DES EPÎTRES VIVANTES

E’ TUTTA UN’ALTRA VITA
01/11/2016
LE BESOIN DE L’HOMME, L’OPPORTUNITÉ DE DIEU
01/11/2016

Compilation d’extraits des écrits d’E.G. White

Jésus nous a révélé le caractère du Père, ainsi nous devons le révéler lui-même à ceux qui ne connaissent pas son tendre amour et ses compassions. “Comme tu m’as envoyé dans le monde, dit Jésus, je les ai aussi envoyés dans le monde.” “Moi en eux, et toi en moi, … afin que le monde connaisse que tu m’as envoyé.” Jean 17:18, 23. L’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Corinthe : “Vous êtes manifestement une lettre de Christ, … connue et lue de tous les hommes.” 2 Corinthiens 3:2, 3. En chacun de ses enfants, Jésus envoie une lettre au monde. Si vous êtes son disciple, vous êtes la lettre qu’il envoie à la famille où vous logez, au village, à la rue que vous habitez. Par vous, Jésus désire parler au cœur de ceux qui ne le connaissent pas. Peut-être ne lisent-ils pas la Bible, n’entendent-ils pas la voix qui leur parle dans ses pages et ne voient-ils pas l’amour de Dieu dans ses œuvres. Mais si vous êtes un véritable représentant de Jésus, il est possible que, par vous, ils soient amenés à comprendre quelque peu sa bonté, à l’aimer et à le servir.

Les chrétiens sont comme des phares placés sur le chemin du ciel. Ils doivent réfléchir sur le monde la lumière qu’ils reçoivent de Jésus-Christ. Leur vie et leur caractère devraient être tels que d’autres puissent obtenir par eux une juste conception du Sauveur et de son service. – Vers Jésus, pp. 175, 176.

Dieu ne peut pas manifester la connaissance de sa volonté et les miracles de sa grâce parmi les incrédules à moins de disposer de témoins disséminés sur la terre entière. Son dessein est que ceux qui bénéficient de ce grand salut en Jésus-Christ soient ses missionnaires, des faisceaux de lumière à travers le monde, appelés à devenir des signaux pour les populations, des lettres vivantes, connues et lues de tous les hommes, leur foi et leurs œuvres témoignant de la proximité du retour du Sauveur et prouvant qu’ils n’ont pas reçu la grâce de Dieu en vain. Les gens doivent être exhortés à se préparer pour le jugement à venir. – Instructions pour un service chrétien effectif, p. 22.

Le foyer chrétien est une leçon de choses

La mission confiée au foyer chrétien s’étend bien au-delà du cercle familial. Un tel foyer doit être une véritable leçon de choses pour tous ceux qui l’entourent, illustrant l’excellence des vrais principes. L’influence exercée par ce moyen sur les cœurs sera supérieure en puissance aux plus beaux sermons. Quand les jeunes gens et les jeunes filles quittent de tels foyers, ils répandent autour d’eux les enseignements qu’ils y ont reçus. Des principes élevés sont ainsi introduits dans d’autres familles et une influence ennoblissante opère au sein de la société.

Le foyer dont les membres sont des chrétiens courtois et bien élevés exerce une influence bienfaisante et profonde. D’autres familles remarquent les résultats atteints par un tel foyer et veulent suivre son exemple en s’efforçant, elles aussi, de soustraire leur foyer aux influences sataniques. Les anges de Dieu se plaisent à faire de fréquentes visites au foyer qui se laisse gouverner par la volonté divine. Sous la puissante influence de la grâce de Dieu, celui-ci devient une source de rafraîchissement pour les pèlerins fatigués ou épuisés. Une vigilance protectrice empêche le moi de s’affirmer exagérément. Des habitudes correctes s’installent. Les droits d’autrui sont normalement reconnus. La foi qui agit par l’amour et qui purifie l’âme tient le gouvernail et assure la direction de toute la maison. Grâce à l’influence sanctifiante d’un tel foyer, le principe de la vraie fraternité énoncé dans la Parole de Dieu est plus largement admis et suivi. – Le foyer chrétien, p. 31.

Influence d’une famille où règne l’ordre

Ce n’est pas une petite chose pour une famille de devoir représenter Jésus, en respectant la loi de Dieu dans un milieu incroyant. Il nous est demandé d’être des lettres vivantes connues et lues de tous les hommes, ce qui implique pour nous de redoutables responsabilités.

Une famille où règnent l’ordre et la discipline témoigne davantage en faveur de la religion chrétienne que tous les sermons qui peuvent être prononcés. Une telle famille fournit la preuve que les parents ont réussi à se conformer aux directives divines et que leurs enfants sont prêts à servir Dieu dans l’Eglise. De plus, leur influence s’accroît car, à mesure qu’ils transmettent, ils reçoivent pour transmettre davantage encore. Le père et la mère trouvent en leurs enfants des aides, qui apportent à d’autres les enseignements reçus au foyer. Le milieu dans lequel ils vivent en bénéficie puisqu’il s’en trouve enrichi pour le temps et pour l’éternité. Toute la famille est engagée au service du Maître ; par son pieux exemple, ses semblables sont encouragés à être fidèles et loyaux envers Dieu dans les contacts qu’ils entretiennent avec l’admirable troupeau de Dieu.

La plus grande preuve du pouvoir de la religion chrétienne qui puisse être offerte au monde est la présence d’une famille où règnent l’ordre et la discipline. Une telle famille constitue plus que toute autre chose un argument en faveur de la vérité, car elle est un vivant témoin de la puissance effective de cette vérité dans le cœur humain.

Le genre de piété d’une famille se reconnaît aux caractères qui se forment dans son atmosphère. Les actes parlent plus fort que les belles professions de piété.

Notre devoir en ce monde … consiste à savoir quelles vertus nous pouvons recommander à nos enfants et à nos familles pour leur permettre d’avoir une influence sur d’autres familles ; de cette manière, nous exerçons une action éducative bien que nous n’ayons aucune possibilité de parler en chaire. Une famille bien ordonnée et bien disciplinée est plus précieuse devant Dieu que l’or fin, même que l’or d’Ophir. – Le foyer chrétien, p. 32.

Nous avons de remarquables possibilités

Nous ne passons en ce monde qu’une fois et nous n’y séjournons que très peu de temps. Tirons donc le meilleur parti de notre vie. L’œuvre à laquelle nous sommes appelés ne nécessite ni richesse, ni distinction sociale, ni talents spéciaux, mais un esprit de bonté et de sacrifice, et un objectif bien défini. Une chandelle, si petite soit-elle, peut en allumer un grand nombre d’autres. Notre sphère d’influence peut paraître insignifiante, nos talents minimes, les occasions qui se présentent à nous, rares, nos connaissances limitées ; cependant, il nous est possible d’accomplir de grandes choses si nous mettons fidèlement à profit les occasions que procure la vie familiale. Si nous ouvrons nos cœurs et nos foyers aux principes divins, nous deviendrons à notre tour les dispensateurs d’une force vivifiante. De nos foyers émaneront alors des rayons salutaires, portant la vie, la beauté et la fertilité là où règnent la stérilité et la mort.

Les parents craignant Dieu auront une influence qui s’exercera, par l’intermédiaire de leur cercle familial, sur leur voisinage et que l’on peut comparer à l’action du levain caché dans trois mesures de farine.

Une activité fidèle accomplie dans un foyer encourage ceux qui l’entourent à l’imiter. L’esprit de loyauté envers Dieu est comparable au levain ; lorsqu’il se manifeste dans l’église, il agit sur l’entourage et constitue en tout lieu un argument en faveur de la religion chrétienne. L’activité des soldats dévoués au Christ corps et âme aura des répercussions jusque dans l’éternité. Comment se fait-il alors que dans nos églises on constate une telle carence de l’esprit missionnaire ? Cela provient de la négligence dans la piété familiale. – Le foyer chrétien, pp. 32, 33.

Même si une église est composée de membres pauvres, sans instruction, inconnus, si ce sont des membres qui croient et qui prient, leur influence se fera sentir dans le temps et dans l’éternité. S’ils s’en vont animés d’une foi simple, comptant sur les promesses de la Parole de Dieu, ils peuvent faire beaucoup de bien. S’ils font briller leur lumière, le Christ est glorifié en eux, et les intérêts de son royaume sont servis. S’ils se sentent individuellement responsables devant Dieu, ils chercheront des occasions pour travailler et ils resplendiront comme des flambeaux dans le monde. Ils donneront un exemple de sincérité et de zèle fervent, travaillant au salut des âmes en harmonie avec le plan de Dieu. Les pauvres eux-mêmes, les ignorants, s’ils le veulent, peuvent se placer à l’école du Christ qui leur enseignera la vraie sagesse. Une vie débonnaire de confiance enfantine, de vraie piété, de vraie religion, exercera une réelle influence sur d’autres. Des personnes très instruites courent le danger de compter sur leur science livresque plus que sur Dieu. Elles négligent souvent de chercher à connaître les voies de Dieu en luttant avec lui dans la prière secrète, et de s’emparer des promesses divines par la foi. Ceux qui ont reçu l’onction céleste iront de l’avant avec un esprit chrétien, cherchant des occasions d’entrer en conversation avec d’autres personnes pour leur faire connaître Dieu et Jésus-Christ qu’il a envoyé : les connaître c’est la vie éternelle. Ils deviendront des lettres vivantes, révélant aux hommes la Lumière du monde.

Le Christ a donné “à chacun sa tâche”. Marc 13:34. Il s’attend à ce que chacun accomplisse fidèlement son œuvre. Grands et petits, riches et pauvres, tous ont un travail à faire pour le Maître. Chacun est appelé à l’action. Faute d’obéir à la voix du Seigneur, d’accomplir l’œuvre par lui assignée en s’appuyant fermement sur lui, qui nous rend capables, faute de suivre son exemple, les mots “serviteur infidèle et paresseux” seront inscrits à l’encontre de notre nom. Si vous ne communiquez pas la lumière qui vous a été donnée, si vous négligez de faire briller votre lumière, celle-ci s’éteindra et votre âme courra les plus grands dangers. A tous ceux qui connaissent la vérité Dieu dit : “Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.” Matthieu 5:16. Donnez à d’autres la connaissance de la vérité. C’est le plan de Dieu en vue d’éclairer le monde. Si vous ne vous tenez pas à la place assignée, si vous ne faites pas briller votre lumière, vous serez envahis par les ténèbres. Dieu demande à tous les fils et à toutes les filles de la famille céleste de se tenir bien équipés de sorte qu’à n’importe quel moment ils soient prêts pour l’action. Un cœur attendri et rendu compatissant par l’amour de Jésus saura trouver de précieuses perles pour l’écrin du Seigneur Jésus. – Messages choisis, vol. 1, pp. 310, 311.

Nous devons vivre une double vie, une vie de pensée et une vie d’action, une vie de prière silencieuse et une vie de travail intense. Tous ceux qui ont accepté la vérité doivent se faire un devoir d’en faire part à d’autres. Ils doivent être les témoins du Christ aussi bien au bureau que dans l’église. Dieu veut que nous soyons des épîtres vivantes, connues et lues de tous les hommes. L’âme qui se tourne vers Dieu par la prière quotidienne pour recevoir la force dont elle a besoin, aura de nobles aspirations, une claire vision de la vérité et du devoir, des buts élevés dans l’action et une faim et une soif constantes de justice. En demeurant en communion avec Dieu, nous pourrons faire part à d’autres de la lumière, de la paix et de la sérénité qui sont notre partage et placer devant eux l’exemple d’une fidélité à toute épreuve aux intérêts de l’œuvre dans laquelle nous sommes engagés. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 438.

Le monde est contre nous, ses églises sont contre nous, les lois du pays seront bientôt contre nous. La nécessité de se serrer les coudes n’a jamais été, pour les enfants de Dieu, aussi impérieuse qu’aujourd’hui. Le Seigneur nous a confié les vérités particulières à notre époque pour que nous les fassions connaître au monde. Le dernier message de miséricorde est maintenant proclamé. Nous avons affaire à des hommes et à des femmes qui vont comparaître en jugement. Avec quels soins ne devrions-nous pas suivre le Modèle dans chacune de nos actions et de nos paroles, afin que notre exemple en conduise d’autres au Christ ; avec quel soin ne devrions-nous pas parler de la vérité présente afin que d’autres, en contemplant sa beauté et sa simplicité, soient amenés à l’accepter. Si notre caractère témoigne de son pouvoir sanctifiant, nous serons pour autrui une lumière permanente, des épîtres vivantes connues et lues de tous les hommes. …

Il y a une tâche pour chacun de nous dans la vigne du Seigneur. Ne recherchons pas la position qui nous procurera le plus de plaisir ou le gain le plus grand. La vraie religion est exempte d’égoïsme. L’esprit missionnaire est un esprit d’abnégation. Nous devons travailler n’importe où et partout, jusqu’aux limites de nos facultés pour la cause de notre Maître. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 150.

Le Seigneur nous appelle à un labeur patient et persévérant en faveur des milliers d’âmes, dispersées en tous pays, qui meurent dans leurs péchés, semblables à des épaves sur une plage déserte. Ceux qui désirent participer à la gloire du Christ doivent aussi prendre part à son ministère, en venant au secours des faibles, des malheureux, des découragés.

Que les hommes qui se vouent à cette œuvre fassent de la vie du Sauveur leur étude constante. Qu’un zèle intense les anime, et qu’ils emploient toutes leurs facultés au service de Dieu. Leurs efforts sincères et désintéressés seront couronnés de succès. C’est du grand Maître qu’ils recevront la meilleure formation. Mais ceux qui négligent de communiquer à d’autres la lumière reçue s’apercevront un jour qu’ils ont fait une perte irréparable.

Les hommes n’ont pas le droit de penser qu’il peut y avoir des limites à leurs efforts pour sauver les âmes. Le Christ s’est-il jamais fatigué de son travail ? A-t-il jamais reculé devant le sacrifice et les privations ? Les membres d’église doivent montrer la même persévérance inlassable. Il faut qu’ils soient toujours prêts, sur l’ordre du Maître, à se mettre à l’œuvre. Où que nous voyions un travail à faire, accomplissons-le en ayant les regards fixés sur Jésus. Des centaines d’âmes seraient gagnées au Christ, si les membres de nos églises voulaient se conformer à ces instructions. Si chacun d’eux était un vrai missionnaire, l’Evangile serait proclamé en peu de temps à tout pays, à toute nation, et à toute langue. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 358.