AMBASSADEURS DE MISÉRICORDE DANS LE MONDE

ACQUIERS LA VÉRITÉ, ET NE LA VENDS PAS
01/03/2018
ACQUISTA LA VERITÀ E NON VENDERLA
01/03/2018

Compilation d’extraits des écrits d’Ellen G. White

La miséricorde est une qualité que l’homme peut partager avec Dieu, devenant ainsi son collaborateur. Elle est aimable et sensible à la pitié. Cette vertu et l’amour de Dieu purifient l’âme et la vie de l’égoïsme et embellissent le cœur. …

L’amour de Dieu envers les anges est partie intégrante de sa nature divine. L’amour qu’il voue à l’humanité revêt une forme particulière ; il est issu de la miséricorde, car la nature humaine n’a aucun mérite. …

La miséricorde suppose l’imperfection de celui qui en est l’objet. C’est à cause de cela qu’elle a été exercée en faveur de l’homme. Le péché n’est pas l’objet de l’amour de Dieu, mais, au contraire, de sa réprobation. Cependant, Dieu a pitié du pécheur parce que le coupable porte son image et a reçu de lui la capacité de devenir un fils de Dieu, non par ses propres mérites, mais par ceux du Christ, qui nous sont imputés à cause du grand sacrifice accompli par le Sauveur, en notre faveur. …

Dans l’Eglise militante, les enfants des hommes auront toujours besoin d’être délivrés des conséquences  du péché. … Nous dépendons tous les uns des autres. Il est certain qu’un homme supérieur à un autre dans certains domaines lui sera inférieur dans d’autres. Tout être humain est sujet à la tentation. Tous ont besoin de la sympathie et de la coopération de leurs semblables. … Celui qui travaille avec Dieu en manifestant de la miséricorde bénéficiera de la grâce de Dieu, car il est en harmonie avec les attributs divins.

L’amour et la miséricorde de Dieu s’exercent toujours en faveur des pécheurs. Des hommes qui ont eux-mêmes péché contre Dieu refuseront-ils de pardonner et d’accepter un pécheur repentant ? … Dieu  nous a aimés lorsque nous étions encore des pécheurs. Notre devoir n’est-il pas indiqué d’une manière claire et certaine par ces paroles : “Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux” Luc 6 : 31 ? … Seuls ceux qui marchent véritablement avec le Christ peuvent être miséricordieux. – Pour mieux connaître Jésus-Christ, p. 48.

Par nature l’homme a un cœur froid, indifférent, ombrageux. Lorsqu’il manifeste un esprit de pitié ou de pardon, il ne le fait pas de lui-même, mais seulement sous l’influence de l’Esprit de Dieu. “Nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.” 1 Jean 4 : 19.

Dieu est la source de toute miséricorde. Il s’appelle “miséricordieux et compatissant”. Exode 34 : 6. Il ne nous traite pas selon nos péchés ; il ne nous demande pas d’être dignes de son amour, mais il nous comble de ses largesses pour que nous le devenions. Dieu n’est pas vindicatif ; il ne cherche pas à punir, mais à sauver. La sévérité même dont parfois il fait preuve dans ses interventions a pour but le salut du méchant. Il désire ardemment soulager les hommes de leurs maux et répandre son baume sur leurs blessures. Et s’il “ne tient pas le coupable pour innocent” Exode 34 : 7, il désire cependant le délivrer de sa culpabilité.

Les miséricordieux sont “participants de la nature divine” ; l’amour compatissant de Dieu trouve en eux son expression. Tous ceux dont le cœur sympathise avec l’Amour infini chercheront à guérir au lieu de condamner. La présence du Christ dans l’âme est une source qui ne tarira jamais. Là où il demeure, sa bonté sera débordante.

Quand il entend l’appel des égarés, de ceux qui sont tentés et des malheureuses victimes de la misère et du péché, le chrétien ne se demande pas : “Sont-ils dignes ?” mais plutôt : “Comment puis-je leur être utile ?” Dans les hommes les plus dégradés, les plus souillés, il voit des êtres pour le salut desquels Jésus est mort et pour lesquels il a confié à ses disciples le ministère de la réconciliation.

Les miséricordieux sont ceux qui ont compassion des pauvres, des affligés et des opprimés. Job déclare : “Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, et l’orphelin qui manquait d’appui. La bénédiction du malheureux venait sur moi ; je remplissais de joie le cœur de la veuve. Je me revêtais de la justice et je lui servais de vêtement, j’avais ma droiture pour manteau et pour turban. J’étais l’œil de l’aveugle et le pied du boiteux. J’étais le père des misérables, j’examinais la cause de l’inconnu.” Job 29 : 12-16.

Nombreux sont ceux pour lesquels la vie est une lutte douloureuse ; conscients de leurs déficiences, ils sont misérables, aigris et incrédules, et ne voient rien qui puisse motiver leur reconnaissance. Une parole opportune, un regard de sympathie, un témoignage d’estime seraient pour les âmes solitaires en proie à ces luttes amères comme le verre d’eau pour celui qui a soif. Un mot aimable, un acte de bonté allégeraient les fardeaux qui pèsent si lourdement sur ces épaules fatiguées. Car, chaque parole, chaque geste charitable est l’expression de l’amour du Christ pour l’humanité perdue.

Les miséricordieux “obtiendront miséricorde”. “L’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé.” Proverbes 11 : 25. Une douce paix remplit l’esprit compatissant, et une joie bénie accompagne tout acte désintéressé. Le Saint-Esprit qui demeure dans une âme et se manifeste au-dehors attendrira les cœurs les plus endurcis et suscitera la sympathie et la tendresse. Vous moissonnerez ce que vous semez. “Heureux celui qui s’intéresse au pauvre! […] L’Eternel le garde et lui conserve la vie. Il est heureux sur la terre, et tu ne le livres pas au bon plaisir de ses ennemis. L’Eternel le soutient sur son lit de douleur ; tu le soulages dans toutes ses maladies.” Psaume 41 : 1-4. – Heureux ceux qui, pp. 26, 27.

Lorsque vous rencontrez des personnes minées par le souci, opprimées et qui ne savent où trouver du soulagement, employez-vous à leur venir en aide. Il n’est pas dans le plan de Dieu que ses enfants se replient sur eux-mêmes et qu’ils ne s’intéressent pas au bien-être de ceux qui sont moins fortunés qu’eux. Souvenez-vous que le Christ est mort pour eux comme pour vous. La douceur et la bonté vous prépareront la voie pour les secourir, pour gagner leur confiance, pour leur inspirer l’espoir et le courage.

Que les hommes ne permettent pas à leurs affaires matérielles de leur faire oublier leurs sentiments d’humanité. […] Des paroles aimables, des regards bienveillants, une attitude pleine de condescendance ont une incomparable valeur. Un charme réside dans les rapports des hommes vraiment courtois. […] Quelle influence vivifiante et exaltante une telle conduite peut exercer sur les pauvres, sur les découragés, sur les malheureux accablés par la maladie et par la pauvreté ! Refuserons-nous de leur procurer le baume que cette influence assure ?

Tout acte de justice, de miséricorde et de bonté fait retentir une mélodie dans les cieux. De son trône, le Père céleste regarde ceux qui accomplissent ces actes miséricordieux, et il les met au nombre de ses trésors les plus précieux. “Et ils seront siens, dit l’Eternel des armées, en ce jour-là, quand je rassemblerai mes élus.” Tout acte charitable accompli en faveur des pauvres et des malheureux est considéré par l’Eternel comme un acte témoigné à l’égard de Jésus. Lorsque vous secourez les pauvres, que vous sympathisez avec les affligés et les opprimés et que vous protégez les orphelins, vous entrez en relation plus étroite avec le Christ. – Avec Dieu chaque jour, p. 255.

Dans le cinquante-huitième chapitre d’Esaïe, l’œuvre que doit accomplir le peuple de Dieu selon l’exemple laissé par le Christ est clairement établie. Les chrétiens doivent rompre toute espèce de joug, nourrir les affamés et vêtir ceux qui sont nus. […] S’ils appliquent les principes de la loi divine en accomplissant des actes de miséricorde et d’amour, ils représenteront le caractère de Dieu aux yeux du monde et ils recevront les plus riches bénédictions du ciel. – Avec Dieu chaque jour, p. 254.

Qu’au travail, qui consiste à défendre les commandements de Dieu et à réparer la brèche faite dans la loi divine, nous ajoutions la compassion pour l’humanité souffrante. Il faut que nous montrions un amour suprême envers l’Eternel, que nous exaltions son mémorial foulé aux pieds par des profanes ; que nous manifestions en même temps miséricorde, bonté et pitié extrêmes pour la race déchue. “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.” Accomplissons cette tâche en tant que peuple de Dieu. L’amour témoigné à l’humanité souffrante donne une signification et une puissance à la vérité.

L’évangélisation du monde est la tâche que Dieu confie à ceux qui parlent en son nom. Ils seront les collaborateurs du Christ, ils révéleront son amour tendre et compatissant à ceux qui sont prêts à périr. Dieu appelle des milliers de chrétiens à travailler pour lui ; non pour prêcher à ceux qui connaissent la vérité, en se replaçant sans cesse sur le même terrain, mais pour avertir ceux qui n’ont jamais entendu le dernier message de miséricorde. Travaillez le cœur rempli du désir ardent de sauver les âmes. Accomplissez un travail missionnaire médical. Vous pénétrerez ainsi dans les cœurs. Le chemin sera préparé pour proclamer la vérité d’une façon plus catégorique. Vous découvrirez qu’en soulageant les souffrances physiques des malheureux, vous avez l’occasion de subvenir à leurs besoins spirituels.

L’Eternel couronnera cette œuvre de succès ; car l’Evangile, lorsqu’il pénètre la vie courante, lorsqu’il est vécu et mis en pratique, est la puissance salvatrice de Dieu. L’union du travail chrétien pour la guérison du corps et du travail chrétien pour le salut de l’âme est la véritable interprétation de l’Evangile. – Avec Dieu chaque jour, p. 237.

Quiconque a consacré sa vie à Dieu pour le salut de ses semblables est intimement uni à celui qui dispose de toutes les richesses de l’univers. Sa vie est liée à celle de Dieu par d’immuables promesses. Le Seigneur ne lui manquera pas à l’heure de la souffrance et de la détresse. “Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.” Philippiens 4 : 19. Aussi, lors de la lutte finale, les miséricordieux trouveront-ils un refuge dans la miséricorde du Sauveur compatissant et seront-ils reçus dans les demeures éternelles. – Heureux ceux qui, p. 27.

Dieu nous accorde sa bénédiction pour que nous puissions en faire part à d’autres. Lorsque nous lui demandons notre pain quotidien, il regarde si nos cœurs sont disposés à en faire part à ceux qui sont plus nécessiteux que nous. Quand nous prions : “Aie pitié de moi qui suis un pécheur”, il nous observe pour voir si nous manifestons de la compassion envers ceux qui nous entourent. La preuve que nous sommes en communion avec lui se trouve dans le fait que nous sommes miséricordieux comme notre Père qui est dans les cieux est miséricordieux. – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 608.

Que la tendresse et la miséricorde, dont Jésus a fait preuve dans sa vie tout empreinte de noblesse, soient pour nous un exemple de la manière dont nous devons traiter nos semblables.

Beaucoup ont faibli et se sont découragés dans le dur combat de l’existence alors qu’une seule parole de bonté et d’encouragement leur aurait permis de vaincre. […] Nous ne pouvons mesurer l’étendue que peuvent avoir nos bonnes paroles et nos efforts chrétiens pour alléger quelque fardeau. Celui qui s’égare ne pourra être ramené dans le bon chemin que par un esprit d’humilité, de douceur et de tendre amour.

Dans tous vos rapports avec vos semblables, n’oubliez jamais que vous avez affaire à des créatures appartenant à Dieu. Soyez bons, soyez compatissants, soyez courtois à leur égard. Respectez ce que Dieu a acquis par rachat. Traitez-vous les uns les autres avec affection et avec politesse. …

La grâce de Dieu conduit les hommes à se mettre, en toutes circonstances, à la place de ceux avec qui ils ont affaire. Elle les conduit à ne pas considérer seulement leurs propres intérêts mais aussi ceux des autres. Elle les conduit à faire toujours preuve d’affection, de sympathie et de bonté. Entretenir un esprit de justice, vivre une vie sainte – voilà ce que signifie : être semblable au Christ. […]

Que votre vie soit dirigée par les grands et généreux principes de la Bible, les principes de la bonne volonté, de la bienveillance et de la courtoisie. – Avec Dieu chaque jour, p. 248.

Le ministère du Christ en faveur de l’homme n’est pas encore terminé. Il se poursuit encore de nos jours. Ses ambassadeurs doivent prêcher l’Evangile pour annoncer son amour plein de compassion pour les perdus et les âmes qui se meurent. En témoignant un amour désintéressé à ceux qui ont besoin d’assistance, ils feront la démonstration pratique de la vérité évangélique. Cette œuvre est plus que des sermons. L’évangélisation du monde est le mandat confié par Dieu à ses serviteurs qui travaillent en son nom ; ils doivent collaborer avec Christ pour révéler à ceux qui sont sur le point de périr son amour tendre et compatissant. Dieu invite des milliers à travailler pour lui, non pour prêcher à ceux qui connaissent la vérité pour les temps présents, mais pour avertir ceux qui n’ont jamais entendu le dernier message de miséricorde. Travaillez, soyez animés d’une passion sincère pour les âmes. Faites l’œuvre missionnaire médicale. Vous aurez, ainsi, accès aux cœurs des gens, et le chemin sera incontestablement frayé à la proclamation de la vérité. – Conseils à l’Eglise, p. 249.