JETONS LES SEMENCES DE LA VÉRITÉ

LE CULTE DE FAMILLE
26/04/2016
IL PROFETISMO NELLA BIBBIA
01/05/2016

Compilation des écrits d’Ellen G. White

La parabole du semeur illustre les mystères du royaume des cieux et l’œuvre du divin laboureur en faveur de son Eglise. Semblable au semeur qui arpente son champ fraîchement remué, le Christ sema à pleines mains la semence de vérité. Ses paraboles étaient cette graine d’où devaient éclore les plus précieuses vérités de sa grâce. A cause de sa simplicité, la parabole du semeur n’a pas été appréciée à sa juste valeur. Par la semence lancée dans le sol, le Christ désire attirer notre attention sur la semence évangélique qui a pour effet de ramener l’homme à Dieu. C’est le souverain Maître de l’univers qui nous a donné la parabole de la menue semence, et ce sont les mêmes lois de la germination qui agissent dans les cœurs pour y faire fructifier la semence de la vérité. … – Les paraboles de Jésus, p. 21.

Le Christ est venu pour semer la vérité sur la terre. Depuis la chute, Satan n’a cessé de répandre les germes de l’erreur. Il parvint, par un mensonge, à dominer l’homme et il s’efforce de renverser le royaume de Dieu ici-bas afin de placer l’humanité sous son hégémonie. Un semeur d’un monde supérieur, le Christ, vint sur la terre pour jeter les semences de vérité. Celui qui avait pris part aux conseils de Dieu, qui habitait les profondeurs mêmes du sanctuaire de l’Eternel, pouvait apporter sur la terre les purs principes de la vérité. Depuis la chute de l’homme, le Christ n’a cessé de révéler la vérité à l’humanité et de lui communiquer l’incorruptible semence, “la parole vivante et permanente de Dieu. ” 1 Pierre 1 : 23. Dans la première promesse faite en Eden à notre race déchue, le Christ semait la semence évangélique. Mais la parabole du semeur s’applique tout particulièrement à son ministère parmi les hommes et au ministère de son Eglise.

La semence, c’est la parole de Dieu. Toute semence a en soi un germe de vie dans lequel est cachée la vie de la plante. La parole de Dieu est aussi un facteur de vie : “Les paroles que je vous ai dites, fait remarquer Jésus, sont esprit et vie. … Celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle.” Jean 6 : 63 ; 5 : 24. Chaque commandement, chaque promesse de la Bible renferme une puissance, la vie même de Dieu, qui nous donne le pouvoir d’obéir au commandement et de transformer la promesse en réalité. Celui qui, par la foi, reçoit la parole, reçoit la vie même et le caractère de Dieu.

Toute semence porte en elle du fruit selon son espèce. Mise en terre dans des conditions normales, la graine manifestera sa vitalité dans la plante qui sortira d’elle. Reçue dans votre âme, par la foi, l’incorruptible semence de la parole de Dieu produira une vie et un caractère conformes au caractère et à la vie de Dieu. – Les paraboles de Jésus, p. 25.

La semence possède la vie et le terrain, une puissance ; néanmoins, si une force surnaturelle n’intervenait la nuit et le jour, la semence resterait infructueuse. Il faut que la pluie vienne donner de l’humidité au sol, que le soleil le réchauffe et qu’un courant électrique passe au travers de la semence ensevelie. Le Créateur seul peut mettre en activité la vie dont il est l’auteur. Toute semence croît, toute plante se développe par la puissance de Dieu.

“Comme la terre fait éclore son germe, et comme un jardin fait pousser ses semences, ainsi le Seigneur, l’Eternel, fera germer le salut et la louange, en présence de toutes les nations.” Esaïe 61 : 11. La semence végétale et la semence spirituelle sont régies par des lois semblables. Celui qui enseigne la vérité doit préparer le terrain des cœurs puis y jeter la bonne graine, mais c’est la puissance divine qui produit la vie. Il y a un point au-delà duquel les efforts humains sont vains. Quand nous prêchons la parole, il ne nous est pas donné de communiquer la puissance qui vivifie les âmes et fait germer la louange et la justice. Cette œuvre est celle d’un agent supérieur à tout pouvoir humain, le Saint-Esprit, qui rendra la parole vivante et capable de régénérer l’âme pour l’éternité. Voilà ce que le Christ cherchait à faire comprendre à ses disciples. Il leur enseignait que la vertu qui assurerait le succès ne résidait pas en eux, mais que c’est la puissance miraculeuse de Dieu qui rendrait sa parole efficace.

Le travail du semeur est un acte de foi. Il ne peut percer le mystère de la germination et de la croissance de la semence. Il a confiance dans les moyens dont Dieu se sert pour agir sur la végétation. En livrant sa graine à la terre, il jette en apparence le précieux grain qui pourrait fournir du pain à sa famille. En réalité, il donne ce qu’il possède pour recevoir davantage. Il répand la semence dans l’espoir d’une moisson abondante. Les serviteurs de Jésus-Christ doivent travailler ainsi en comptant que la semence produira une moisson.

Il se peut que pendant un certain temps, la bonne semence passe inaperçue dans un cœur dur, intéressé, épris du monde et donne l’impression de n’y avoir pas pris racine. Mais par la suite, sous l’influence de l’Esprit-Saint, l’invisible semence lève et porte enfin du fruit à la gloire de Dieu. Dans notre travail journalier, nous ne savons pas ce qui réussira, ceci ou cela. Nous n’avons pas à nous en préoccuper, nous devons accomplir notre tâche et laisser à Dieu le soin du résultat. “Dès le matin sème ta semence, et le soir ne laisse pas reposer ta main.” Ecclésiaste 11 : 6. L’Eternel a déclaré, en faisant alliance avec la famille humaine : “Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson… ne cesseront point. ” Genèse 8 : 22. C’est en se reposant sur cette promesse que l’agriculteur laboure et sème. Notre confiance ne doit pas être moindre au sujet des semailles spirituelles : “Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. ” Esaïe 55 : 11. “Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes”. Psaume 126 : 6. – Les paraboles de Jésus, pp. 48, 49.

Depuis la chute d’Adam, le Christ a chargé des serviteurs choisis par lui de jeter dans les cœurs humains la semence de la parole à eux confiée. Une force invisible, toute-puissante, avait agi silencieusement pour produire une moisson. La rosée, la pluie et la lumière solaire de la grâce divine avaient été données pour rafraîchir et nourrir la semence de la vérité. Le Christ allait arroser de son propre sang cette semence. A ses disciples était accordé le privilège d’être les collaborateurs de Dieu, co-ouvriers du Christ et des saints hommes des temps anciens. – Jésus-Christ, p. 173.

Aujourd’hui, nous devons faire des efforts encore plus grands que ceux qui proclamèrent fidèlement le message du premier ange. Nous approchons rapidement de la fin de l’histoire de cette terre, et si nous croyons que Jésus est vraiment sur le point de revenir, nous serons poussés à travailler comme jamais auparavant. Il faut que nous donnions le signal d’alarme, et que nous montrions par notre conduite la puissance de la vérité et de la justice. Le monde devra bientôt rendre compte au grand Législateur de la transgression de sa loi. Seuls ceux qui reviendront à l’observation de cette dernière pourront espérer obtenir le pardon et la paix.

Il nous faut faire flotter la bannière sur laquelle se lisent ces mots : “Les commandements de Dieu et la foi de Jésus.” La grande question, c’est d’obéir à la loi de Dieu. Ne le perdons jamais de vue. Efforçons-nous de réveiller les membres d’église, et ceux qui ne pratiquent aucune religion, afin qu’ils puissent obéir à la loi du ciel. Magnifions cette loi et rendons-la honorable.

Le Christ nous a chargés de répandre la semence de la vérité et d’amener notre peuple à se rendre compte de l’importance de l’œuvre qui doit être accomplie par ceux qui vivent au milieu des dernières scènes de l’histoire de cette terre. Lorsque les paroles de vérité seront proclamées sur les grandes voies et dans les sentiers, l’Esprit de Dieu opérera dans les cœurs.

Que de bien on pourrait faire si tous les hommes qui possèdent la vérité, cette parole de vie, travaillaient en faveur de ceux qui l’ignorent encore ! Lorsque les Samaritains se rendirent vers le Christ, après avoir entendu la femme qui était allée au puits de Jacob, le Sauveur, s’adressant à ses disciples, compara le monde à un champ prêt à être moissonné. “Ne dites-vous pas, leur déclara-t-il, qu’il y a encore quatre mois avant la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.” Jean 4:35. Le Christ resta deux jours chez les Samaritains, car ils avaient soif d’entendre la vérité. Et comme ces jours furent bien remplis ! Le résultat fut qu’“un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole.” Voici leur témoignage: “Nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.” Versets 41, 42. –  Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 516-518.

Le Christ, en ouvrant l’esprit de la Samaritaine à la Parole de vie, jeta de nombreuses semences de vérité et montra aux hommes comment, eux aussi, pouvaient faire connaître à d’autres cette vérité. Que de bien pourrait être accompli si tous ceux qui connaissent l’Evangile consentaient à travailler en faveur des pécheurs qui ont un besoin si urgent de comprendre les vérités bibliques et qui répondraient aussi bien que les Samaritains aux paroles du Christ ! Combien peu nous suivons le Seigneur sur ce point qui devrait être le lien le plus solide entre lui et nous : la compassion à l’égard des âmes dépravées, coupables, souffrantes, mortes dans leurs fautes et dans leurs péchés ! Si les hommes partageaient la sympathie du Christ, ils seraient constamment attristés par les conditions de nombreux champs nécessiteux ne possédant aucun ouvrier évangélique. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 254, 255.

Le Seigneur se propose de faire parvenir sa Parole, ainsi que les avertissements et les encouragements qu’elle contient, à ceux qui sont dans les ténèbres et qui ne connaissent pas notre foi. Cette Parole doit être portée à tous, afin qu’elle soit pour eux un témoin écouté ou repoussé. Ne croyez pas que vous pouvez convaincre et convertir les auditeurs. Seule la puissance de Dieu peut toucher les cœurs. Votre tâche consiste à présenter la Parole de vie, afin que tous aient l’occasion de comprendre la vérité, s’ils le désirent. S’ils refusent cette vérité céleste, ce sera leur condamnation.

Nous ne devons pas cacher la vérité. Il faut qu’elle soit connue dans les lieux les plus retirés de la terre ; elle doit briller dans nos grandes villes. Jésus se tenait sur les rives du lac de Génézareth et dans les endroits fréquentés par les voyageurs, où il pouvait rencontrer des gens venant de toutes les parties du monde. Il donnait la véritable lumière, répandait la semence de l’Evangile, séparait la vérité de l’erreur et la présentait dans sa simplicité et sa clarté originelles, de façon que tous puissent la comprendre.

“ … Le message que vous proclamez est destiné au monde entier. Il doit être prêché dans toutes les villes et dans tous les villages, dans les chemins et le long des haies. Vous ne devez pas limiter sa proclamation.” Dans la parabole du semeur, le Christ a illustré son œuvre et celle de ses serviteurs. La semence fut jetée dans toute espèce de terrain. Quelques grains tombèrent dans un sol mal préparé; mais le semeur ne suspendit pas pour cela son travail. Vous devez répandre la vérité en tous lieux. Partout où vous pouvez pénétrer, présentez la Parole de Dieu. Semez “le long de toutes les eaux”. Il se peut que vous ne voyiez pas immédiatement le résultat de vos travaux ; mais ne vous laissez pas décourager. Dites les paroles que le Christ vous inspire ; travaillez selon sa méthode. Allez partout comme il le fit lui-même pendant son ministère terrestre. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 101, 102.

Un travail missionnaire doit être fait dans de nombreux endroits qui promettent peu de résultats. Il faut que l’esprit missionnaire s’empare de nos âmes, qu’il nous pousse à atteindre certaines classes auxquelles nous n’avions pas pensé et à travailler dans des lieux et avec des moyens que nous n’aurions pas imaginés. Le Seigneur a son plan pour répandre la semence évangélique. En jetant celle-ci selon sa volonté, nous la multiplierons de telle sorte qu’elle pourra atteindre des milliers d’âmes qui n’ont jamais entendu parler de la vérité.

Des occasions se présentent de tous côtés. Elles sont providentielles ; profitez-en. Il faut que nos yeux soient oints du collyre céleste pour leur permettre de discerner ces occasions. Dieu fait appel aujourd’hui à des missionnaires qui comprennent leurs responsabilités. Des chemins se présenteront à nous. Il faudra que nous sachions voir et comprendre les intentions de la Providence.

Les messagers du Seigneur ont reçu pour mission de continuer l’œuvre que Jésus avait commencée quand il était sur la terre. Ils doivent s’adonner à toutes les activités qu’il a déployées. Il faut qu’ils parlent avec ferveur et sincérité des richesses inépuisables et du trésor céleste impérissable, et soient remplis du Saint-Esprit. Qu’ils répètent, au nom du ciel, l’offre de paix et de pardon ; qu’ils montrent les portes de la cité de Dieu, en disant : “Heureux ceux qui font ses commandements, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville.” Apocalypse 22:14 (V. Ostervald). » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 415, 416.

 Tous ceux qui s’engagent dans l’œuvre d’évangélisation prêtent main forte à Dieu. Ils sont les collaborateurs des anges ; ou plutôt, ils sont des intermédiaires par le moyen desquels les anges accomplissent leur mission, parlant par leur voix et agissant par leurs mains. Tous ces ouvriers humains qui coopèrent avec les envoyés célestes, bénéficient de leur culture et de leur expérience.

Le Christ appelle tous les hommes et toutes les femmes à revêtir l’armure de sa justice et à se mettre au travail. “Je suis à votre droite, pour vous aider”, déclare-t-il. Faites part à votre Dieu de tous vos soucis et de toutes vos épreuves. Il ne trahira jamais votre confiance. Le Christ n’a rien de plus précieux que ce qu’il a racheté, son Eglise, les ouvriers qui s’avancent pour répandre la semence de la vérité. … Pensez à Jésus. Il est dans le lieu saint, et il n’y est pas seul mais entouré de myriades d’anges qui sont prêts à répondre à son commandement. Et il leur ordonne d’aller aider l’enfant de Dieu le plus faible, qui met en lui toute sa confiance. Qu’il occupe un rang élevé ou qu’il soit au niveau le plus bas, qu’il soit riche ou qu’il soit pauvre, tout homme peut bénéficier de la même sollicitude.

Ceux qui travaillent pour le Christ ne doivent jamais penser et encore moins dire qu’ils pourraient échouer. Le Seigneur Jésus est le garant de notre réussite ; son Esprit doit nous inspirer, et, tant que nous nous remettrons entre ses mains pour être des instruments dociles, nos possibilités de faire le bien ne seront jamais épuisées. Nous pouvons continuellement en appeler à sa toute-puissance et recevoir ses intarissables bénédictions.

Quand nous nous donnons entièrement à Dieu, et que nous suivons intégralement ses directives, il se rend responsable de nos progrès. Il ne veut pas que nous nous préoccupions des résultats de nos efforts désintéressés et énergiques. Nous ne devons même pas penser à un échec possible, car nous avons été appelés à collaborer avec Celui qui ne connaît pas l’insuccès. – Instructions pour un service chrétien effectif, pp. 318, 319.

Il est écrit : “Dès le matin sème ta semence et le soir ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais point ce qui réussira, ceci ou cela, ou si l’un et l’autre sont également bons.” Ecclésiaste 11:6. Celui qui sème la semence de la vérité peut avoir le cœur bien lourd et par moment ses efforts peuvent sembler inutiles. Mais, s’il est fidèle, il verra les fruits de son travail ; car la Parole de Dieu déclare : “Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes.” Psaumes 126:6. – Le ministère évangélique, p. 180.

Rien n’est plus précieux aux yeux de Dieu que ces serviteurs qui vont dans les terrains incultes pour y semer la vérité, dans l’espoir de la moisson. Le Christ seul peut savoir avec quelle sollicitude ils cherchent les âmes perdues. Il les revêt de son Esprit, afin que, par leurs efforts, des âmes soient amenées à se détourner du sentier d’iniquité pour marcher dans celui de la justice. – Le ministère évangélique, p. 454.