LA JUSTICE DE DIEU

LA GIUSTIZIA DI DIO
01/09/2018
JÉSUS, NOTRE AVOCAT DEVANT DIEU
01/10/2018

La justice humaine

Les procès qui se déroulent dans les tribunaux terrestres sont très solennels et impressionnants car le sort d’une ou de plusieurs personnes est décidé, quant à leur culpabilité ou leur innocence. La justice a été dépeinte comme une femme tenant une balance à la main et une épée dans l’autre, les yeux bandés. Il est évident qu’une tentative a été faite pour transmettre le caractère le plus pertinent de la justice : l’impartialité du jugement. Mais malheureusement, la justice n’est pas toujours “juste” et voilà pourquoi souvent des innocents sont condamnés et des coupables sont innocentés. Aux Etats-Unis, 4,1% des condamnations à la peine capitale seraient dues à des erreurs judiciaires. (http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/29/01003-20140429ARTFIG00151-etats-unis-plus-de-4-des-condamnes-a-mort-seraient-innocents.php)

Les autorités qui doivent se prononcer avec justice se trompent parfois dans leurs évaluations, parce qu’elles sont humaines, et d’autres fois, elles se laissent corrompre et cela s’appelle juridiquement un dessous-de-table. La justice est normalement administrée dans le cadre d’une procédure judiciaire, c’est-à-dire lorsqu’une personne est accusée d’avoir enfreint une loi, un juge examine l’affaire et doit trancher la question à la lumière des éléments de preuve ; un procureur accuse ; un avocat de la défense et des témoins fournissent des preuves pour ou contre le détenu. A la fin du procès, le juge décide si la personne a transgressé la loi du pays ou non. Dans l’affirmative, le juge doit décider de la peine à appliquer. Si l’accusé est trouvé innocent, il est acquitté.

La justice divine en question

L’univers entier est le vaste territoire sur lequel Dieu règne. Un gouvernement implique qu’il existe un gouverneur, des sujets et des lois qui régissent leur comportement : « En tant que Régisseur suprême de l’univers, Dieu a constitué des lois non seulement pour le gouvernement de tous les êtres vivants, mais aussi pour les opérations de la nature. Toutes choses, grandes ou petites, animées ou inanimées, doivent obéir à des lois invariables qui ne peuvent être méconnues. Aucune exception à cette règle, car rien de ce qu’a fait la main divine n’a été oublié par l’intelligence divine. … A l’homme seul, couronnement de la création, Dieu a donné une conscience apte à comprendre les exigences sacrées de la loi divine, et un cœur capable de l’aimer en la déclarant sainte, juste et bonne ; aussi une obéissance prompte et parfaite est-elle exigée de l’homme. » – Messages choisis, vol. 1, p. 253.

Ainsi, Dieu est le Souverain de l’univers entier (Daniel 4 : 17), sa loi sacrée est la norme de la justice (Jacques 2 : 12). Cette loi gouverne le ciel et la même loi gouverne la terre mais adaptée à la condition de l’homme déchu. A un certain moment de l’éternité, un ange noble se rebella contre le gouvernement divin et fut précipité sur la terre avec ceux qui le soutinrent dans sa rébellion (Apocalypse 12 : 9). Dans ce texte, il est dit : « le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre… » Nous devons considérer que le nombre de personnes séduites est grand, car le texte dit « celui qui séduit toute la terre », cela signifie que sa mystification atteint tous les habitants de la terre et que beaucoup tombent sous son influence. Jésus le confirme en disant : « Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. » Matthieu 7 : 13.

L’œuvre satanique

Mais en quoi le diable trompe-t-il les gens ? Si nous faisons une analyse biblique approfondie, nous réaliserons que l’objectif principal de l’ennemi a été de déstabiliser le gouvernement divin et prendre le contrôle absolu (Esaïe 13 : 14). Esaïe nous présente un être qui souhaite détrôner Dieu, et cela implique un changement de loi. Lorsqu’un dirigeant en détrône un autre, il commence par imposer ses propres lois. Le grief de Satan, alors qu’il était au ciel, était que la loi de Dieu ne pouvait pas être observée, qu’elle était injuste. Plus tard, quand il fut jeté sur cette terre avec ses anges, il continua son œuvre de tromperie qui eut beaucoup de succès car il réussit à faire en sorte que le premier couple transgresse la loi du Créateur. Dieu avait averti Adam et Eve qu’ils ne pourraient pas prendre du fruit de l’arbre défendu, qu’ils ne pourraient pas en manger, sous peine de mort. Convoiter le fruit de l’arbre, le prendre, le manger, est une transgression manifeste de la loi de Dieu, dans laquelle nous trouvons implicitement ces commandements : tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, tu n’auras pas d’autres dieux, etc.

Après cela, l’humanité tomba de plus en plus bas et il est amplement démontré que les prétentions du malin étaient une tromperie atroce. Lui, qui s’était érigé comme le « dieu de ce siècle » (2 Corinthiens 4 : 4), établit ses lois et, sous son règne, les humains s’avilirent, tombèrent dans de terribles péchés, se corrompirent (Esaïe 24 : 3, 4). Au verset cinq, il exprime la véritable raison de cette dégénérescence : « Le pays était profané par ses habitants ; car ils transgressaient les lois, violaient les ordonnances, ils rompaient l’alliance éternelle. » Voilà la cause : la violation de la loi de Dieu (alliance éternelle). Salomon le reconnaît également : « Lorsqu’il n’y a point de vision, le peuple est abandonné ; mais bienheureux est celui qui garde la loi. » Proverbes 29 : 18, version Martin.

Il est clair que Satan hait Dieu et rejette donc sa loi, qui est le reflet du caractère de Dieu : « Chacun peut comprendre la loi qui est l’expression de son caractère. » – Messages choisis, vol. 1, p. 263. C’est pourquoi Satan a essayé de toutes ses forces d’éliminer la loi de notre Créateur. Cela se produisait déjà à l’époque de l’Ancien Testament. Le peuple de Dieu avait remplacé la loi de Dieu par des préceptes de tradition humaine (Esaïe 29 : 13). A l’époque de Jésus, les choses n’avaient pas beaucoup changé et le Seigneur devait dire cette vérité aux Juifs : « Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. » Marc 7 : 8. Pour que personne ne pense que cela était juste, le Maître éleva la loi de Dieu, comme prophétisé dans Esaïe 42 : 21, en enseignant : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » Matthieu 5 : 17, 18. L’apôtre Paul nous enseigne que la loi est nécessaire pour discerner le péché : « Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point. » Romains 7 : 7.

Christ vit en moi

Jésus est venu dans ce monde pour démasquer l’ennemi et montrer à tous, en particulier aux anges du ciel et aux êtres qui ne sont jamais tombés, que la loi de Dieu est la base du gouvernement divin (Psaume 89 : 14) ; qu’elle est sainte, et le commandement est saint, juste et bon (Romains 7 : 12) et qu’Adam n’avait pas besoin de la transgresser ; s’il a péché c’était de son plein gré et non parce qu’il était impossible de l’observer. Satan a tout fait pour tromper Christ et le pousser à transgresser la loi, mais dans sa nature humaine et saisissant la main du Père, Jésus vainquit et mourut au Calvaire sans avoir commis un seul péché. Après sa victoire sur la mort, il monta au ciel d’où il reviendra pour nous prendre avec lui, mais il y a une condition : Que nous nous mettions en harmonie avec la loi de Dieu. Comme humainement parlant, cela n’est pas possible (Jérémie 13 : 23) et notre justice est comme un vêtement souillé (Esaïe 64 : 6), Jésus-Christ nous offre sa justice parfaite, qui est connue sous le nom de « justification par la foi » (Romains 5 : 1). La justification de Christ déclare le pécheur « juste », c’est un don immérité et c’est par amour qu’il nous l’offre. Notons que le processus de justification comporte deux phases : la justice imputée et la justice impartie. Cette première nous donne le droit d’entrée dans le ciel, une déclaration de justice, alors que les condamnés que nous sommes ne la possèdent pas, grâce à la magnanimité et la bonté infinies de Dieu, nous la recevons comme un don : Etre justes sans l’être. N’est-ce pas merveilleux ?

C’est moi qui aurais dû payer pour mes péchés, mais un autre, le Seigneur Jésus, reçoit tout le poids de la justice. Jésus se substitue à moi par amour, car il ne veut qu’aucun de nous ne soit perdu (2 Pierre 3 : 9). Ainsi, la justice du Christ, en tant que justice impartie, pourvut à la restauration du pécheur. Quand Jésus pardonnait les péchés, il disait aux gens de ne plus pécher (Jean 8 : 11). Mais comment cela est-il possible ? Jésus n’attend pas qu’avec nos faibles forces nous fassions cette œuvre, car nous sommes attirés par notre propre convoitise (Jacques 1 : 14, 15). Mais il s’attend à ce que chacun de nous, en se donnant à lui avec un repentir sincère, reçoive le Saint-Esprit qui nous aidera à vaincre la tentation de l’ennemi et nous apprendrons à maîtriser nos pensées pécheresses avant qu’elles ne se convertissent en péché.

Paul disait aux croyants de son temps que le Christ vivait en lui : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi … » Galates 2 : 20. Qu’est-ce que cela signifie ? Que la présence de l’Esprit dans son cœur le dotait d’un pouvoir spécial pour vaincre le mal (Philippiens 4 : 13). C’est pour cela qu’un chrétien qui se laisse guider par le Saint-Esprit portera son fruit, qui est l’obéissance à la sainte loi de Dieu (Galates 5 : 16-26). « La grâce qui met l’homme en mesure de résister au tyran, de repousser l’usurpateur et de surmonter les passions qui l’avaient asservi, révèle l’existence en son âme d’un principe entièrement divin. » – La tragédie des siècles, p. 550.

C’est la justice impartie. Le malfaiteur à la croix, peu de temps avant sa mort, reçut la justice imputée (son droit au ciel) ; s’il avait pu rester en vie, il aurait bénéficié de la justice impartie, celle qui lui donnait l’aptitude pour le ciel, c’est-à-dire la sainteté, révéler le caractère du Christ dans l’âme humaine. « La justice qui nous justifie est imputée ; celle qui nous sanctifie nous est communiquée. La première nous donne le droit d’entrée dans le ciel, la seconde nous qualifie pour y demeurer. » – Messages à la jeunesse, p. 32.

Dans le cas de Jean, le disciple bien-aimé, nous voyons clairement la justice impartie. Quand il connut le Christ, il était comme une pierre brute, il avait le nom de « fils du tonnerre », mais en contact avec le Maître, écoutant ses enseignements, contemplant le bien-aimé Jésus, il fut transformé. Jean découvrit ses défauts de caractère et s’humilia. Par le pouvoir de Dieu, il résista à ses mauvaises tendances et fit tout son possible pour vaincre le péché. Jean aspirait à ressembler à Jésus. Voilà l’œuvre que Dieu veut faire en chacun de nous. Le laisserons-nous œuvrer ?

La dernière grande imposture

La partie sur laquelle nous voudrions insister davantage dans ce texte est le fait que le diable a introduit dans le monde chrétien, de manière très subtile, la conviction que la loi de Dieu a été abolie par Christ au Calvaire et que nous ne sommes plus obligés de l’observer, que nous sommes sauvés par grâce et non par les œuvres de la loi ; c’est l’enseignement de beaucoup de congrégations. Mais, comme nous l’avons déjà vu, ceci est une grave erreur, car sans loi il n’y a pas de péché. Jésus n’aurait pas non plus enseigné que la loi ne passera pas et qu’à travers elle nous serons jugés (Jacques 2 : 12). Comment pouvons-nous être jugés par une loi abolie ? Une autre duperie est de faire croire que la loi est en vigueur mais que Jésus a changé certains commandements, en particulier le quatrième, transférant la solennité du Sabbat au dimanche. Ce changement de la loi avait été déjà prédit (Daniel 7 : 25). Dieu n’a jamais donné une telle autorité pour faire ce changement. Le repos sabbatique fait partie de la loi du décalogue et non le repos du dimanche ; c’est une atteinte contre le gouvernement du Créateur. Notez que sur la nouvelle terre, nous continuerons à observer le Sabbat comme jour de repos (Esaïe 66 : 23). Quel sens y a-t-il à éliminer ce commandement si par la suite il sera à nouveau observé ?

La dernière grande mystification de l’ennemi sera de défier la justice divine ouvertement au niveau mondial, en imposant de force un édit qui oblige tout le monde à observer le dimanche comme jour de repos (Apocalypse 13 : 16-18). La « marque » dont Jean parle ici est le dimanche. Le Sabbat est le sceau de Dieu (Exode 31 : 17), car il agit comme un signe de l’alliance que Dieu fit avec son peuple ; la marque du diable est le dimanche, parce que ce jour n’a pas reçu la bénédiction de Dieu à la création, il n’a pas été sanctifié ni mis à part pour l’être humain, et le Seigneur ne s’est pas reposé ce jour-là de toute son œuvre. Lorsque ce moment arrivera, des milliards de personnes verront que cette vérité biblique a été prêchée par les Adventistes pendant une longue période sans que le monde ne leur prête attention.

« Aucune des erreurs adoptées par le monde chrétien ne porte un coup plus direct à l’autorité du ciel, aucune n’est plus subversive de la saine raison, aucune n’est plus pernicieuse dans ses conséquences que la doctrine moderne, si envahissante aujourd’hui, selon laquelle la loi de Dieu ne serait plus en vigueur. Toute nation a ses lois exigeant respect et obéissance ; aucun gouvernement n’est possible sans elles. » – La tragédie des siècles, p. 633.

Et pourquoi l’ennemi fait-il cela ? Parce qu’il déteste Dieu et tout ce qui a rapport avec sa justice, parce que cette même justice est celle qui condamna le diable à être expulsé du ciel, celle qui l’a confiné sur la terre et l’a condamné à être éliminé pour toujours, non pas parce que Dieu le déteste, mais parce que le diable hait Dieu et ne veut pas accepter ses décrets universels. Il déteste le plan de la rédemption et toutes les âmes qui s’accrochent à la main de Christ. Nous devons comprendre que cette haine met en danger la stabilité de l’univers entier. Quel législateur humain ne prendrait pas des mesures pour neutraliser un prisonnier qui mettrait en danger l’équilibre du monde ? A combien plus forte raison la stabilité de l’univers. Veuille le Seigneur nous aider à être du côté de la justice de Dieu, une justice parfaite qui, bien qu’elle demande la mort du pécheur, par sa miséricorde et son amour infinis, le pardonne par le sang de Jésus (Psaume 85 : 10). Que Dieu vous bénisse. Amen.

Pasteur José V. Giner
Septembre 2018