LA CULTURE DU CŒUR

LA PROCLAMATION D’UN MESSAGE UNIVERSEL
01/08/2018
LA COURSE CHRÉTIENNE
01/09/2018

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

Méditons sur les travaux des champs : défrichage d’un terrain ingrat, assainissement du sol, semailles laborieuses, hersage. Tel est le rude labeur du paysan. Le hersage n’est pas toujours agréable à celui qui le subit, et, parfois, le laisse épuisé parce qu’il est resté insensible à la puissance de la Parole, et passif sous le labourage de sa vie spirituelle. Les péchés dont on s’est rendu coupable exigent une repentance sincère qu’on ne regrette jamais. C’est quand le sol dur est remué et lorsque les mottes de l’obstination sont brisées sous la sévère discipline de Dieu, que la précieuse graine peut être semée et hersée. Il arrive souvent que l’endurcissement persiste et que l’action divine doive se poursuivre jusqu’à ce que la volonté soit soumise et le but atteint.

Dans le domaine spirituel comme dans celui de la nature, ce travail doit s’accomplir. – Pour mieux connaître Jésus-Christ, p. 283.

En travaillant, le cultivateur attentif verra des trésors insoupçonnés se révéler à lui. Aucun agriculteur, aucun jardinier ne peut mener à bien sa tâche sans tenir compte des lois de la nature. Chaque plante a des exigences particulières, qui doivent être connues. A chacune correspond une terre, un mode de culture qu’il faut respecter pour réussir. Il faut savoir soigneusement transplanter une plante, en aérer et bien placer les moindres racines, s’occuper des jeunes pousses, tailler et arroser, protéger du froid de la nuit comme du soleil trop ardent, des mauvaises herbes, des maladies, des insectes nuisibles ; tout ce travail nous apporte de précieux enseignements au sujet de la formation du caractère, mais est aussi en soi un moyen de croissance. Développer le soin, la patience, la précision, apprendre à respecter les lois, tout cela est essentiel à l’éducation de l’être humain. Le contact permanent avec les mystères de la vie et la beauté de la nature, la sensibilité qui naît lorsqu’on s’occupe de ces admirables créatures de Dieu tendent à vivifier l’intelligence, à affiner et ennoblir le caractère ; les leçons ainsi apprises préparent l’ouvrier à s’occuper avec plus de succès d’autres esprits. – Education, p. 125.

Le terrain

Le labour et les autres travaux de préparation du sol apportent sans cesse des leçons. Personne ne s’attend à récolter une moisson sur un terrain en friche. Il faut du travail, de l’ardeur, de la persévérance pour que le terrain soit en état de recevoir convenablement la semence. Il en est de même dans le domaine spirituel. Ceux qui veulent que leur terrain soit défoncé doivent introduire la parole de Dieu dans leur cœur. C’est alors qu’il sera défriché et labouré par l’influence adoucissante du Saint-Esprit. Sans effort, il n’y a pas de récolte. Il en va du cœur comme de la terre : il faut que l’Esprit de Dieu agisse sur lui pour l’affiner et le discipliner avant qu’il puisse porter du fruit à sa gloire.

Le sol ne donnera pas ses richesses s’il n’est travaillé que par intermittence. Il a besoin journellement de toute notre attention. Il doit être labouré fréquemment et en profondeur, si l’on veut détruire les mauvaises herbes qui absorbent ce qui doit nourrir la bonne semence. Ainsi, aucun de ceux qui préparent la moisson en labourant et en semant, n’assistera impuissant à l’anéantissement de ses espérances.

La bénédiction du Seigneur reposera sur ceux qui travaillent la terre en tirant de la nature des leçons spirituelles. Quand il remue le sol, l’ouvrier ne se doute pas des richesses qui lèveront un jour devant lui. Bien qu’il ne doive pas mépriser les enseignements et les informations que peuvent lui donner des personnes d’expérience et des hommes intelligents, il doit apprendre par lui-même. Cela fait partie de son éducation. La culture du sol servira à la formation de l’âme.

Celui qui fait lever la semence, veille sur elle nuit et jour et lui donne la puissance de se développer, c’est notre Créateur, le Roi du ciel. Il veille sur ses enfants avec un soin plus diligent encore. Tandis que l’homme sème le blé qui subviendra à notre vie physique, Dieu sème dans l’âme le grain qui produira du fruit pour la vie éternelle. – Les paraboles de Jésus, pp. 70, 71.

Il faut cultiver ce jardin qu’est le cœur ; il faut en défricher le terrain par une profonde repentance et en arracher les plantes nuisibles semées par Satan. Lorsqu’un champ est envahi par des ronces, ce n’est que par un travail énergique qu’on parvient à l’en débarrasser. De même, les mauvaises tendances du cœur naturel peuvent seulement être vaincues par des efforts persévérants accomplis au nom de Jésus et par sa grâce. Par le canal de son prophète, le Seigneur nous donne cet ordre : “Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les épines.” Jérémie 4 : 3. “Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde.” Osée 10 : 12. Jésus désire accomplir cette œuvre en notre faveur et fait appel à notre coopération. …

La charrue de la vérité fera son œuvre et défoncera le sol en friche. Elle ne se contentera pas de couper les épines ; elle les déracinera complètement. – Les paraboles de Jésus, pp. 41-43.

La grâce ne peut agir que dans le cœur préparé avec soin à recevoir la précieuse semence de la vérité. Les ronces du péché croissent n’importe où et n’exigent aucun entretien, mais la grâce doit être soigneusement cultivée. Les ronces et les épines sont toujours prêtes à envahir le terrain ; il faut être continuellement occupé à les détruire. Si le cœur n’est pas placé sous le contrôle de Dieu, si le Saint-Esprit n’est pas constamment à l’œuvre pour affiner et ennoblir le caractère, les vieilles habitudes reparaîtront sans cesse. D’aucuns peuvent professer croire à l’Evangile, mais si leurs cœurs ne sont pas sanctifiés, leur profession de foi est vaine. S’ils ne remportent pas la victoire sur le péché, c’est le péché qui triomphera d’eux. Les épines qui ont été coupées, mais non déracinées, repoussent de plus belle et envahissent le champ de l’âme.

Le Christ a énuméré les dangers qui mettent l’âme en péril. D’après le récit de Marc, ce sont les “soucis du siècle”, la “séduction des richesses” et “l’invasion des autres convoitises”.  Marc 4 : 19. L’Evangile de Luc mentionne “les soucis”, “les richesses et les plaisirs de la vie.” Luc 8 : 14. Voilà ce qui étouffe la parole de Dieu, la semence spirituelle, et l’empêche de se développer. L’âme cesse de tirer sa subsistance du Christ, la spiritualité s’affaiblit et finit par disparaître complètement. – Les paraboles de Jésus, p. 36.

La semence

Le Christ est venu pour semer la vérité sur la terre. Depuis la chute, Satan n’a cessé de répandre les germes de l’erreur. … Depuis la chute de l’homme, le Christ n’a cessé de révéler la vérité à l’humanité et de lui communiquer l’incorruptible semence, “la parole vivante et permanente de Dieu.” 1 Pierre 1 : 23. …

La semence, c’est la parole de Dieu. Toute semence a en soi un germe de vie dans lequel est cachée la vie de la plante. La parole de Dieu est aussi un facteur de vie : “Les paroles que je vous ai dites, fait remarquer Jésus, sont esprit et vie. … Celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle.” Jean 6 : 63 ; 5 : 24. Chaque commandement, chaque promesse de la Bible renferme une puissance, la vie même de Dieu, qui nous donne le pouvoir d’obéir au commandement et de transformer la promesse en réalité. Celui qui, par la foi, reçoit la parole, reçoit la vie même et le caractère de Dieu.

Toute semence porte en elle du fruit selon son espèce. Mise en terre dans des conditions normales, la graine manifestera sa vitalité dans la plante qui sortira d’elle. Reçue dans votre âme, par la foi, l’incorruptible semence de la parole de Dieu produira une vie et un caractère conformes au caractère et à la vie de Dieu. – Les paraboles de Jésus, p. 25.

La germination

La semence possède la vie et le terrain, une puissance ; néanmoins, si une force surnaturelle n’intervenait la nuit et le jour, la semence resterait infructueuse. Il faut que la pluie vienne donner de l’humidité au sol, que le soleil le réchauffe et qu’un courant électrique passe au travers de la semence ensevelie. Le Créateur seul peut mettre en activité la vie dont il est l’auteur. Toute semence croît, toute plante se développe par la puissance de Dieu.

“Comme la terre fait éclore son germe, et comme un jardin fait pousser ses semences, ainsi le Seigneur, l’Eternel, fera germer le salut et la louange, en présence de toutes les nations.” Esaïe 61 : 11. La semence végétale et la semence spirituelle sont régies par des lois semblables. Celui qui enseigne la vérité doit préparer le terrain des cœurs puis y jeter la bonne graine, mais c’est la puissance divine qui produit la vie. Il y a un point au-delà duquel les efforts humains sont vains. Quand nous prêchons la parole, il ne nous est pas donné de communiquer la puissance qui vivifie les âmes et fait germer la louange et la justice. Cette œuvre est celle d’un agent supérieur à tout pouvoir humain, le Saint-Esprit, qui rendra la parole vivante et capable de régénérer l’âme pour l’éternité. Voilà ce que le Christ cherchait à faire comprendre à ses disciples. Il leur enseignait que la vertu qui assurerait le succès ne résidait pas en eux, mais que c’est la puissance miraculeuse de Dieu qui rendrait sa parole efficace. …

La germination représente le commencement de la vie spirituelle ; le développement de la plante est une belle image de la croissance chrétienne. Il en est de la grâce comme de la nature : il ne peut y avoir de vie sans croissance. La plante doit grandir ou mourir. Le développement de la vie chrétienne, de même que celui de la plante, est silencieux et imperceptible, mais constant. A chacune de ses phases, notre vie peut être parfaite ; cependant, si le dessein de Dieu à notre égard s’accomplit, il y aura progrès continuel. La sanctification est l’œuvre de toute la vie. Au fur et à mesure que les occasions d’agir s’offrent à nous, notre expérience s’accroît et notre connaissance augmente. Nous devenons plus forts pour porter des responsabilités et notre maturité est proportionnée à nos privilèges.

La plante pousse parce qu’elle assimile les substances que Dieu a mises à sa disposition. Ses racines pénètrent profondément dans le sol. Elle se réchauffe au soleil et absorbe la rosée et la pluie. L’air lui fournit aussi des éléments indispensables. C’est ainsi que le chrétien doit grandir en liaison étroite avec les agents divins. Conscients de notre faiblesse, nous ne devons pas négliger les occasions d’acquérir de nouvelles expériences. Semblables à la plante qui plonge ses racines dans le sol, nous devons nous enraciner en Christ. De même qu’elle reçoit la chaleur solaire, la rosée et la pluie, il faut aussi que nous ouvrions nos cœurs à l’action du Saint-Esprit. Cette œuvre ne se fera “ni par la puissance ni par la force, mais par mon Esprit, dit l’Eternel des armées”. Zacharie 4 : 6. Si nous restons attachés au Christ, il viendra à nous “comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre. Osée 6 : 3. Comme le soleil de la justice, il se lèvera sur nous et “la guérison sera sous ses ailes.” Malachie 4 : 2. Nous fleurirons “comme le lis”. Nous revivrons “comme le froment”, et nous fleurirons “comme la vigne.” Osée 14 : 5, 7. Constamment unis au Christ, notre Sauveur personnel, nous croîtrons en lui à tous égards, car il est notre chef. – Les paraboles de Jésus, pp. 48-50.

Combien d’entre nous, qui désirent ardemment croître dans la grâce, prient pour l’obtenir et s’étonnent de ne pas recevoir d’exaucement à leurs prières ! Le Maître leur a donné une œuvre à accomplir et cette œuvre servira à leur perfectionnement.

A quoi servent vos prières quand le travail vous presse ? La question qui importe est celle-ci : Cherchez-vous à sauver les âmes pour lesquelles le Christ est mort ? Votre croissance spirituelle est fonction de la lumière que vous donnez aux autres après l’avoir reçue de Dieu. Il faut que vous nourrissiez les sentiments les meilleurs pour faire le bien dans votre église, dans votre famille, dans votre entourage. Au lieu d’être tourmentés par l’idée que vous ne croissez pas en grâce, faites seulement le travail qui se présente à vous, chargez-vous du fardeau des âmes et essayez par tous les moyens possibles de sauver les perdus. Soyez bons, miséricordieux, aimables. Parlez de la bienheureuse espérance avec humilité ; entretenez-vous de l’amour de Jésus ; faites part aux autres de sa bonté, de sa miséricorde, de sa justice et cessez de vous demander anxieusement si vous croissez en grâce ou non. Les plantes n’ont aucun effort conscient à faire pour se développer. […] Elles ne se soucient pas continuellement de leur croissance ; elles ne font que pousser sous le contrôle de Dieu.

C’est seulement en accomplissant avec le plus grand soin le travail précis que le Christ nous a commandé – en témoignant aussi le plus grand intérêt, et jusqu’à la limite de nos possibilités, à ceux qui ont besoin d’être aidés et bénis que nous croîtrons en grâce. […] Les chrétiens qui croissent sans cesse dans le zèle et dans l’amour n’apostasient jamais. […] Leur sagesse et leur capacité de travail se développent. Ils paraissent envisager les plus vastes projets ; ils sont prêts à s’engager dans les entreprises les plus audacieuses et ils n’ont pas le temps de s’adonner à la paresse, ni l’occasion de rester oisifs. Les trésors de la grâce sont absolument illimités. – Avec Dieu chaque jour, p. 110.

La moisson

La moisson spirituelle n’est souvent obtenue qu’à la suite d’épreuves sévères. La grande loi divine veut qu’il n’y ait pas de gerbes là où il n’y a pas eu labourage et semailles convenables. Le Seigneur attend que nous défrichions le sol de notre cœur, et qu’avec diligence nous prenions de la graine qu’il y sèmera, pour nous envoyer ses plus riches bénédictions.

Un homme récolte ce qu’il a semé. Tous ceux qui étudient la Parole de Dieu dans le ferme dessein de se purifier du péché et de chercher à connaître la vérité, accepteront chacune de ses déclarations comme un : “Ainsi parle l’Eternel.” Les sévères réprimandes de la Bible les inciteront à la repentance. … Celui qui manifeste une véritable repentance procède à des semailles qui engendreront une riche moisson de bonnes œuvres. S’il persévère dans la foi, il récoltera la paix. En se sanctifiant, et en se purifiant de ses désirs vulgaires et insensés, il obtiendra la justice et l’amour parfaits. … En persévérant dans le bien, il triomphera chaque jour de lui-même, car il aura toujours devant les yeux l’exemple de la perfection du Christ. – Pour mieux connaître Jésus-Christ, p. 283.

 La moisson nous montre la reproduction de la semence qui a été jetée en terre. Chaque semence porte du fruit selon son espèce. Il en est de même des traits de caractère que nous cultivons. L’égoïsme, l’amour de soi, la vanité, la recherche des plaisirs n’engendrent qu’eux-mêmes et n’entraînent que misère et ruine. “Celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit, moissonnera de l’Esprit la vie éternelle.” Galates 6 : 8. L’amour, la solidarité, la bonté produisent des fruits bénis, une moisson immortelle. – Education, p. 122.

Dans la mesure où vous recevrez l’Esprit du Christ, esprit de désintéressement et de sacrifice en faveur du prochain, vous grandirez et porterez du fruit. Les grâces de l’Esprit mûriront en vous, votre foi s’affermira, vos convictions s’approfondiront, votre amour deviendra parfait ; vous réfléchirez de plus en plus l’image du Christ dans tout ce qui est pur, noble et aimable.

“Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance.” Galates 5 : 22, 23. Ces fruits ne périront jamais. Ils produiront, chacun selon son espèce, une moisson pour la vie éternelle.

“Dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là.” Le Christ désire intensément voir son image réfléchie dans son Eglise. Lorsque son caractère sera parfaitement reproduit dans ses disciples, il reviendra pour les réclamer comme sa propriété.

Le privilège de chaque chrétien n’est pas seulement d’attendre le retour du Sauveur, mais de le hâter. (2 Pierre 3 : 12.) Si tous ceux qui se disent chrétiens portaient du fruit à la gloire de Dieu, avec quelle rapidité le monde serait ensemencé de la semence évangélique ! Bientôt la grande moisson finale serait mûre, et le Christ reviendrait pour recueillir le précieux grain. – Les paraboles de Jésus, pp. 51, 52.