LA SIGNIFICATION DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE

MEPRISANT LES BENEDICTIONS
01/03/2019
SOMMES-NOUS DE VRAIS RÉFORMATEURS ?
01/03/2019

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

Que demande Dieu ? La perfection, rien de moins que la perfection. Mais si nous voulons y parvenir, nous ne devons avoir aucune confiance en nous-mêmes. Nous devons apprendre et comprendre quotidiennement que l’on ne peut se faire confiance à soi-même. Nous devons nous emparer des promesses de Dieu avec une foi ferme. Nous devons demander le Saint-Esprit dans la pleine conscience de notre impuissance. Et lorsque le Saint-Esprit agira en nous, nous ne nous en attribuerons pas la gloire. Le Saint-Esprit prendra le cœur sous sa protection, avec bienveillance, lui apportant toute la gloire des rayons du Soleil de justice. Par la foi, nous serons gardés grâce à la puissance de Dieu.

 

Nous serons le peuple de Dieu, gardant ses commandements, si nous nous soumettons chaque jour aux directives de son Esprit. Nous pouvons montrer au monde que, même en cette vie, l’obéissance aux commandements apporte sa récompense, et, dans la vie à venir, la bénédiction éternelle. Quelle que soit notre profession de foi, le Seigneur, qui évalue nos actions, ne voit qu’une représentation imparfaite du Christ. Il a déclaré qu’un tel état de choses ne peut le glorifier.

 

Remettre à Dieu la garde de l’âme signifie beaucoup. Cela implique vivre et marcher par la foi, ne pas se glorifier ni se confier en soi-même, mais regarder à Jésus, notre avocat, lui qui suscite la foi et la mène à la perfection. Le Saint-Esprit fera son œuvre dans un cœur contrit, mais il ne pourra jamais travailler dans une âme dominée par sa suffisance et sa propre justice. Une telle âme cherchera à se corriger par sa propre sagesse. Cette personne s’interpose entre le Saint-Esprit et son âme. Le Saint-Esprit agira si le moi ne s’interpose pas. …

 

Le Saint-Esprit est prêt à coopérer avec quiconque veut le recevoir et se laisser enseigner par lui. Ceux qui s’attachent à la vérité et sont sanctifiés par elle deviennent tellement unis au Christ qu’ils peuvent le représenter par leurs actes et leurs paroles. … Puisse l’Esprit de Dieu parler aux cœurs des élus de Dieu, afin que leurs paroles soient aussi précieuses que l’or tandis qu’ils présentent le pain de vie à ceux qui vivent dans la transgression et le péché. …

 

Le plaisir et la volonté de Dieu, c’est que les bénédictions données aux hommes le soient en toute plénitude. Il a pourvu à la victoire dans chaque difficulté, chaque besoin étant satisfait par le Saint-Esprit. Il a ainsi prévu que l’homme puisse édifier un caractère chrétien. Dieu voudrait nous voir contempler son amour et ses promesses, qu’il accorde si généreusement à ceux qui n’ont aucun mérite par eux-mêmes. Il désire nous voir dépendre totalement, joyeusement et avec reconnaissance, de la justice qui nous est préparée en Christ. Dieu écoute quiconque vient à lui par la voie qu’il a prévue.  – Levez vos yeux en haut, p. 345.

 

Il y a un véritable travail à accomplir en nous. Nous devons constamment soumettre notre volonté à la volonté de Dieu, notre manière d’être à la sienne. Nos idées particulières tendront sans cesse à prendre le dessus, mais nous devons donner la première place à Dieu qui opère tout en tous. Nous ne sommes pas à l’abri des défaillances humaines, mais nous devons continuellement chercher à les surmonter, non pour devenir parfaits à nos yeux, mais pour être capables de toute bonne œuvre. Nous ne devons pas nous appesantir sur les sombres aspects de notre vie. Notre âme ne doit pas se reposer sur elle-même, mais en Celui qui opère tout en tous.

 

En contemplant comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur. Nous nous attendons à trop peu, et nous recevons selon notre foi. Nous ne devons pas rester attachés à nos voies, à nos plans, à nos idées ; nous devons être transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Les péchés habituels doivent être conquis, les mauvaises habitudes surmontées. Les dispositions et les sentiments désagréables doivent être déracinés ; des émotions et des caractères saints doivent être suscités en nous par l’Esprit de Dieu.

 

C’est ce que la Parole de Dieu explique clairement, mais le Seigneur ne peut produire en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir, que si nous crucifions notre moi, avec ses affections et ses convoitises, à chaque étape du chemin. Si nous nous efforçons d’agir par nous-mêmes, nous échouerons lamentablement. … Nous avons une grande tâche à accomplir, et si nous travaillons avec Dieu, les anges collaboreront avec nous. … Emparons-nous donc de ce grand pouvoir par une foi vivante, dans la prière et la confiance, l’espérance et le travail. Alors Dieu fera ce que lui seul peut faire. …

 

Le moi est ce qu’il y a de plus difficile à gouverner. En déposant nos fardeaux, n’oublions pas de laisser notre moi aux pieds de Jésus. Remettez-vous entièrement entre les mains de Jésus, pour qu’il vous forme et vous modèle en vases d’honneur. Vos tentations, vos idées, vos sentiments doivent tous être déposés au pied de la croix. C’est alors que l’âme sera prête à écouter les divines paroles d’instruction. Jésus vous donnera à boire de l’eau qui coule du fleuve de Dieu. Sous l’influence adoucissante et attendrissante de son Esprit, votre froideur et votre apathie disparaîtront. Le Christ sera en vous une source d’eau, jaillissant jusque dans la vie éternelle. …

 

Que le pouvoir sanctifiant de la vérité soit exprimé dans votre vie et révélé dans votre caractère. Que le Christ vous modèle, comme l’argile est modelée entre les mains du potier. – Levez vos yeux en haut, p. 210.

 

L’œuvre du salut est une œuvre d’association, de coopération. Il y a collaboration entre Dieu et le pécheur repentant ; ce travail est indispensable pour la formation des vrais principes qui constituent un caractère. Nous devons lutter avec opiniâtreté pour dominer les obstacles qui nous empêchent de parvenir à la perfection. Mais nous dépendons absolument de Dieu pour réussir.

 

Les efforts humains ne suffisent pas en eux-mêmes. Sans le secours de la puissance divine, ils ne servent de rien. Dieu et l’homme doivent agir de concert. Il faut que la résistance à la tentation vienne de l’homme, qui puisera ses forces en Dieu. D’une part se trouvent la sagesse infinie, la compassion, la puissance ; d’autre part, la faiblesse, la méchanceté, l’impuissance totale.

 

Dieu désire que nous ayons de l’empire sur nous-mêmes. Mais il ne peut nous aider sans notre propre consentement, ou sans notre collaboration. L’Esprit divin agit par les forces et les facultés données à l’homme. Par nous-mêmes, nous sommes incapables de mettre nos intentions, nos désirs, nos inclinations en harmonie avec la volonté de Dieu ; mais si nous y consentons, le Sauveur accomplira ceci pour nous : “Nous renverserons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amènerons toute pensée captive à l’obéissance de Christ.”

 

Celui qui veut former un caractère fort et bien équilibré, devenir un chrétien pondéré, doit s’abandonner totalement entre les mains du Christ et se dévouer pour lui, car le Rédempteur n’acceptera jamais un service partagé. Il apprendra, jour après jour, ce que veut dire renoncer à soi-même. Il étudiera les saintes Ecritures, en pénétrera le sens, obéira à ses préceptes. Ainsi, pourra-t-il atteindre la perfection chrétienne.

 

Jour après jour, Dieu collaborera avec l’homme pour perfectionner son caractère, afin qu’il soit en état de se présenter devant lui lors de l’épreuve finale. Jour après jour, le croyant montrera par une sublime expérience faite devant le monde et les anges comment peut opérer l’Evangile chez les êtres déchus. – Conquérants pacifiques, p. 428.

 

La force acquise par la prière jointe à la discipline personnelle nécessaire à une meilleure méditation nous préparent à affronter les devoirs quotidiens, à être en paix en toutes circonstances, quelle que soit l’épreuve. Les tentations rencontrées chaque jour rendent la prière indispensable. Pour être protégés par la puissance de Dieu, nous devrions sans cesse prier silencieusement afin de recevoir secours, lumière, force et connaissance. Mais la méditation et la prière ne peuvent pas remplacer l’action bienfaisante et continue. Pour parvenir à la perfection du caractère chrétien, nous devons à la fois travailler et prier.

 

Nous devons vivre une double vie, une vie de pensée et une vie d’action, une vie de prière silencieuse et une vie de travail intense. … Dieu veut que nous soyons des épîtres vivantes, connues et lues de tous les hommes. L’âme qui se tourne vers Dieu par la prière quotidienne pour recevoir la force dont elle a besoin, aura de nobles aspirations, une claire vision de la vérité et du devoir, des buts élevés dans l’action et une faim et une soif constantes de justice.

 

Il nous faut prendre conscience de la faiblesse de l’humanité et déceler les cas où l’homme échoue à cause de sa présomption. Nous souhaiterons alors être exactement ce que Dieu désire : purs, nobles, sanctifiés. Nous aurons faim et soif de la justice du Christ. Notre seul désir sera de ressembler à Dieu. Le cœur d’Hénoc y aspirait. La Bible nous dit qu’il marcha avec Dieu. Il étudiait le caractère de Dieu dans un but précis. Il n’a pas choisi sa propre voie, ni suivi sa propre volonté. … Il lutta pour se conformer à l’image divine. – Puissance de la grâce, p. 318.

 

Le Seigneur a une grande œuvre à réaliser et, dans la vie à venir, il accordera le plus bel héritage à ceux qui l’auront servi avec le plus de fidélité et d’empressement dans la vie présente. Il choisit ses instruments, et tous les jours, d’une manière ou d’une autre, il les met à l’épreuve. Il se sert de tous ceux qui s’efforcent d’exécuter ses desseins, non parce qu’ils sont arrivés à la perfection, mais parce qu’ils peuvent y parvenir avec son aide.

 

Dieu acceptera seulement ceux qui ont un idéal élevé. Il met tout être humain en demeure de faire de son mieux. La sainteté est exigée de chacun. Ne rabaissons jamais l’idéal de la justice pour l’accommoder à nos tendances au mal, héréditaires ou acquises. Nous devons comprendre que l’imperfection du caractère est un péché. Toutes les qualités morales se trouvent en Dieu et forment un ensemble harmonieux auquel peuvent avoir part ceux qui reçoivent le Christ comme Sauveur personnel.

 

Quiconque désire être ouvrier avec Dieu doit chercher à perfectionner toutes les aptitudes de son corps et de son esprit. La véritable éducation, c’est l’épanouissement de nos facultés physiques, mentales et morales en vue de l’accomplissement de nos devoirs ; c’est la culture du corps, de l’esprit et de l’âme pour le service de Dieu. C’est la seule éducation qui subsistera jusque dans la vie éternelle.

 

Le Seigneur exige de tout croyant une croissance en capacité et en efficacité sous tous les rapports. Sous la forme de ses souffrances et du don de sa vie, le Christ a déjà payé le salaire de notre service volontaire. Il est venu dans le monde pour nous montrer comment et dans quel esprit nous devrions travailler. Il veut que nous recherchions de quelle manière nous pouvons le mieux contribuer à l’avancement de son œuvre et à la gloire de son nom. Honorons, avec le plus grand amour et la plus entière consécration, le Père qui “a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle”.

 

Le Christ n’a jamais déclaré qu’il était facile d’atteindre à la perfection morale. Un caractère noble et bien équilibré ne nous est pas donné à la naissance et n’est pas non plus le fait du hasard. On l’acquiert par des efforts individuels, en vertu des mérites et de la grâce du Christ. Dieu nous accorde les facultés, les talents ; à nous de former notre caractère. Nous y parvenons au prix de luttes sévères avec le moi. Les tendances héréditaires doivent être combattues sans relâche. Il faut s’examiner attentivement, avec un œil critique, et ne faire grâce à aucun trait défectueux.

 

Que nul ne se déclare incapable de remédier à ses défauts de caractère. Si vous tirez une pareille conclusion, vous n’obtiendrez jamais la vie éternelle. Les impossibilités n’existent que dans votre volonté. Si vous ne le voulez pas, vous ne pourrez pas vaincre. La difficulté réelle provient de la corruption d’un cœur non sanctifié et de l’insoumission à la volonté de Dieu.

 

Bien des personnes que Dieu a qualifiées pour un excellent travail n’accomplissent que peu de chose parce qu’elles ne font pas beaucoup d’efforts. Des milliers de gens traversent la vie comme s’ils n’avaient aucun but, aucun objectif à atteindre. Leur récompense sera proportionnée à leurs œuvres.

 

N’oubliez pas que vous ne parviendrez jamais à un idéal plus élevé que celui que vous vous serez fixé vous-même. Placez-le donc le plus haut possible, et pas à pas, même si cela devait vous demander un effort pénible, par le sacrifice et le renoncement, gravissez l’échelle jusqu’au dernier échelon. Que rien ne vous rebute. La destinée n’a pas tissé autour de vous des mailles si serrées et si solides que vous en soyez réduit à l’impuissance et à l’incertitude. Les obstacles devraient produire en vous la ferme résolution de les surmonter. Il suffira d’une barrière renversée pour vous fortifier et vous encourager. Avancez résolument dans la bonne voie et vous verrez que les circonstances, loin de ralentir votre marche, ne feront que l’accélérer.

 

Ayez l’ambition, pour la gloire du Maître, de cultiver toutes les qualités. A chaque étape du développement de votre caractère, vous devez être agréable à Dieu. Cela vous est possible, car Hénoc l’a réalisé alors même qu’il vivait en un siècle dégénéré. Or, il y a encore des Hénocs de nos jours.

 

Imitez Daniel, ce fidèle homme d’Etat qu’aucune tentation ne parvint à corrompre. Ne décevez pas celui qui vous a aimé au point de donner sa vie pour effacer vos péchés : “Sans moi vous ne pouvez rien faire”, déclare-t-il. Ne l’oubliez pas. Si vous avez commis une faute, vous remporterez certainement une victoire en reconnaissant cette faute et en y voyant un avertissement. Vous pourrez ainsi changer votre défaite en victoire, décourager l’adversaire et glorifier votre Rédempteur.

 

Un caractère conforme à l’image divine, tel est le seul trésor que nous pourrons emporter dans l’éternité. Ceux qui se laissent maintenant instruire par le Christ emporteront avec eux, dans les demeures célestes, toutes les perfections divines qu’ils ont acquises ici-bas. Et dans le ciel même, nous devrons continuer à faire des progrès. Qu’il est donc important de développer notre caractère dès à présent ! – Les paraboles de Jésus, pp. 285-287.