LA PLUS GRANDE BÉNÉDICTION

GRAZIE SIGNORE PER L’ESISTENZA DELLA FAMIGLIA
01/04/2018
LA BENEDIZIONE PIÙ GRANDE
01/04/2018

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! » Ephésiens 1 : 3.

Quel beau texte ! Un enseignement merveilleux sous forme de condensé : que tout le bien que nous possédons vient de la part de Dieu et grâce au sacrifice expiatoire de Christ.

Oui, tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes, tout ce que nous vivons, nos désirs, nos actions, tout, dans la mesure où c’est bon et que cela profite tant à nous qu’à notre prochain, tout est une bénédiction de notre Dieu. Nous devons même recevoir les mauvais moments, comme une bénédiction pour la formation de notre caractère.

La plus grande bénédiction

Au cours de sa vie, Jésus notre Rédempteur, la Parole qui s’est faite chair et habita parmi nous, ne reçut que l’incompréhension des siens, le mépris de ceux qu’il était venu sauver, une couronne d’épines et une mort sanglante sur la croix, où il donna sa vie.

Mais Jésus monta au ciel, et en tant que Frère aîné de chacun de nous, il plaide devant le Père (1 Jean 2 : 1), en présentant son sang expiatoire, et nous sommes pardonnés, malgré que nous ne le méritons pas. C’est la plus grande bénédiction spirituelle que nous recevons de Dieu dans les lieux célestes en Christ.

Le texte d’introduction mentionne que les bénédictions sont données « dans les lieux célestes » ce qui signifie que Christ est dans le sanctuaire céleste et de là il nous bénit en exerçant son ministère : « Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » Hébreux 4 : 14-16.

La bénédiction est immense, si l’on considère notre condition réelle : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie. » Esaïe 53 : 6. « La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état : Ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n’ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l’huile. » Esaïe 1 : 5, 6.

Méritant de mourir, nous recevons la rémission complète ; par la foi au sacrifice expiatoire de Christ, nous sommes déclarés innocents : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » Romains 8 : 1. Et plus encore, non seulement nous ne sommes pas punis de la mort éternelle, grâce à sa miséricorde, mais le Seigneur nous invite à nous approcher du trône de la grâce avec confiance pour parvenir à la provision nécessaire et résister à la tentation de l’ennemi, en d’autres termes, Dieu est prêt à nous donner la puissance nécessaire pour vaincre le péché qui auparavant nous dominait (Philippiens 2 : 13).

D’une part, Dieu nous pardonne – nous justifie – et d’autre part, Dieu nous transforme – nous sanctifie. Il n’y a pas de plus grande bénédiction que celle-ci ! C’est pourquoi l’apôtre Paul affirme que Dieu « nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! »

Il est vrai qu’en tant qu’êtres humains, faibles, faillibles et mortels, nous sommes enclins à chercher la bénédiction matérielle : avoir une maison, une voiture, un bon travail, etc. Et peut-être que beaucoup de gens sont arrivés à la conclusion que la fidélité de l’individu est mesurée par la quantité de choses qu’il possède. Bien que nous ne puissions pas le réfuter catégoriquement, nous ne pouvons pas non plus l’accepter comme une vérité absolue, puisqu’il y a des milliers de chrétiens sincères à travers le monde qui vivent au seuil de la pauvreté et pourtant malgré les circonstances dans lesquelles ils vivent, ils peuvent s’approprier la plus grande bénédiction, celle qui est au-dessus des biens matériels : la grâce du Christ qui, acceptée dans le cœur, transforme la vie et accorde le vrai bonheur, celui qui ne dépend pas de facteurs externes.

Le Seigneur Jésus nous exhorte à chercher premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et les bénédictions, comme le travail, la maison, le  vêtement, la nourriture, en définitive tout ce dont nous avons besoin pour vivre, nous sera donné par surcroît (Luc 12 : 25-34). C’est une promesse divine. Mais cela ne signifie pas que celui qui accepte Jésus comme son Sauveur personnel sera si béni qu’il ne passera par aucune difficulté et qu’il deviendra riche. Non. Même si cela le serait dans certains cas que Dieu juge appropriés, ce n’est pas une règle  générale. « Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. … Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Matthieu 6 : 32, 34.

Nous ne devrions pas accepter la foi que pour un bon investissement sur le plan matériel ; cela peut être le cas pour certains, ce n’est pas toujours ainsi. Quel concept avaient les premiers chrétiens qui vivaient dans les catacombes de Rome, privés de la lumière du soleil, de leurs possessions et menacés de mort ? Comment comprenaient-ils la question des bénédictions de Dieu ? Un évangile de prospérité matérielle ? Et les Vaudois ? Les Albigeois ? En l’an 1211, cent mille Albigeois furent massacrés en une seule journée à Lavaur, en France. Beaucoup furent brûlés vifs et tant d’autres transpercés par des épées. Les bourreaux qui perpétraient ce massacre remerciaient Dieu pour la victoire de l’église. En 1487, une croisade fut menée contre les Vaudois en France et la rémission de tous les péchés fut promise à ceux qui tueraient un hérétique. Des milliers et des milliers de croyants périrent aux mains de soldats sans cœur menés par le diable. En 1572, des hommes qui prétendaient être conduits par Dieu tuèrent des milliers de Huguenots à Paris, 70 000 morts au total. Cet événement est connu comme le “massacre de la Saint-Barthélemy”.

Pourquoi citer ces souvenirs si terribles ? Ce n’est pas dans le but d’accuser ceux qui ont perpétré ces crimes, mais de se rappeler qu’être chrétien n’est pas synonyme de bénédiction matérielle ou que nous ne traverserons aucune difficulté ou épreuve. Ces martyrs en sont une démonstration. Pour eux, la chose la plus précieuse et la plus inestimable était de vivre dans la grâce de Dieu. C’était la plus grande bénédiction pour leur vie et celle de leurs enfants. Car « … que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? » Matthieu 16 : 26. Ils n’étaient pas des fanatiques masochistes qui aimaient passer par l’arène des cirques romains, la roue, le cachot et le bûcher. Ils aimaient la vie comme nous, ils ne voulaient pas mourir, mais si pour leur foi ils devaient offrir leur vie, ils acceptaient malgré la grande souffrance et la douleur que cela signifiait. Etre béni, pour un martyr, c’était de ne pas céder à la pression de l’ennemi et de rester fidèle par la grâce du Christ aux commandements de Dieu. Que signifie pour nous être bénis ?

Jésus nous enseigne que comme ses disciples nous aurons des afflictions dans ce monde (Jean 16 : 33), parce que c’est le diable qui le dirige (2 Corinthiens 4 : 4). Mais l’important est, que malgré le fait de devoir vivre ces situations affligeantes, le Seigneur nous promet quelque chose d’extraordinaire : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Jean 16 : 33. C’est sur cela que nous devons concentrer notre objectif spirituel !

Nous avons tous des problèmes, même les incrédules, et toujours nous en aurons tant que cette terre existera, car comme nous l’avons dit, c’est le diable qui la dirige et son objectif principal est de détruire les fils et les filles de Dieu (1 Pierre 5 : 8). L’Evangile nous offre non pas l’élimination des problèmes, mais la grâce de les surmonter.

La plus grande bénédiction n’est pas de posséder mais d’être un fils ou une fille de Dieu, de construire un caractère éprouvé par le feu, de vivre en harmonie avec nos semblables, d’être heureux avec ce que nous possédons, de valoriser les petites choses, de remercier Dieu chaque jour pour la vie et les innombrables belles choses qui nous entourent ; apprendre à partager avec les autres ; ne pas nous décourager quand tout est contre nous, mais faire confiance que Dieu nous fera trouver l’issue. La plus grande bénédiction est de plaire à Dieu par notre façon de vivre ; de centrer toutes nos énergies physiques et mentales dans la recherche du royaume de Dieu et sa justice ; d’améliorer le monde par notre présence. Voilà une vie heureuse ; c’est la plus grande chose qui puisse exister dans ce monde. Le reste est transitoire et corruptible (1 Jean 2 : 17).

Nous devons nous en souvenir, car le monde actuel conduit les gens à croire que le bonheur se trouve dans la possession de la richesse, de la beauté, de la célébrité et du pouvoir, tous temporaires et transitoires. C’est un bien grand mensonge. La plus grande bénédiction est de vivre dans la grâce de Dieu : « Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ. » Philippiens 3 : 8.

La bénédiction est toujours certaine

Il faut souligner que les moins fortunés en biens matériels ont aussi fait l’expérience mentionnée par David dans le Psaume 37 : 25 : « J’ai été jeune, j’ai vieilli ; et je n’ai point vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain. » Dieu pourvoit toujours, même dans les pires circonstances, aux besoins de nos frères les moins fortunés, qui vivent dans des pays où il n’y a pas de ressources matérielles, où la gestion politique est désastreuse, où des calamités naturelles frappent périodiquement la population. Ils ont été capables de constater combien « … l’Eternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche en lui son refuge ! » Psaume 34 : 8.

Nous ne savons pas ce que demain nous apportera. Mais ce que nous pouvons savoir avec certitude est que jusqu’à présent, Dieu nous a bénis « avec toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ » et que nous pouvons nous approcher avec confiance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. (Hébreux 4 : 16).

« Le Seigneur ne laissera pas ses enfants éprouvés et affligés être le jeu des tentations de Satan. Nous avons ce privilège de pouvoir nous appuyer sur Jésus. Les cieux sont remplis de riches bénédictions et il nous appartient d’avoir la joie du Christ en nous, afin d’atteindre à une plénitude. » – Vous recevrez une puissance, p. 305.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous devons remercier Dieu pour toutes les bénédictions qu’il nous accorde ; que nous ayons peu ou beaucoup, n’oublions pas que nous avons la plus grande bénédiction : que Christ nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière (1 Pierre 2 : 9) et la certitude que « j’étais aveugle et que maintenant je vois. »  Jean 9 : 25. Vous pouvez également posséder la plus grande bénédiction. La désirez-vous ? Veuille le Seigneur vous l’accorder par sa grâce. Amen.

Pasteur
Avril 2018