886-1985) fut un pionnier des régimes à base d’aliments crus et l’un des initiateurs des mouvements végétariens. Dans son ouvrage, il explique que les aliments cuits produisent une couche semblable à un revêtement de plâtre dans le côlon. Plus les aliments sont cuits et industrialisés, plus importants seront les déchets. Au fil du temps, ce revêtement peut augmenter progressivement d’épaisseur. Ainsi, selon cet auteur, il est très fréquent que les gens aient des kilos d’encrassement dans leur côlon. Le naturopathe Arnold Ehret a cette même opinion après avoir fait des centaines d’autopsies.7

En 1930, Paul Kouchakof mit en évidence la leucocytose postprandiale6 (une augmentation de leucocytes ou globules blanches). Habituellement les leucocytes, les globules blancs trouvés dans le sang, se multiplient lors d’une infection, d’une intoxication ou d’un empoisonnement. Ce médecin nota que le taux des leucocytes dans le sang doublait une demi-heure après l’ingestion d’aliments cuits, alors que rien ne se passait après l’ingestion d’aliments crus. Autrement dit, l’organisme traite l’aliment cuit comme un agent envahisseur ou un ennemi. Avec des aliments frais et crus cette augmentation de globules blancs ne se produit pas, bénéficiant ainsi le système immunitaire. Voici donc, comment s’explique que les aliments cuits baissent le système immunitaire. Comme ce médecin russe suggère, cette sollicitation active et récurrente du système immunitaire qui réagit aux aliments cuits (une légère leucémie quotidienne) dévitalise le corps et diminue la capacité défensive de l’organisme, le rendant plus vulnérable aux infections, aux refroidissements, etc.

Qu’est-ce que cela signifie ? Si nous mangeons une pomme et une demi-heure plus tard on nous prélève du sang pour compter les globules blancs, l’hématologue pourra compter environ 7 000 globules blancs par millimètre cube. C’est-à-dire, un taux tout à fait ordinaire. Tout est en ordre. Toutefois, si avant de manger la pomme je la cuis à la vapeur seulement 5 minutes, le taux des leucocytes s’élèvera facilement à environ 14 000 leucocytes par millimètre cube. Le double que dans le premier cas. Conclusion, l’organisme considère la pomme cuite, non comme quelque chose de bon et favorable, en accord avec sa nature propre, mais comme un ennemi contre lequel l’organisme doit se défendre et neutraliser. Autrement dit, la cuisson transforme la pomme en quelque chose sans vie, un ensemble de molécules plus ou moins modifiées.

Le pire de tout cela c’est qu’une pomme, cuite une minute au micro-ondes, peut augmenter le taux de leucocytes dans le sang à plus de 40 000 par millimètre cube. Autrement dit, le corps est capable de distinguer le niveau de dégradation d’un aliment. Et il sait qu’un four micro-ondes modifie l’aliment à des niveaux plus profonds que ne le fait une casserole sur le feu.

A ce point quelqu’un peut penser : “Et alors ? quelle différence y a-t-il si les leucocytes augmentent dans le sang ? C’est à cause de cela que je vais mourir ?” Le système immunitaire doit réagir contre des ennemis potentiellement nuisibles tels que les virus, les bactéries ou même les cellules qui sont en train de devenir cancéreuses. Mais si chaque fois que nous mangeons ce processus doit s’activer, il est évident que cela conduit à un gaspillage d’énergie et de ressource. Cela implique à son tour une diminution dans l’organisme et une perte de vitalité, avec tout ce que cela implique (prédisposition à la maladie, vieillissement prématuré, dysfonctionnements, etc.)

Les découvertes de ce médecin ont également montré que l’ingestion de viande préparée ou transformée (cuite, fumée, salée) provoque une réaction plus violente encore, équivalant à l’augmentation de la leucocytose qui se produit à l’occasion d’un empoisonnement. P. Kouchakof a découvert cependant qu’un régime végétarien compense l’effet négatif d’une petite quantité de nourriture cuite pour ne pas causer de leucocytose. La plupart des gens peuvent tolérer un régime de 80% d’aliments crus avec 20% d’aliments cuits.

Selon P. Kouchakof, les aliments crus peuvent guérir très rapidement les douleurs vives et chroniques, car ils réduisent la surcharge des substances toxiques et des germes contre lesquels le sang doit lutter et permet que le système immunologique se concentre à guérir et à dépurer l’organisme. (Peut-être cette information aidera-t-elle à comprendre pourquoi même les végétariens tombent facilement malades-la grippe par exemple).

LEUCOCYTOSES POST PRANDIALEtude du Dr Kouchakof, publiée en 1930Valeurs en leucocytes par mm3

Moments de la digestion

Aliment cuit

Aliment cru

Avant la digestion

7.000  

7.000

5 minutes après

  8.000

7.000

10 minutes après

10.000

7.000

30 minutes après

14.000

7.000

120 minutes après

  7.000

7.000

Les aliments transformés sont riches en sodium (sel), de sorte que l’abus de ces aliments brise cet équilibre, tandis que les aliments crus sont riches en potassium hautement bio disponible. Selon l’opinion du médecin Max Gerson, créateur d’une thérapie qui porte son nom -efficace pour les maladies chroniques et dégénératives- lorsque cet équilibre est perturbé, généralement causé par un excès de sodium, la chimie de l’organisme est gravement compromise. En effet, une perte de potassium cellulaire, qui est un minéral essentiel dans la transmission de l’influx nerveux, catalyse de nombreuses enzymes corporelles, qui sont essentielles pour les contractions musculaires, celle du cœur inclue, et augmente l’absorption de l’oxygène cellulaire. A son tour, quand nous souffrons d’une pathologie, la respiration cellulaire diminue. Otto Warburg (Prix Nobel) a découvert que les cellules cancéreuses ne se développent que dans un environnement dépourvu d’oxygène. Quels sont les aliments qui contiennent beaucoup d’oxygène ? Les aliments crus. Quels sont les aliments qui manquent d’oxygène ? Les aliments cuits.

Bien sûr, nous ne voulons pas vous dire qu’à partir de maintenant, vous devez manger seulement des aliments crus. Ce serait aller à l’extrême. Les haricots et les aubergines crus par exemple contiennent une toxine qui peut pénétrer dans la circulation sanguine et causer des ravages. Cependant la cuisson désactive ces toxines8. Nous pensons qu’il est très important de ne pas arriver à aucun extrême.

Dans de nombreuses régions du monde, on trouve de nombreux plats déjà cuits et des aliments transformés, ce qui signifie que nous consommons plus de calories que jamais auparavant. A l’heure actuelle, un adulte sur trois de plus de 20 ans, est en surpoids dans les pays développés.8

Notre objectif est de vous inviter à essayer de nouvelles recettes et à améliorer votre qualité de vie. Avec une consommation accrue d’aliments crus, nous serons mieux nourris, nous aurons plus d’énergie, plus de vitalité et clarté mentale, plus désireux d’entreprendre de nouveaux projets. Ainsi cette alimentation crue nous sera très utile pour éliminer les toxines, et maintenir l’équilibre acido-basique et du sodium-potassium. Nous nous sentirons plus jeunes, plus légers, nous aurons une meilleure digestion et nous garderons un poids équilibré ; nous pouvons vous faire part de notre expérience, car nous avons suivi la conception et l’alimentation que recommande le Dr Paul Kouchakof.

Bien sûr, nous devons recevoir de la vitamine B12 (environ 1000 microgrammes). Pour cela il faut manger chaque semaine une cuillère à soupe d’algues d’eau salée. Je recommande ces suppléments parce que le régime végétalien ne contient pas assez de vitamine B12 ni d’iode. Les algues de mer (d’eaux salées) sont très riches en iode et c’est la meilleure et la plus naturelle source d’iode pour le bon fonctionnement de la thyroïde. C’est  important de le savoir car la terre en Europe est pauvre en iode, donc tous les aliments qui sont cultivés ici en Europe manquent d’iode. D’autres continents ont un autre profil, comme par exemple le continent américain qui est riche en iode de sorte que les bananes, les ananas et autres produits qui viennent de là-bas contiennent ce minéral.

D’autre part, il est également important de savoir comment combiner les aliments. Certes, tout le monde sait qu’en combinant un type de céréales avec un type de légumineuses on obtient des protéines complètes dont nous avons besoin. Cependant à l’heure de planifier une alimentation riche en aliments crus, nous pouvons préparer une salade verte assaisonnée d’une sauce avec des fruits oléagineux ou du pâté de noix de cajou et accompagnée d’un type de légumineuses cuites ou germées ;  selon cette combinaison nous obtenons les 8 acides aminés essentiels que sont les protéines. (C’est-à-dire une légumineuse avec des céréales ou une légumineuse avec des fruits oléagineux). Il y a aussi quelques aliments qui contiennent déjà en eux-mêmes les 8 acides aminés comme le quinoa, les graines de chia (le chia n’a pas besoin de cuisson, il faut seulement tremper les graines), l’amarante, les graines de chanvre. Et pour terminer, le sarrasin et aussi les pommes de terre qui contiennent des protéines complètes, mais dans une faible proportion ; donc si nous choisissons de bouillir des pommes de terre par exemple (c’est la façon de manger des pommes de terre la plus saine) avec des légumes crus, nous pouvons décorer notre salade avec 2-3 cuillères à soupe de graines de chanvre ainsi nous obtenons des protéines complètes. (Les graines de chanvre sont riches en protéines complètes, par exemple une cuillerée contient 10 g de protéines.) Nous pensons que ce n’est pas compliqué, mais s’il y a quelqu’un qui trouve cela difficile, avec plaisir nous pourrons expliquer en particulier avec plus de détails.

Nous concluons cet article en rappelant que Dieu est le donateur de la santé, lui seul peut nous donner ce trésor. Dans un monde pollué et si plein d’intérêts pour gagner de l’argent, nous ne sommes en sûreté que si Dieu nous protège. Prions et remercions Dieu pour notre nourriture, pour la pluie, le soleil et l’air et la possibilité d’avoir même la nourriture en abondance. Veuille Dieu vous bénir et vous accorder paix et santé.

Arancha Lazar Markus
Nutritionniste

Bibliographie :
1 BBC News-monde, publié le 10 juin 2015. Quels nutriments perdent les légumes quand ils sont bouillis ?
2 EL MUNDO, rubrique : Santé, publié le 13 juin 2006
3 EL PAIS, Madrid, publié le 8 juillet 2001. Rubrique : Sécurité
4 Publication de l’Institut National du Cancer : Nourriture et agriculture. Organisation des Nations Unies. Organisation Mondiale de la Santé. Rapport résumé de la soixante-sixième rencontre jointe FAO/WHO Comité d’experts sur les additifs alimentaires (JECFA). Téléchargé le 24 juillet 2008 de : http://www.who.int/entity/ipcs/food/jecfa/summaries/summary_report_64_final.
5 Publication de l’Institut National du Cancer : Urban M, Kavvadias D, Riedel K, Scherer G, Tricker AR. Acides mercapturiques urinaires et un produit d’addition d’hémoglobine pour la dosimétrie de l’exposition à l’acrylamide chez les fumeurs et non fumeurs. InhalationToxicology 2006 ; 18 (10) : 831-

6 – L’influence des aliments cuits sur le sang humain, dans le livre : Nouvelles lois de l’alimentation humaine, édité en 1937 à Lausanne (Suisse) par la Société Vaudoise de Sciences Naturelles
7 Livre de Norman W. Walker intitulé : Jus de fruits et légumes. ISBN :
8 BBC News-monde, publié le 8 février 2015. Pourquoi cuisons-nous les aliments et ne les mangeons-nous pas crus ?